Le Suisse Valentin Guillod a (enfin) trouvé un guidon en mondial motocross
MXGP 2020

Le Suisse Valentin Guillod a (enfin) trouvé un guidon en mondial motocross

Le Vulliérain, qui a passé une année 2019 sans pouvoir rouler dans le championnat mondial 450, faute de contrat, a trouvé un accord avec le team Honda privé français SR Motobluz. Il roulera en 2020 aux côtés du Belge Jeremy Van Horebeek. Et pourra faire une apparition au motocross de Broc, devant son public suisse.

Le Suisse Valentin Guillod est un pilote de motocross bourré de talent. Mais ces dernières années il a vécu une sorte de traversée du désert. D’abord en panne de résultats, puis du fait du divorce sportif avec son coach Yves De Maria, puis à cause de blessures… et il a passé la plus grande partie de 2019 à rouler seulement dans le championnat suisse, lui qui évoluait en championnat mondial MXGP, la catégorie reine. Mais le désert, c’est fini! Valentin a retrouvé un guidon pour 2020.

L’accord a été conclu plus ou moins lors du dernier Supercross de Paris 2019, les 9 et 10 novembre derniers. Le Suisse Valentin Guillod avait déjà failli conclure avec le team de l’ancien pilote mondial Jacky Mertens, mais l’affaire n’avait pas pu se conclure, pour des raisons notamment de budget.

L’ouverture est venue d’un autre team privé, le team (Honda) français SR Motoblouz. Une équipe active depuis plusieurs années dans le championnat français, que ce soit en MX (motocross) ou en SX (supercross), dont le patron est un ancien pilote de haut niveau en supercross, et qui a fait le saut en mondial 450 cette année. Avec le Belge Jeremy Van Horebeek, qui a décroché plusieurs podiums et a terminé le championnat à la 8ème place.

Il faut savoir que Valentin a roulé cette année exclusivement (en compétition) sur des Honda, 250 ou 450 cm3. Il a même fait une apparition remarquée lors du Grand Prix d’Allemagne, sur la piste de Teutschenthal, où il s’est classé tout de même 14ème. Ce qui est plus qu’honorable après une saison sans MXGP. Et c’est aussi sur une CR de cette marque qu’il a remporté haut la main le championnat suisse Inter, en catégorie Open (lire notre article). Et a participé au Motocross des Nations à Assen, dans l’équipe suisse (sur une 250). Une équipe qui a terminé 11ème, grâce notamment aux excellentes courses de Jeremy Seewer, et aux bons résultats de Valentin, encore blessé. Et malgré l’absence du top pilote Arnaud Tonus, remplacé par le vice-champion suisse Ciryll Sheiwiller, qui a fait ce qu’il a pu sur le sable traître et détrempé d’Assen.

« Je suis plus que content, c’est un gros plus pour le moral et la motivation de travailler dans un team où on parle français, commente le Suisse Valentin Guillod. Je vais aller m’installer en France pour les entraînements cet hiver. » Il ajoute que la moto qu’il aura à disposition sera une machine compétitive, avec un bon package électronique et de bonnes suspensions. De quoi mettre en valeur le talent qu’il n’a jamais perdu, s’il travaille bien avant la reprise du championnat en mars prochain à Matterley Basin, en Angleterre.

« Oui, j’ai dû trouver le financement pour être sélectionné, c’est comme ça, quand on ne roule dans le championnat pendant une année, il faut payer pour avoir une place, explique le Vulliérain. Mais heureusement, j’ai été soutenu par Honda Suisse, et aussi par la marque Tissot, qui est avec moi depuis plusieurs années. Et j’ai aussi des sponsors plus locaux. Mon team me laissera d’ailleurs participer au motocross  de Broc l’an prochain. Pour que je puisse être avec mon public et mes sponsors. »

Par contre… Valentin, pré-annoncé sous réserve dans l’affiche 2019 du Supercross international de Genève (où il fut prince en 250, en ), avoue qu’il ne sera finalement pas parmi les pilotes en lice cette année. « Je préfère soigner ma préparation pour le MXGP, me donner à fond l’an prochain, et si tout se passe bien, revenir au Supercross 2020. Mais je serai peut-être dans le public cette année, si mon planning le permet. »

Photos: DR

Auteur

Jérôme Ducret

Jérôme Ducret

Journaliste - 51 ans, 1m70, 80 kg - habite à Lausanne - marié, deux enfants. Aime les Italiennes et les Anglaises (les motos, bien sûr), mais n'est pas sectaire. A l'aise dans les ronds-points et les petites routes.

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