Endurance – belle 5ème place de Robin Mulhauser et du team Moto Ain
Mondial EWC-SST

Endurance – belle 5ème place de Robin Mulhauser et du team Moto Ain

Le team F.C.C. TSR Honda France remporte les 8 heures d’Estoril, devant le team Webike SRC Kawasaki France Trickstar et le BMW Motorrad World Endurance Team. Le premier team comprenant un suisse, Moto Ain, est 5ème, tandis que le Tati Beringer Team, avec les deux Vaudois Sébastien et Valentin Suchet, a été contraint à l’abandon après que la moto a été percutée par celle d’un team concurrent. Le Bolliger Team Switzerland finit 8ème, tandis que l’Yverdonnois David Chevalier et le Falcon Racing Team sont 18èmes.

La deuxième course du mondial d’endurance moto, programmée au Portugal sur le circuit d’Estoril, a été riche en rebondissements, comme il se doit, et se conclut par une cinquième place du team français Moto Ain (Yamaha numéro 96), qui compte sur la présence de Robin Mulhauser, le pilote fribourgeois, aux côtés de l’Italo-suisse Roberto Rolfo et du Français Randy De Puniet. C’est le meilleur classement final d’un pilote suisse au terme des 8 heures de cette épreuve.

Le team numéro 96 était classé au dixième rang pour le départ, tandis que la pole était revenue au YART, le team officiel Yamaha (numéro 7), devant le BMW Motorrad World Endurance Team (37), le Yoshimura SERT (Suzuki, numéro 1), le F.C.C. TSR Honda France (numéro 5) … et un excellent Tati Team Beringer Racing (4), qui comptait dans ses rangs les deux frérots helvètes Sébastien et Valentin Suchet, accompagnés par le Français Morgan Berchet, sur leur Kawasaki privée. Ils devançaient largement le Webike SRC Kawasaki France Trickstar, qui est l’équipe officiellement soutenue par Kawasaki, et qui n’était « que » 8ème sur la ligne de départ. Deux rangs devant Moto Ain.

de Robin Mulhauser
Le départ des 12 heures d’Estoril 2021, à la façon des courses d’endurance, les pilotes devant « sauter » sur leur moto.

Samedi matin, le départ a permis à trois motos de se porter en tête: la BMW numéro 37, suivie de plus ou moins près par la Suzuki numéro 1 qui s’était pointée en tête au premier virage, et la Honda numéro 5. Le YART n’était pas loin, et son pilote Marvin Fritz a réalisé le meilleur temps durant son premier relais et a fini par prendre les commandes de la course.

12 heures d'Estoril 2021
(Vraiment) peu de temps après le départ.

Toujours à l’issue du premier changement de pilote, la Suzuki du SERT bataillait juste derrière la Yamaha du YART et la BMW officielle. Tandis que plus loin la Honda F.C.C. TSR était aux prises avec la Kawasaki du SRC. Et devant la Yamaha de l’équipe VRD Igol Expériences (333).

A peine plus loin, le Tati Beringer Team se trouvait en embuscade derrière la Ducati du team ERC (la seule moto de cette marque durant tout le championnat). On rappelle que la Kawasaki numéro 4, tout comme la Yamaha numéro 96 de Robin Mulhauser, avaient dû abandonner lors des 24 heures du Mans (lire notre compte-rendu), la course inaugurale de cette saison 2021.

de Robin Mulhauser
La Kawasaki numéro 4, avec Sébastien Suchet aux commandes, juste derrière la Kawasaki officielle (numéro 11) du SRC.

Des crashs, il y en a bien sûr eu durant les 8 heures de cette seconde épreuve de la saison, tout comme des soucis techniques. Ainsi la BMW numéro 37, qui était à nouveau en tête, a dû repartir du fond à la suite d’une chute survenue après 2h30 de course. Et la même chose est arrivée à la Suzuki du Yoshimura SERT, ce qui a redonné les commandes au YART. Mais celui-ci est lui aussi parti à la faute.

On note surtout qu’au bout de quelques heures les Suchet et Morgan Berchet pointaient au 5ème, puis au 4ème rang et avaient l’air de pouvoir s’y maintenir! Et que Moto Ain continuait sa progression, jusqu’à la 8ème place.

C’est alors (un peu après 5 heures de course) qu’un gros incident s’est produit. Un lever de drapeau jaune (interdiction de dépasser à la suite d’un incident) a provoqué un gros freinage qui a eu pour conséquence que le pilote belge Xavier Siméon, du SERT, a balayé Morgan Berchet (Tati Team Beringer). Morgan n’avait heureusement rien, mais Siméon semblait sonné, et le coéquipier des frères Suchet, qui aurait pu en vouloir au pilote belge, est allé voir s’il pouvait aider ce dernier. Cette seconde chute du SERT a fait rétrograder l’équipe championne en titre encore une fois dans les profondeurs du classement.

Et elle a malheureusement eu comme seconde conséquence que la Kawasaki numéro 4, atteinte de surchauffe à la suite du choc, n’a finalement pas pu continuer l’épreuve. Un crève-coeur pour Sébastien et Valentin Suchet, qui avaient démontré qu’ils avaient un très bon rythme. Le team Moto Ain, de Robin Mulhauser, Roberto Rolfo et Randy De Puniet, lui, continuait son chemin vers l’avant, tandis que le SRC, au bout de 8 heures, prenait le lead de ces 12 heures d’endurance d’Estoril, et paraissait destiné à empocher la victoire finale, puisque le F.C.C. TSR Honda France pointait alors à un tour d’écart, suivi par la Yamaha du VRD Igol Expériences, 3ème, par la BMW officielle numéro 37 (à 4 tours du SRC)… et par la Yamaha de Moto Ain et de Robin Mulhauser.

A noter aussi, la présence dans le top 10 de la Kawasaki numéro 8, celle du Team Bolliger Switzerland, une équipe privée suisse qui participe de longue au mondial d’endurance, et qui contrairement au Mans partait à Estoril avec un pilote suisse sur ses trois équipiers, à savoir Marcel Brenner.

F.C.C. TSR Honda France
La victoire revient au F.C.C. TSR Honda France.

Mais l’endurance est une discipline où la seule vitesse ne suffit pas. La Kawasaki numéro 11 a dû rentrer au stand refaire le plein, sous peine d’abandon, 1h30 avant le terme de la course! Cela a donné la victoire au F.C.C. TSR Honda France, avec ses trois pilotes Josh Hook, Yuki Takahashi et Mike di Meglio. Le SRC de Jérémy Guarnoni, Erwan Nigon et David Checa a tout de même pu arriver en deuxième place, juste devant le BMW Motorrad World Endurance Team (Javier Forès, Markus Reiterberger, Kenny Foray).

de Robin Mulhauser
La Kawasaki officielle du team Webike SRC Kawasaki France, deuxième de ces 12 heures d’Estoril.

VRD Igol Expériences aurait pu s’adjuger la troisième marche du podium, mais son pilote a commis une petite erreur dans les derniers tours, qui fait que ce team privé finit 4ème. Moto Ain de Robin Mulhauser, Roberto Rolfo et Morgan Berchet se retrouve 5ème, un résultat à saluer. « Il nous manquait encore quelque chose pour nous retrouver avec ceux qui étaient tout devant, mais nous pouvons être fiers », commente Robin Mulhauser.

BMRT Maxess Nevers, le premier team en catégorie Superstock (Kawasaki, numéro 24) finit sixième, devant le team ERC, et le team Bolliger, solide 8ème. National Motos (Honda numéro 55), qui avait été la première équipe en Superstock au Mans avec notamment le pilote suisse Kevin Trueb, finit 9ème, deuxième de sa catégorie, cette fois-ci sans que le Fribourgeois ait pu prendre par à l’épreuve. Et Juste devant le YART, qui a pu remonter pour limiter les dégâts. Le SERT est 17ème, devant le team Falcon Racing (avec l’Yverdonnois David Chevalier).

On retiendra encore que Morgan Berchet, pour son attitude lors de l’incident de course avec le pilote du SERT, s’est vu remettre le trophée Anthony Delhalle.

La prochaine et ultime épreuve du championnat mondial se jouera les 18 et 19 septembre au Castellet (24 heures, Bol d’Or).

Photos: DR, Stéphane Valembois
Source fimewc.com, team Moto Ain, Team Tati Beringer

Auteur

Jérôme Ducret

Jérôme Ducret

Journaliste - 53 ans, 1m70, 80 kg - habite à Lausanne - marié, deux enfants. Aime les Italiennes et les Anglaises (les motos, bien sûr), mais n'est pas sectaire. A l'aise dans les ronds-points et les petites routes, et s'est découvert récemment une passion pour l'Aventouring en tout-terrain.

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