Que de progrès sur cette GoldWing du troisième type!
Test Honda

Que de progrès sur cette GoldWing du troisième type!

Considérée comme le summum du luxe et de la volupté sur deux-roues, la nouvelle Gold Wing 2018 s’oriente vers une dynamique plus pointue. Son équipement et sa technologie laissent tout de même une forte impression de confort pour son pilote. Notre essais!

Premier contact, premier constat de progrès! L’argument choc mis en avant par Honda afin de présenter la toute nouvelle Gold Wing 2018, à savoir une perte de poids drastique (près de 40 kg en moins que la dernière version) façon «bypass» saute aux yeux! Et cette cure d’amaigrissement lui sied à merveille… Sa ligne est devenue fine, presque sexy. On la compare immédiatement à une Paneuropean bodybuildée. Mais toute ressemblance ne serait que fortuite, évidemment! La comparaison s’arrêtera là… La nouvelle Gold Wing taille mannequin a lâché près de 38 kilos tout en perdant ses rondeurs.

progrèsSes lignes auparavant rebondies sont devenues plus élancées plus acérées, ce qui la rend véritablement belle. Tout cela a bien sûr une légère incidence sur le confort de pacha que proposait l’ancienne version. Le volume de chargement a aussi perdu de la contenance. Au total: 40 litres en moins répartis entre les valises latérales et le coffre-fauteuil arrière. Moins large, plus courte, la Gold Wing 2018 est munie des sièges plus fermes, le pilote se retrouve avancé de 36 mm ce qui lui donne une position droite, naturelle, avec les genoux placés à l’équerre et les bras bien posés sur le guidon moins large. Le maniement de la Gold Wing est ainsi devenu plus précis, tout comme l’accès aux commandes de nouvelle génération, très simples, regroupées et intuitives.

Plus dynamique, mais toujours en grand confort

Quant au confort du passager, on peut raisonnablement penser qu’il sera légèrement plus spartiate qu’auparavant. Mais rassurons tout de suite Madame, la Gold Wing 2018 est toujours faite pour les voyages… Simplement, le trois-pièces cuisine, le canapé roulant ou encore la résidence secondaire a forcé le trait du côté de la dynamique.

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Le « Pearl Hawkseye Blue » fut la couleur de notre modèle mis à disposition pour l’essais texan.

Près de 600 kilomètres parcourus en 2 jours près d’Austin au Texas à une allure modérée (gare aux sherifs) n’ont laissé aucune trace de courbatures, tout juste quelques gênes dûes au froid et à l’humidité ambiante. Nous avons ainsi pu juger du bien-fondé de l’équipement des poignées chauffantes et des sièges chauffants très efficaces et facilement réglables depuis la console centrale. Pour la protection du pilote, un pare-brise électrique assure la fonction à merveille. Il est certes moins large, mais il est mieux réalisé du côté de l’aérodynamisme. Et son fonctionnement est tout aussi enfantin et accessible d’un doigt par la palette du comodo gauche.

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Les lignes plus acérées sont nettement visibles sur la versions 2018 (à droite).

Nouvelles technologies de pointe

La Gold Wing Tour a donc quelque peu perdu de son somptueux confort… Certes! Mais au profit d’une dynamique beaucoup plus pointue! D’abord, Honda a décidé de remplacer la traditionnelle fourche par un système de suspension avant inédit. Il est inspiré par ce que fait BMW avec son Duolever. Il s’agit là d’un système à double Wishbone (double bras triangulé). Voulu ou non, le travail permanent de la suspension est agréable à suivre lorsque l’on baisse les yeux à la base du cockpit. Il est visible dans ses moindres mouvements. «ça bouge, mais rien n’est ressenti dans le guidon!». Cette nouvelle construction a pour effet de rendre la Gold Wing 2018 précise, facile à emmener et surtout d’une efficacité redoutable dans sa stabilité et sa tenue de cap. Aucun louvoiement du (tout nouveau) châssis à constater.

Quant à la suspension arrière, elle est réglable électriquement avec des fonctions pilote seul, pilote avec bagages, duos, duos avec bagages… Bref, la totale.

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La console centrale

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Le DCT et le régulateur de vitesse se trouvent sur la droite.

Six cylindres et boîte DCT performants

Dynamique, à la limite du sport, la Gold Wing 2018 propose une version DCT à sept vitesses de 3e génération. Et c’est là qu’intervient la notion de confort qui concerne le pilote et le passager. Quatre modes sont à disposition: Touring, Sport, Eco et Rain. Cette dernière génération de transmission automatique est tout bonnement bluffante. Ell est d’une précision et d’une onctuosité parfaite, et les changements de rapports interviennent dans la plus grande douceur. Passer d’un clic de l’index droit du mode Touring à celui de Sport libère la rage insoupçonnée du six cylindres à plat. Ah, voilà que tout nos sens s’éveillent au son rauque et symphonique du «Flat Six» de Honda.

Le confort du pilote de la nouvelle version passe aussi par une amélioration des technologies de pointe embarquées et par la manière de les mettre en action. Une palette centrale permet de régler toute les fonctions une fois à l’arrêt. En roulant, ces fonctions sont accessibles grâce à une palette sur le comodo à gauche. Et l’on trouve à droite les fonctions du régulateur de vitesses et de changements de modes de conduite. Le tout facilement accessible et intuitif. La Gold Wing 2018 est encore équipée d’origine de l’Apple Car Play.

Pour les moins fortunés, Honda propose encore une version Bagger, baptisée simplement Gold Wing. Notre essai s’est déroulé avec la version Gold Wing Tour, vous l’aurez compris.

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Le tout nouveau logo

Oui, la Gold Wing 20118 a quelque peu changé d’orientation, n’en déplaise à la clientèle de moto-taxi parisiens! Clairement, Honda recherche une clientèle plus «européenne» et surtout plus jeune. Et les fans actuels souscriront de toutes façons car quand on est «Gold Wing», c’est pour toujours! En Suisse, les pré-commandes vont bon train, nous confirme Lionel Zimmer, PR de la marque. Au siège de l’importateur, plus de 200 modèles majoritairement équipés de la boîte DCT sont raisonnablement envisagés pour l’année. Beau résultat en perspective!

Photos: Honda- cébé - Kevin Wing Photography

Article mis à jour le 25 janvier 2021 à 18:43

Auteur

Claude Bovey

Claude Bovey

Claude, comme son coéquipier, vit avec la passion du 2 roues qui lui hérisse toujours les poils, en toutes circonstances. Il est père de trois enfants et de quatre petits enfants… Et l'un d'entre eux s’appelle… Valentino! Allez savoir pourquoi?

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