Le trois roues Peugeot que François Hollande aurait dû utiliser
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Le trois roues Peugeot que François Hollande aurait dû utiliser

Le Métropolis 400 veut concurrencer les Piaggio MP3 dans le secteur haut de gamme des tripodes.

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Les tricycles motorisés ont fait parler d’eux en France il y a quelques mois. Dans les magazines people d’abord, puis dans tous les médias. C’est en effet sur un Piaggio MP3 que François Hollande allait retrouver sa maîtresse, si l’on en croit les photos dérobées publiées dans lesdits magazines. Certains n’ont alors pas manqué d’ironiser en disant que le président avait fait une autre infidélité, cette fois aux constructeurs automobiles de son pays. En effet, le groupe Peugeot s’est lui aussi mis à proposer un véhicule à trois roues inclinables, baptisé Métropolis 400. Une concurrence directe pour les MP3 transalpins.

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Il est arrivé en Suisse plus tard que prévu, à cause de son succès sur le marché hexagonal. Nous avons pu rouler environ 200 km avec un Metropolis, en tant que pendulaire comme en tant que touriste. Et il faut bien avouer que Peugeot a sorti le grand jeu pour ce nouveau modèle.

Un aspect soigné

L’aspect est soigné, assez classieux, avec une touche d’inspiration automobile – ce qui n’étonnera personne. Les équipements sont nombreux: freinage combiné, au levier ou à la pédale, plate-forme plate et dégagée entre le bouclier et la selle, deux coffres de série, plus deux vide-poches, rétro-éclairage des commandes, rangées de lampes à LED devant, clé à transpondeur, frein de stationnement au centre du guidon… n’en jetez plus.

SCOOTER Peugeot MetropolisComme pour ses cousins ennemis italiens, on a les avantages d’un deux-roues alliés à la stabilité d’un tricycle. L’engin est moins large que l’on pourrait le penser. Il est donc possible de se faufiler dans les queues au feu. Comme sur un MP3, il faut donner juste assez d’impulsion au guidon pour tourner, avec parfois une tendance presque automatique à élargir les virages si l’on veut virer trop sec. C’est la rançon d’une plus grande inertie du train avant. On s’amuse aussi très vite à stopper sans poser le pied, en bloquant l’inclinaison des deux roues. Et c’est plus facile que sur un Piaggio, grâce à une pédale de frein bien conçue.

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SCOOTER Peugeot Metropolis

Le confort est royal, à deux petites exceptions près: les suspensions sont dures en compression et détente, paramètres non réglables. C’est tout bon sur une route pas trop dégradée, mais une succession de petites vagues sur le bitume finit très vite par donner des coups dans le guidon. Ce n’est pas dangereux, juste désagréable.

Et, secondo, du fait de l’étroitesse du tablier, on n’est que peu protégé latéralement contre le froid et les éléments. Le pare-brise imposant et réglable en hauteur (mais pas en inclinaison) rattrape le coup.

Rien à redire au freinage, qui rassure en toutes circonstances. Et les patinages de la roue arrière, les rares fois où ils se produisent, sont contrecarrés par les deux roues avant.

Moteur brillant

Le moteur, lui, est brillant (puissance maximale de 37,2 ch), mais il faut lui donner du régime pour qu’il puisse faire bondir les plus de 260 kilos du bestiau, depuis l’arrêt en montée. Comme la poignée des gaz tourne très vite, on s’y fait et on oublie.

[/vc_column_text][vc_column_text]Le casque intégral devra prendre place dans le coffre arrière.

Le coffre principal est un peu petit. Un casque n’y trouvera pas vraiment sa place, sauf si c’est un demi-jet. Rien n’empêche par contre d’utiliser le coffre secondaire, qui peut contenir un grand intégral. Quant au tableau de bord, il est sobre et efficace, avec une bonne poignée d’infos utiles, comme la température externe, ou le contrôle électronique de la pression des pneus.

 Métropolis 400i, disponible de suite en blanc, pour 10995 fr.

   Par Jérôme Ducret/article paru le 6 février 2014 dans le supplément Auto-Moto de la Tribune de Genève et dans la page Auto-Moto de 24 heures.

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Auteur

Jérôme Ducret

Jérôme Ducret

Journaliste - 51 ans, 1m70, 80 kg - habite à Lausanne - marié, deux enfants. Aime les Italiennes et les Anglaises (les motos, bien sûr), mais n'est pas sectaire. A l'aise dans les ronds-points et les petites routes.

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