Le Suisse Nicolas Monnin au Rallye du Maroc, sur une Honda
Rallye-Raid

Le Suisse Nicolas Monnin au Rallye du Maroc, sur une Honda

Le Neuchâtelois, spécialiste du rallye-raid et fondateur du team Edelweiss Racing, peut enfin remettre les pieds dans une compétition internationale. Ce sera de l’autre côté de la Méditerranée, du 7 au 13 octobre. Nicolas a par la même occasion troqué sa vieille KTM contre une CRF 450 venue d’Italie, et s’en va prendre le sable avec des équipements de la marque suisse Scott. Objectif: se remettre dans le bain pour participer au Dakar 2022, en janvier!

Il peut enfin participer cette année à un rallye moto, et c’est le Rallye du Maroc, qui se déroule du 7 au 13 octobre… au Maroc, dans la région de Zagora, au sud du pays. On parle bien sûr du Suisse Nicolas Monnin, dont le surnom est « Sumo ». Un spécialiste du rallye-raid qui a notamment pris part au Dakar, en Amérique du Sud (), à ce même Rallye du Maroc, en 2017, et plus récemment au Morocco Desert Challenge (lire notre article).

Le Neuhâtelois avait créé une structure suisse censée ouvrir la voie à d’autres pilotes helvétiques dans cette discipline. Un jeune Lucernois, Manuel Zaugg, s’était même lancé dans l’aventure. Mais la pandémie de coronavirus, notamment, a cassé cette dynamique. Parce que nombre de compétitions, dont celles en Afrique du Nord, n’ont pas pu avoir lieu en raison des restrictions sanitaires et de voyage. Et participer à ces rallyes, ou à d’autres ailleurs sur la planète, est une condition nécessaire si, comme Nicolas, on veut à nouveau prendre part au roi des rallyes-raids, le Dakar.

Aujourd’hui, fin 2021, on l’a dit, le Rallye du Maroc peut à nouveau avoir lieu. Nicolas est déjà sur place. La compétition consiste en six courses en boucle autour du bivouac de Zagora, érigé spécialement pour l’épreuve, avec un prologue le vendredi qui décide de l’ordre de départ des concurrents le samedi. En moyenne, les étapes quotidiennes font entre 440 et 610 km (au total un peu plus de 2600 km), dont très peu de parcours de liaison, soit par jour en moyenne 280 à 360 kilomètres de spéciales chronométrées.

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La carte du rallye, avec les six étapes au programme.

Ce rallye, qualifié par les organisateurs et les participants de mini-Dakar, offre des terrains variés, avec bien sûr du sable, dans le désert, mais pas seulement. Les compétences de navigation sont mises au premier plan. C’est aussi une épreuve relativement abordable, financièrement. Il y a même, pour les motos, un catégorie Enduro Cup, où l’on peut débarquer avec une machine d’enduro à peine modifiée (il faut un lecteur de roadbook), et où le prix d’inscription, 3500 euros, est plus bas.

« Cette année, il y a plus de 140 concurrents parmi les motos, c’est un très gros chiffre, commente Nicolas. Il y a notamment tous les teams officiels qu’on va voir en janvier au Dakar. » Les frères Benavides, chez KTM, sont de la partie, tout comme les teams Honda et Yamaha. Les fans d’Adrien Van Beveren (Yamaha) et de Pablo Quintanilla (Honda) sont avertis!

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Nicolas sur sa nouvelle moto, une Honda CRF 450 d’enduro transformée en machine de rallye.

Pour Nicolas aussi, l’épreuve du Maroc est une répétition générale en vue du Dakar 2022, qui se tient comme l’an passé en janvier prochain en Arabie saoudite. Le pilote suisse va pouvoir se familiariser avec sa nouvelle monture, une Honda CRF 450 venue d’Italie. Il devait changer sa KTM vieillissante pour une nouvelle moto, et il s’est laissé séduire par l’offre de RS Moto, un concessionnaire italien de la marque japonaise qui est lui aussi un grand spécialiste du rallye. Et qui propose des kits de transformation des enduros en motos de rallye. C’est d’ailleurs lui qui assurera l’assistance pour Nicolas au Maroc. « Nous serons une des rares Honda autres que les machines du team officiel », ajoute le Suisse.

Nicolas Monnin va aussi étrenner ses nouveaux habits et équipements Scott, une marque suisse connue mondialement. Nous luis souhaitons bonne chance et nous allons suivre son rallye du Maroc à distance! Vous pouvez aussi consulter son blog.

Photos: DR, Roger Lohrer
Article paru sous une autre forme dans le magazine Moto Sport Suisse

Article mis à jour le 8 octobre 2021 à 09:39

Auteur

Jérôme Ducret

Jérôme Ducret

Journaliste - 53 ans, 1m70, 80 kg - habite à Lausanne - marié, deux enfants. Aime les Italiennes et les Anglaises (les motos, bien sûr), mais n'est pas sectaire. A l'aise dans les ronds-points et les petites routes, et s'est découvert récemment une passion pour l'Aventouring en tout-terrain.

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