Voyage – Immersion au cœur de l’Atlas marocain [Partie 3]
Découverte

Voyage – Immersion au cœur de l’Atlas marocain [Partie 3]

Après une traversée de la Méditerranée qui m’aura pris quarante-huit heures, et seulement trois jours passés au Maroc, je n’ai qu’une envie: en découvrir plus. Mais passer par l’effervescente et multicolore Marrakech ne m’enthousiasme guère. Je préfère nettement découvrir un Maroc authentique plutôt qu’une ville touristique. Mais ne dit-on pas que la destination importe peu, et que seule la route compte? J’en aurai bientôt la confirmation en passant par le col du Tichka. Et puis, juste après, il y aura Essaouira. Et là, croyez-moi… on ne sera pas loin du paradis.


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Jour 4: de Ouarzazate à Marrakech

Samedi 17 septembre, 7h du matin. Je contemple le lever de soleil depuis le toit de l’hôtel. Le ciel est toujours dénué du moindre nuage et il fait déjà une vingtaine de degrés. La journée s’annonce plutôt courte, avec «seulement» 210 kilomètres au programme. Mais je vais l’apprendre à mes dépens, peu de kilomètres ne veut pas forcément dire temps de trajet écourté. Des multiples arrêts photo émailleront ma journée, la faute à des paysages totalement hors du temps.

Atlas

Mais avant de quitter Ouarzazate, il faut déjà… quitter l’hôtel! Vous vous souvenez de cette cour intérieure en gros graviers, dont je vous parlais dans l’épisode précédent? Eh bien il se trouve qu’un pilote un peu fatigué s’y est garé en marche avant la veille. Sympa avec une BMW K1600GT de 343 kilos… sans compter son chargement. Heureusement, la marche arrière est de série et m’est d’un précieux secours.

«Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise situation…»

Après seulement 20 minutes de route, Pierre Friderici – mon guide d’Atlas Moto Tour sur ce voyage – bifurque sur un petit chemin sablonneux qui mène le groupe aux Studios Atlas, soit la cité du cinéma de Ouarzazate. Un lieu qui a notamment abrité les tournages de «Gladiator», «Game of Throne», ou encore le cultissime «Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre».

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L’arrêt sera malheureusement de courte durée, car aucune visite n’est prévue dans le cadre de ce voyage. Je vous laisse imaginer la frustration pour le fan de cinéma que je suis. Ne pas pouvoir faire tout ce qu’on veut est le principe même des voyages organisés, mais ma déception est palpable. Tant pis… il faudra que je revienne!

Je reprends la route, dans des paysages passant de l’ocre au rouge. Des couleurs chaleureuses qui rythmeront ma matinée, en alternance avec nombre de palmeraies et de magasins de poterie installés en bord de route. L’heure de la première pause (et de son thé à la menthe) sonne à Aït Ben Haddou, une cité datant du XVIIe siècle dont le Ksar (soit la partie fortifiée) est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1987.

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Aït Ben Haddou est un exemple typique de l’architecture marocaine traditionnelle.

Là aussi, de nombreuses scènes de films ou de séries ont été tournées, à commencer par l’emblématique «Lawrence d’Arabie».

Le début de la fin

Au moment de repartir, Pierre m’annonce que j’ai quartier libre jusqu’à midi : «Tu suis la route, tu ne peux pas te tromper. Et quand tu arrives à Telouet, tu regardes où je suis parqué. C’est là-bas qu’on mangera. Comme ça, tu peux t’arrêter autant que tu veux pour prendre des photos.» Tout ce qu’il ne faut pas dire à un photographe! S’il savait…

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La route P1506 qui relie Aït Ben Haddou à Telouet est le paradis du motard. Un revêtement en assez bon état pour le Maroc, des virages à profusion et des paysages sortis d’un autre monde. Très vite, je me retrouve entouré de collines faites de terre rougeoyante et de gros blocs de rochers.

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Je saute de virages en villages et mon environnement extérieur prend des airs d’Arizona. La route serpente en bordure d’un large canyon qui n’a rien a envier à ses homologues étasuniens. Je multiplie les arrêts photos, sans penser une seconde que la sortie du prochain virage peut m’en remettre plein la vue. A chaque fois un peu plus.

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Après une rapide succession de virages en lacets et une ascension de quelques centaines de mètres, j’arrive sur un haut plateau rocailleux.

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Un panneau manuscrit, posé contre une pierre, porte simplement la mention «Bout du monde – Paradis». Et pointe en direction d’un semblant de piste menant à une antenne de télécommunications. Ce n’est bien sûr pas très raisonnable d’aller sur ce type de terrain avec ma «K16»… mais je ne suis pas quelqu’un de très raisonnable.

Des rencontres étonnantes

Quelques centaines de mètres et de kilos de poussière plus tard, je bloque ma roue face à un panorama majestueux. Sortie de nulle part, une dame d’un certain âge s’approche et dépose sur le sol caillouteux des colliers artisanaux, ainsi que des boîtes colorées.

Toute discussion est impossible mais avec des gestes et des sourires, chaque être humain est capable de comprendre l’autre. Étrange rencontre que celle d’une marchande de bibelots sur un plateau désertique. Je lui demande si je peux la photographier, moyennant quelques dirhams. Elle accepte, en détournant toutefois la tête par pudeur. Prendre en photo les habitants locaux (et encore plus les femmes) n’est pas bien vu au Maroc.

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Après un intense échange de regards, je m’apprête à remonter sur ma moto quand je vois arriver en face de moi… un motard, sur ce qui ressemble à une vieille 125. C’est dingue comme ce haut plateau est fréquenté.

Je fais donc la connaissance de Pierre, un jeune français de 25 ans qui habite à l’année à Marrakech. Il m’explique sur un ton enjoué qu’il a profité de ses vacances pour aller chercher sa vieille Yamaha RSDX chez ses parents, à Rennes… pour ensuite la ramener tranquillement chez lui, à Marrakech.

Deux semaines de bonheur en solitaire, à la découverte de sa terre d’adoption sur une machine chargée en souvenirs. Fantastique moyen de s’approprier une culture en prenant le temps de s’immerger en son cœur.

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Après ces deux rencontres improbables, il faut que je rejoigne au plus vite mes compagnons de route. Je limite les arrêts photo au minimum vital (tout de même!) mais j’aurai mis plus de deux heures pour parcourir les 50 kilomètres séparant Telouet d’Aït Ben Haddou. Belle moyenne!

Si vous passez dans le coin, évitez absolument la route P1506, sous peine d’y perdre – comme moi – toute notion de temporalité.

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J’arrive pile à l’heure pour le dîner. Pierre a réservé une table sur la terrasse de l’Auberge de Telouet, chez son ami Ahmed. Une délicieuse salade marocaine (tomates, poivrons, oignons et huile d’olive) m’attends, avant de passer aux traditionnelles boulettes de kefta servies en sauce. Il fait chaud, le soleil tape et le petit courant d’air créé par la toile tendue sur la terrasse de l’auberge est des plus agréables.

Une route mythique

La seconde partie de ce 4ème jour me mène sur des routes toujours aussi viroleuses (non, ce mot n’existe pas, mais il témoigne au plus juste du caractère joueur des virages rencontrés).

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L’itinéraire, au bitume impeccable, virevolte entre des collines parsemées d’arbustes. Et prend de l’altitude. Jusqu’à 2260 mètres.

Le Tizi’n’Tichka est un col mythique, de ceux qu’il faut faire au moins une fois dans sa vie. Au sommet, la température est acceptable. 25°, avec une petite brise, c’est presque frais pour la saison.

Tichka
L’un des cols les plus mythiques du Maroc.

L’arrêt sous le panneau du col est rapide. Juste le temps d’une photo, et je remonte déjà en selle. Le café sera pour plus tard. Il y a ici beaucoup de petits commerces et de vendeurs ambulants, et tous veulent nous vendre à prix d’or géodes et autres fossiles préhistoriques dont regorge la région.

La descente du Tichka est aussi jouissive que la montée, avec une succession de lacets dont la perfection de la courbure incite à mettre du gaz – et de l’angle. Il convient juste de se méfier de la voie «centrale», qui sert à dépasser les véhicules lents, indépendamment du sens emprunté.

Tichka

Sur la fin du col, j’ai l’occasion de tester le freinage incisif de la K1600GT. Au détour d’un virage, un panneau «travaux» négligemment posé en bord de route me prévient de… l’absence imminente de route! C’est reparti pour une dizaine de kilomètres à rythme réduit, à slalomer dans la poussière.

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L’état du réseau routier au Maroc est généralement excellent, mais les zones de travaux sont nombreuses. Le prix à payer pour des routes entretenues et globalement de bonne qualité.

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Marrakech, enfin!

Peu de kilomètres aujourd’hui, mais une étape riche en émotions. Reste à gérer l’arrivée sur la «Ville Rouge», une approche déjà vécue lors du test des nouvelles Tiger 900 en 2020, et qui ne m’avait pas laissé un souvenir impérissable.

Mais j’ai de la chance, l’hôtel sélectionné par Pierre est en périphérie de la ville et la circulation, que l’on pourrait qualifier de «chargée», n’est finalement pas si différente de celle qu’on pourrait retrouver à Paris, Lisbonne ou Milan.

Pas de plouf pour moi ce soir, malgré une température de 34° et une piscine gargantuesque. Nous sommes à Marrakech et, dès les motos parquées, un transfert est organisé en direction de la médina, pour s’imprégner au mieux de la culture locale.

Après un parcours chaotique, chargés à 6 dans un Dacia Lodgy, j’arrive au célèbre souk de Marrakech. Une place immense, remplie de stands et bordélique à souhait, où se croisent dresseurs de serpents, de singes et de faucons. Attention à ne pas les prendre en photo (ou à ne pas se faire voir), sous peine de se voir réclamer un paiement pour la «prestation». Je n’ai d’ailleurs pas pris avec moi mon énorme reflex, sur les conseils avisés de Pierre.

Peu de photos de Marrakech pour moi, mais sa médina restera gravée dans mon esprit.

J’en profite donc pour m’immerger totalement dans le dédale de minuscules ruelles qui ceinturent la place Jemaa El Fna, entre échoppes de souvenirs, marchands d’épices et scooters klaxonnants se frayant tant bien que mal un passage dans la foule compacte.

On trouve de tout ici, et le marchandage est de rigueur. Chaque vendeur partira d’un prix exagérément élevé, pour aboutir à un prix généralement correct… pour notre porte-monnaie helvétique, en tout cas. Une djellaba convoitée par un de mes compagnons de route passera ainsi de 1800 dirhams (env. 160 euros) à 400 dirhams (env. 35 euros), en une poignée de minutes. Un jeu de négociation perpétuelle dont je ne suis pas fan – et de loin – mais qui est la norme au Maroc.

Le retour à l’hôtel se fera après un bon repas dans un restaurant… italien. Dommage pour l’exotisme. Mais il sera au rendez-vous avec le taxi du retour: une Dacia Sandero qui affiche fièrement 537000 kilomètres au compteur. Un autre monde!

Jour 5 – Rejoindre Essaouira

Dimanche 18 septembre. Après une nuit dans un palace aux standards européens, j’embarque sur mon paquebot bavarois pour l’étape la plus courte (et la moins intéressante) de ce périple marocain, qui me mènera de Marrakech à Essaouira. Une croisière monotone de 191 kilomètres sur une route désespérément droite et tout juste ponctuée d’arbres à touristes… euh, à chèvres, pardon.

Il faut dire que c’est une curiosité locale. En bord de route trônent d’immenses arganiers. Et sur ces arbres souvent centenaires se trouvent parfois des chèvres. En troupeau. Et en hauteur. Il semble qu’elles aiment les fruits amers que les arganiers produisent, et soient prêtes à tout pour les déguster. Quitte à devoir faire un peu d’escalade.

Que les chèvres montent sur les arganiers est un fait avéré. Mais ce ne sera pas ici que vous les verrez. Les chèvres présentes le long de la route qui même de Marrakech à Essaouira – regroupées comme par hasard sur un unique secteur – sont placées par des locaux qui espèrent vous soutirer quelques dirhams en vous vendant des sachets de friandises à leur donner. Quand ils n’essaient pas de vous faire payer pour les photos que vous aurez prises. Ne tombez donc pas dans le piège et soyez attentifs: vous trouverez certaines de ces chèvres plus au sud, mais sans personne pour vous alpaguer. Car il y a moins de passage que sur cette route très fréquentée.

On voit l’océan

Quelques kilomètres avant l’arrivée à Essaouira, notre groupe s’arrête sur une aire de service offrant un magnifique panorama sur la ville portuaire qui domine l’océan.

L’occasion, encore une fois, de se voir proposer – en plus de traditionnels foulards – des tours en chameau. Avec comme principal argumentaire un éloquent «Regarde mon ami, il est joli comme toi!» Ce sera mon fou-rire de la journée.

Essaouira est une ville que je ne connais pas. J’y ai pourtant dormi en 2020 (enfin, dans un hôtel de luxe situé à ses portes), mais je n’avais pas eu l’occasion de m’y aventurer. Une chose que je me réjouis de corriger. Et je vais avoir du temps pour cela. Essaouira est en effet le lieu privilégié que Pierre à choisi pour la journée de repos, qui marque la moitié de notre voyage.

L’hôtel sélectionné est idéal, de part sa position et sa praticité. L’Hôtel des îles est situé à 50 mètres à pied du centre-ville, et dispose de petits bungalows façon motels étasuniens, devant lesquels nous pouvons stationner directement nos motos. Ce n’est pas le grand luxe, il n’y a pas de climatisation et les chambres sont d’une sobriété déroutante, mais cela conviendra parfaitement pour se reposer et rayonner dans la ville durant 48 heures.

Un hôtel pratique, à deux pas du centre d’Essaouira et avec la moto stationnée devant la porte de la chambre.

L’hôtel offre également un service de blanchisserie, ce qui va me permettre de faire laver mes habits. Je n’avais en effet pris des vêtements que pour huit jours, afin de voyager plus léger. Un petit luxe, car j’aurais pu, comme certains de mes équipiers, faire ma lessive chaque soir.

Essaouira la belle

Le soleil tape fort, mais la température est supportable. L’océan Atlantique apporte une fraîcheur iodée bienvenue et on se sent vraiment en vacances. La ville d’Essaouira est colorée et vivante, sans avoir le côté oppressant et effervescent de Marrakech. Pas de doute, il faut bon vivre ici.

Je traverse la médina et longe les remparts de la ville fortifiée au soleil couchant. Avec certains de mes compatriotes, je m’attable à l’une des terrasse qui surplombe la cité et déguste une bonne «Casablanca» (la bière locale par excellence) en regardant les bateaux de pêche rentrer au port sous une lumière rougeoyante. Je vous avais prévenu: on est pas loin du paradis.

Jour 6 : vivre à la marocaine

Lundi 19 septembre. 9h du matin. Ou 10h. Je ne sais plus. Aujourd’hui, c’est repos. Un petit programme m’attend tout de même, avec un repas du côté de Sidi Kaouki, un village côtier situé à une vingtaine de kilomètres d’Essaouira. Et l’après-midi? Digestion, sieste et farniente me feront le plus grand bien, après une semaine et près de 2000 kilomètres passés sous des températures oscillant entre 25 et 39 degrés.

Je profite de la ville toute proche pour aller prendre mon café et mon verre de jus d’orange pressé en bonne compagnie, avec les chats de la cité. Depuis mon arrivée au Maroc, chaque arrêt, qu’il soit court ou long, voit arriver son chat errant local. Souvent en mauvais état. Mais toujours demandeur de câlins. C’est pour moi un véritable crève-cœur de voir ces chats – souvent des chatons – abandonnés, sans rien pouvoir faire pour eux.

Comment ne pas craquer?

Il existe heureusement des âmes charitables, qui leur donnent à manger les poissons invendus en fin de journée. Le genre de scène qui réchauffe tant l’âme que le cœur.

Du safran local

Pierre, qui m’a rejoint pour le café, me demande si je souhaite acheter du safran. Il m’emmène chez un petit marchand local dont il faut connaître l’existence. Car en fait d’échoppe, c’est une simple porte entr’ouverte qu’il faut trouver, derrière laquelle se cache un comptoir de fortune et des étagères remplies de sacs d’épices.

Une bonne officine, au Maroc, se jauge par le nombre de locaux faisant la queue pour y faire emplette. Et malgré l’heure matinale, il y a déjà une dizaine de personnes qui font le pied de grue. Les épices sont de qualité et les prix dérisoires: je prends 5 grammes de safran, que je paie 150 dirhams. Soit l’équivalent de 3 francs suisses le gramme. Un prix 10 à 15 fois moins élevé qu’en Europe.

Ne me demandez par contre pas où se trouve cette échoppe, car je serais incapable de la retrouver. Je peux juste vous dire qu’elle est bien cachée, derrière l’une des nombreuses portes bleues d’Essaouira.

Un repas au paradis

Vers 11 heures, je prends la route en direction du sud. Sidi Kaouki est un petit paradis pour les surfeurs. Plage de sable, palmiers et grosses vagues me rappellent la côte ouest des États-Unis… avec les dromadaires en plus.

Dépaysement garanti à Sidi Kaouki. Mais ce n’est pas ici que nous mangerons.

Le petit village situé en bord d’océan me transporte directement en Grèce. Petits bâtiments, murs blancs, volets bleus… il y a comme un air de Cyclades, à n’en point douter. Le restaurant qui m’accueille ce midi est l’un de ces joyaux jalousement gardés secrets par Pierre. Une de ces terrasses avec coin canapé, sur lequel je m’assoupirais volontiers, bercé par le bruit des vagues et le visage caressé par la brise. On y sert un loup de mer simplement grillé, accompagné de couscous et d’un tajine de légumes qui fleure bon les épices. Tout simplement à tomber.

Pause shooting

Après un délicieux repas dans ce havre de paix, je me mets en quête d’un lieu pour le shooting de la moto. Je suis au bord de l’océan et le cadre me semble parfait pour prendre quelques photos de la BMW K1600GT qui m’accompagne depuis le départ. Le cadre a beau être idyllique, je n’oublie pas que je suis au travail et que je vais devoir fournir un essai complet de la moto sur 5000 kilomètres à mon retour. Essai qu’il faudra bien illustrer par des images prises sur place.

Avec deux de mes compagnons de route, je pars à la recherche d’un spot permettant de me rapprocher (un peu) de l’océan. Je trouve rapidement un chemin sablonneux et m’y risque – non sans quelques hésitations – avec ma «K16» de quelques 350 kilos. Pas de soucis, tout se passera bien et les images seront assurées.

Le cadre est « pas mal », me semble-t-il…

C’est en revanche le retour sur la route qui sera problématique. L’angle de la piste empruntée est plus important qu’estimé, et ses ornières sablonneuses ne semblent pas franchement coopérantes. Je peux heureusement compter sur l’aide de mes deux comparses pour hisser la moto jusqu’à la route – sans eux, je n’y serai certainement pas arrivé. Merci!

Une douce soirée

Cette journée s’achève par un peu de shopping, afin de ramener à mes fils quelques souvenirs locaux. Il est important, lorsqu’on veut faire des achats au Maroc, de ne pas se presser. Prendre le temps de demander les prix et de marchander, dans différentes boutiques, vous permettra de connaître le prix minimum (et donc réel) de chaque objet, sans vous sentir floué.

De manière générale, Essaouira est une cité qui m’est apparue bienveillante, dans laquelle les commerçants ne vous agressent pas en essayant de vous refourguer leur marchandise à tout prix. J’ai vraiment apprécié la sérénité qui se dégage de cette ville portuaire au charme fou.

La soirée se poursuit sur le toit-terrasse du bar Le Taros, avec – là encore – une vue imprenable sur un coucher de soleil majestueux, comme seul l’océan sait nous en donner. De ces instants magiques à jamais gravés dans ma mémoire.

…à suivre…

L’étape du lendemain doit me mener jusqu’à Tiznit, via la sablonneuse Agadir. Une étape qui marque le début de ma deuxième semaine de voyage avec Atlas Moto Tour, et qui me réserve… encore bien des surprises…


Galerie photo:


Plus d’informations à propos de ce voyage sur atlasmototour.ch ou auprès de Michael Dekeuwer au 076/312.14.32.

Photos: Mathias Deshusses

Article mis à jour le 11 janvier 2023 à 14:49

Auteur

Mathias Deshusses

Mathias Deshusses

Photographe et journaliste RP. Roule sur une Triumph Rocket 3 et une KTM 390 Adventure. Aime par conséquent les machines à grosses sensations, mais aussi s’aventurer hors des sentiers battus. Est autant à l’aise avec un guidon qu’avec un appareil photo entre les mains.

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