Voici la nouvelle Triumph Rocket 3 TFC, un monstre de couple
Nouveauté 2019

Voici la nouvelle Triumph Rocket 3 TFC, un monstre de couple

Le constructeur anglais dévoile les détails de la nouvelle version de la Rocket, celle qui fut la moto possédant le plus gros moteur de série et qui a disparu de la gamme depuis quelques années. La nouvelle Rocket 3 déclare plus de 170 chevaux, 2500 cm3 et un incroyable 221 Nm de couple. Elle sera d’abord produite dans une version TFC, en série limitée et exclusive.

La Triumph Rocket occupe depuis son apparition en 2004 une place à part dans la gamme de la marque anglaise. Avec son tricylindre gargantuesque (2300 cm3), cette moto était tout simplement la moto produite en série équipée du plus gros moteur au monde. La production a cessé en 2016, notamment en raison de l’apparition de nouvelles normes européennes antipollution. Mais Triumph a annoncé il y a quelques mois qu’une nouvelle Rocket 3 de 2500 cm3 reprendrait le flambeau en 2019, sous la forme d’un modèle TFC.

Ces trois lettres signifiant Triumph Factory Custom indiquent une série limitée (750 unités produites, toutes numérotées) faite de composants luxueux et exclusifs. Et voici que la marque anglaise a dévoilé un peu plus de détails techniques à propos de cette nouvelle machine.

On apprend entre autres que le moteur de cette moto, toujours un tricylindre transverse, délivrera des valeurs de couple encore jamais atteintes sur une machine produite en série. Le dossier parle d’un maximum de « plus de » 221 Nm (la Rocket du début des années 2000′ en était déjà à 202 Nm)! C’est près du double d’une Ducati Panigale, juste pour donner une idée. Et la cylindrée, on l’a dit, a grossi, pour atteindre 2500 cm3. C’est là aussi le plus gros moteur de moto produit en série.

Triumph Rocket
Le moteur tricylindre est tout simplement le plus gros produit en série pour une moto.

La puissance, elle, fait un bond pour atteindre une valeur qui force le respect: « plus de » 170 chevaux.

On n’a pas le poids à sec, pas encore. On l’imagine conséquent. Mais Triumph précise que la nouvelle pèse plus de 40 kilos de moins (si l’on peut dire) que l’ancienne. On serait donc en-dessous de la barre des 300 kg.

Le freinage devrait être à la hauteur, avec des étriers radiaux monobloc Brembo Stylema (le top de gamme) à l’avant.

Triumph Rocket
Notez les étriers Brembo Stylema.

Même chose pour les suspensions, qui seront semble-t-il entièrement ajustables. Et quant à la géométrie de la machine, les données fournies par Triumph font état d’un angle de chasse assez ouvert (27,9 degrés) et d’une traînée plutôt longue (134,9 mm). On n’a pas (encore?) l’empattement. Mais on sait que le cadre est en aluminium, que la transmission est confiée à un cardan, comme sur la première Rocket et comme sur l’actuelle Triumph Tiger 1200, et que la roue arrière chausse un très gros pneu de 240 tenu en place par un monobras oscillant.

De profil, à part le fait que les sorties d’échappement sont au nombre de trois et sont très belles (je sais, c’est subjectif), on se surprend à reconnaître un peu les lignes d’une moto concurrente de marque italienne. On n’en dira pas plus.

La nouvelle fusée de Hinckley arrivera avec plusieurs aides électroniques qui devraient permettre de mieux contrôler ce monstre: quatre modes de pilotage, dont un personnalisable, et un contrôle de traction sensible à l’angle d’inclinaison de la moto et qui adapte son degré d’intervention au mode choisi. Sans oublier un ABS dit de virage, qui laisse la moto conserver sa trajectoire lors de freinages appuyés sur l’angle.

Un quickshifter bidirectionnel sera là pour réussir à passer le plus vite possible les rapports de vitesses, en montant ou en descendant. Et un Hill Hold Control maintiendra le frein appuyé lors de démarrages en côte, pour éviter que le monstre ne se mette à reculer sans votre accord.

Triumph Rocket
L’afficheur est en couleur et reprend le design apparu sur le Scrambler Triumph 1200.

La liste des « goodies » inclut un écran couleur TFT de dernière génération, dont le design ressemble très fort à celui du récent Scrambler 1200 de Triumph. L’affichage est personnalisable, et on a deux thèmes graphiques à choix. Tout se commande de manière simple depuis la partie gauche du guidon. Et, comme pour toutes les triumph à écran couleur, il y aura la connectivité en sus, avec même la fonction de commande d’une caméra GoPro. Mais sur la Rocket 3 TFC, ce devrait être un équipement de série, pas une option payante. Ajoutez encore une clé de démarrage sans contact, un tempomat, et une prise USB.

Triumph Rocket
La selle est configurable: solo ou à pour deux personnes.

De nombreuses pièces de cette version TFC sont soit en carbonne soit en métal poli. Ou avec des fioritures dorées. La selle est livrée mono- et biplace. On peut changer à loisir. Et l’on reçoit avec sa moto un sac à dos classe et une housse de protection dédiée, ainsi qu’un livre d’images et une lettre signée par le PDG de Triumph, Nick Bloor.

Le prix suisse est de 31500 francs. Et on ne sait pas encore exactement quand cette machine arrivera. Mais vous pouvez déjà la réserver chez votre concessionnaire (ou essayer), et on peut dire sans trop de risque de se tromper qu’une seconde version, non TFC et probablement un peu moins luxueuse, est prévue et qu’elle sera présentée cette année encore…

 

Photos: DR
Source comm. Triumph Motorcycles

Auteur

Jérôme Ducret

Jérôme Ducret

Journaliste - 51 ans, 1m70, 80 kg - habite à Lausanne - marié, deux enfants. Aime les Italiennes et les Anglaises (les motos, bien sûr), mais n'est pas sectaire. A l'aise dans les ronds-points et les petites routes.

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