Triumph ajoute une petite Bonneville T40 à sa famille 400

Publié le 6 octobre 2026 par Jérôme Ducret.

Photos: DR.

Classic

Triumph ajoute une petite Bonneville T40 à sa famille 400

Après la Speed 400, les Scrambler 400 et la Tracker 400, la marque britannique propose une vraie Classic, qui reprend les codes stylistiques des grandes Bonneville T100 et T120 avec un « petit » moteur.

Les nouvelles Bonneville T40 et Bonneville T40 Black ajoutent une double corde à la famille des Triumph 400, celui du style rétro, faisant référence aux années 1960′, avec un technologie contemporaine.

Cette famille part d’une plateforme commune, qui est le moteur monocylindre refroidi par liquide de 398 centimètres cubes déjà adopté par la Speed 400, le Scrambler 400 X et sa variante 400 XC, la Tracker 400 et la Thruxton 400 (cette dernière n’étant pas proposée en Suisse).

Les parties-cycles sont en partie communes, mais les styles diffèrent fortement, et il y a des variations dans les spécifications du moteur, la Thruxton et la Tracker ayant droit à une version un peu plus puissante du petit monocylindre TR (lire notre article) mis au point en partenariat avec le géant indien Bajaj.

Bonneville T40
La Bonneville T40 dans l’une de ses finitions de couleur.

C’est aussi le cas sur ces Bonneville T40 et T40 Black, dans lesquelles le mono délivre non pas 40, mais un maximum de 32 chevaux, atteints à 7000 tr/min, et un couple de pointe de 36 Nm à 5000 tr/min (au lieu de 37,5 Nm à 7500 tr/min chez la Speed Twin).

Triumph explique dans son communiqué que ce moteur a été conçu ici, sur les petites Bonneville, pour donner un couple bien présent dans les bas et mi-régimes, plus en tout cas que sur les Speed, Scrambler et Tracker.

Bonneville T40

En cela, on est dans le même concept que les « grandes » Bonneville, où c’est l’accélération facile sur la route dès les bas régimes qui prime largement sur la performance sportive en haut du compte-tours.  A plus petite échelle, il va sans dire.

Plusieurs modes de pilotage électroniques préconfigurés sont à disposition, à savoir « Rain » (pluie), « Road » (route), « Eco » (ça se comprend tout seul), et encore deux modes personnalisables.

L’ABS, obligatoire de par la loi en Europe et en Suisse, est présent, mais ce qui est nouveau c’est qu’il est sensible à l’angle sur ces deux nouveaux modèles, une caractéristique plutôt rare dans ce genre de cylindrée. Et on a même un contrôle de traction, lui aussi sensible à l’angle.

Des réglages prédéfinis de ces deux assistances accompagnent les modes de pilotage non configurables, et avec des réponses différentes à la commande des gaz. Et donc on peut calibrer dans une certaine mesure assistances au pilotage et réponse des gaz de façons indépendantes dans les deux modes « customisables ».

Bonneville T40
La versionen « Aegean Blue » et « Fusion White ».

Le freinage avant est confié à un étrier à deux pistons, mordant un seul disque, et la pression est transmise, à l’avant comme à l’arrière, via des conduites tressées.

Triumph affirme avoir travaillé pour livrer une sonorité distincte sur ces deux nouveaux modèles, qui se différencient uniquement par des détails esthétiques. Au passage, on apprend aussi que le régime de ralenti se situe plus bas que sur les autres membres de la plateforme 400.

En parlant d’esthétique, on retrouve sur la Bonneville T40 et sa variante Black le très classique réservoir d’essence en forme de goutte d’eau, avec le logo Triumph en relief sur les côtés, ainsi que les deux amortisseurs jumeaux à l’arrière, les sorties de pot d’échappement en forme de petit tuyau (« peashooter » en anglais), et les roues à rayons. La roue avant a un diamètre de 18 pouces, comme sur les motos des Sixties!

Bonneville T40
La version en « meriden Blue » et « Tangerine Orange ».

On est clairement dans l’évocation des motos anglaises d’une certain époque. Et les peintures soignées font écho à cela. On a le choix entre « Aegean Blue » (bleu) combiné avec « Fusion White » (blanc), ou « Meriden Blue » (un autre bleu, plus clair) avec « Tangerine Orange » (orange), ou encore « New England White » avec « Jet Black » (deux noirs différents).

Bonneville T40
Et ici la Bonneville T40 Black. Y compris la ligne d’échappement complète.

La Bonneville T40 Blackest proposée en « Matt Pewter Grey » (gris foncé) et « Matt Phantom Black » (noir), et ajoute des jantes noires contrastant avec les rayons argentés, plus une ligne d’échappement noire et d’autres détails en noir également, obtenus par traitement de finition.

Bonneville T40 TFT
L’un des deux thèmes graphiques sélectionnables sur l’écran TFT.

Ces nouvelles petites Bonneville amènent une autre nouveauté dans la famille, qui est un écran en couleur de technique TFT. Il mesure 4 pouces de diagonale et est inséré dans un cockpit tout rond, un clin d’oeil aux tableaux de bord ronds des Sixties. On peut même sélectionner une présentation graphique ronde elle aussi, avec une aiguille qui n’est en fait que digitale. Parmi les indications fournies, une jauge d’essence et le rapport de vitesses engagé.

Une autre première pour la famille des 400 est ici la présence de série d’un module de connectivité avec les smartphones, qui permet d’avoir les fonctions désormais classiques de notification sur l’écran de la moto, et même, via une nouvelle app Triumph de navigation, un guidage d’itinéraire par GPS avec affichage d’une vraie carte.

Triumph a doté ces deux nouveaux modèles d’une prise de recharge USB-C, sans que l’on sache où elle est localisée.

Les Bonneville T40 sont encore livrées avec un régulateur de vitesse, dont on suppose (Triumph ne le précise pas mais c’est une supposition raisonnable au vu du design des commandes au guidon) qu’il n’est pas ajustable une fois que l’on a choisi une vitesse.

Bonneville T40

Les suspensions ne sont pas réglables, et l’avant est composé d’une fourche télescopique classique (pas inversée).

La position de conduite est droite et relaxée, on est sur des Bonneville. La selle se trouve à 790 mm du sol. Il est possible d’abaisser cette hauteur de 10 mm par le biais d’un accessoire (une autre selle).

Triumph déclare un poids en ordre de marche de 191 kilos et livre ces motos avec une béquille centrale en plus de la béquille latérale.

Ces nouvelles Bonneville T40 et T40 Black seront disponibles en Suisse dès le printemps 2027, à un prix pas encore connu.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le site suisse de Triumph, ou contacter nos partenaires de notre Annuaire des professionnels: Triumph Lausanne (Moto Evasion) à Crissier (VD), Arsenal Garage-Triumph Neuchâtel à Bevaix (NE) et Swiss Kustom Faktory-Triumph Valais à Granges (VS).

Source: comm. Triumph Motorcycles

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *