Promosport français – Début en fanfare à Nogaro pour le Genevois Grégory Monaya, en Production

Publié le 27 mars 2026 par Jérôme Ducret.

Photos: Rodolphe Herpet (Rood), Etienne Maurin (French Arrogance).

Coupes de France

Promosport français – Début en fanfare à Nogaro pour le Genevois Grégory Monaya, en Production

Le pilote suisse, vainqueur du Promosport 1000 l’an dernier sur une Yamaha, a changé de catégorie et jeté son dévolu sur les motos les plus proches de celles qui sont construites en série. Il a pris la pole toutes 1000 confondues, puis fini la première course deuxième, et gagné la seconde. Il devance le Français Quentin Levrier au classement général des deux catégories.

Le troisième week-end du mois de mars 2026, c’était la reprise des Coupes de France Promosport chez nos voisins. Un pilote suisse inscrit dans la nouvelle catégorie Production, Grégory Monaya, s’est particulièrement distingué.

« Greg » Monaya a pris en 2025 la première place dans la catégorie 1000 de ce Promosport (lire notre article), un ensemble de coupes dans la discipline de la vitesse, dans un format censé être plus accessible sportivement et financièrement que le championnat français de Superbike-Supersport.

Le Genevois a donc décidé de ne pas rester en Promosport 1000 cette saison, et de ne pas non plus « monter » en Superbike, entre autres pour des raisons de coûts. Au civil, il est gendarme, et bien qu’il ait quelques sponsors, chaque centime compte.

Les motos engagées en Production sont celles qui sont les plus proches des machines produites en série. On ne touche pas au moteur (mais on peut changer les cartographies), on ne change pas les suspensions (mais on peut adapter certains compomsants), et, comme dans les autres catégories du Promosport, tout le monde a les mêmes pneus. De plus, une 1000 cm3 ne doit pas coûter plus de 25000 euros à l’achat. Et les pilotes Production  pariticipent aux mêmes courses que les pilotes de la catégorie 1000.

Monaya est reparti avec une Yamaha R1, et le numéro 2. Et il s’est lancé dans cette nouvelle aventure quelques semaines après avoir dû subir une opération du dos, lui qui souffrait d’une hernie discale. Il a donc entamé le championnat cette saison sur le circuit de Nogaro, dans le sud-ouest de la France. sans avoir vraiment pu s’entraîner, et avec toute une série de points d’interrogations.

en Production Monaya Nogaro
Le Suisse Grégory Monaya sur le circuit de Nogaro.

Il a débarqué à Nogaro en ne disposant que de trois séances de 15 minutes chacune le vendredi pour poser ses marques avec le chrono, et cela lui a plutôt réussi, puisqu’il était deuxième au premier essai, premier au deuxième et deuxième de nouveau à la troisième et avant-dernière session.

Mais le Genevois estimait « stagner » lors de ces essais, et la quatrième et dernière session le samedi matin n’a rien changé à cela. Il a alors pris la décision risquée de modifier la longueur de son amortisseur arrière, la démultiplication et une autre variable et est sorti sur un seul tour lors des qualifications. Avec succès, car il a décroché la pole position, six dixièmes de seconde devant le pilote Suzuki Quentin Levrier, comme lui en Production et qui avait fini le Promosport 1000 en troisième position l’an dernier.

Le dimanche matin, toujours sans la moindre goutte de pluie, Greg est parti de la pole, Levrier derrière lui. Mais le Suisse n’a pas réussi à s’échapper, il a été repris par son nouveau rival français lorsque les deux hommes sont arrivés derrière des retardataires, puis il a immédiatement riposté et repris les commandes.

en Production Monaya Nogaro
Greg Monaya en train de tenter de rattraper Quentin Levrier dans la course 1 dimanche.

Mais, dans le dernier tour, Monaya a commis une petite erreur en se positionnant vers l’extérieur au bout de la ligne droite du circuit. Levrier en a profité et a franchi la ligne d’arrivée avec 4 dixièmes d’avance.

« La Yamaha accuse un léger manque de puissance par rapport à la Suzuki, et je n’ai pas réussi à la redoubler », peste le Genevois, qui reconnaît que « c’était une très belle course, propre, et même sympathique ».

en Production Monaya NOgaro
Le podium de la première course le dimanche à Nogaro: Quentin Levrier (Suzuki, Production 1000) devant Grégory Monaya (Yamaha, Productino 1000) et Valentin Roedel (Honda, Production 1000).

Il a avait à coeur, au départ de la seconde manche, de récupérer les points perdus et de reprendre la tête de sa catégorie. « J’ai pris un bon départ, Quentin également, il était légèrement devant au premier virage, je lui ai fait l’exter et j’ai tout donné. »

Une dure bataille a suivi, les deux hommes roulant « en temps de qualifications durant 16 tours », selon Grégory, avec comme conséquence la fatigue qui s’accumulait, des crampes et de plus en plus de pertes d’adhérence du pneu arrière.

en Production Monaya Nogaro
Un rythme de qualifications durant 16 tours!

Le Suisse et son adversaire ont bataillé jusqu’au bout, mais le premier, qui a sorti le meilleur tour en course, s’est imposé. Avec huit dixièmes d’avance. Il prend ainsi la tête du championnat, d’un point, grâce à sa pole position. Fait étonnant, les deux hommes sont devant les autres inscrits en catégorie 1000, non Production!

en Production Monaya Levrier
Grégory Monaya devant Quentin Levrier.

Grégory Monaya: « Pour la petite histoire, j’ai reçu des félicitations de Lucas Mahias (ndlr: pilote français ultra-talentueux, actuellement engagé en mondial Supersport sur Yamaha, champion de cette discipline en 2017), qui m’a félicité pour mon pilotage, je cite, propre et fluide. Ca fait super plaisir! »

On note que, cette saison, Greg participera aussi au mondial d’endurance, au sein du team Superstock SLA Toulon (Honda), pour lequel il avait assuré un remplacement l’an dernier lors de la dernière manche du championnat, au Castellet. « Je vais rouler au Mans, et à toutes les courses où nous pourrons le faire avec le team », détaille le pilote genevois. Cela inclut très probablement le Castellet, et peut-être aussi Spa, en Belgique.

en Production Monaya Nogaro

Un autre Suisse participait à cette première manche du Promosport, Cédric Lauber (Promosport 1000, Yamaha, numéro 217). Il s’est trouvé sur un circuit qu’il découvrait et explique avoir « manqué de temps pour trouver du rythme ». Qualifications: 28ème sur 31. Course 1: « bon départ » mais douleur aux avant-bras dès la mi-course et empirant vers la fin, et il finit 25ème.

En course 2, il a changé quelques réglages « pour une moto plus saine » et a pris un départ « volontairement calme, pour gérer la douleur. » Il est « allé au bout » et a pris la 24ème place sur 29 pilotes inscrits.

Pour le classement complet de ce premier round des Coupes de France Promosport 2026, en catégories 1000, Master et Production 1000, c’est par ici.

En Promosport 600

En Promosport 600 ( et 600 Découverte), là aussi il y avait un Suisse, Loic Roy-Clerc (catégorie 600, Yamaha, numéro 121), qui était déjà en lice l’an dernier dans cette catégorie. Il n’a pas pu faire mieux que 21ème en qualifications.

Il raconte une course 1 « compliquée, avec plusieurs drapeaux rouges ». Il a pu gagner 7 positions et était dans le bon rythme, mais il a été percuté par un autre pilote dès le premier tour et il a chuté.

Il reconnaît avoir fait « un très mauvais départ » dans la course 2, puis il a quand même pu reprendre quelques concurrents et a terminé 26ème sur 34. « C’était un week-end mitigé mais j’améliore mes chronos de 7 secondes comparé à l’année passée », commente-t-il.

Promosport Nogaro Roy-Clerc
Le pilote suisse Loic Roy-Clerc (de dos), Yamaha bleue.

Comme en 1000, plusieurs pilotes en Production étaient très bien placés, dont Cyril Eruam, qui a remporté la coupe l’an dernier en 600.

Pour le classement complet de ce premier round des Coupes de France Promosport 2026, en catégorie 600, c’est par ici.

En coupe(s) féminine(s)

Enfin dans la catégorie Découverte, qui mélange en course les 600, les 1000, et les coupes féminines 600 et 1000, la Suissesse Elise Voirol était présente (600, Honda, numéro 8).

Elle dit avoir perdu du temps à trouver le bon rythme lors des essais, et avoir mal géré les qualifications (32ème sur 28 en grille).

Pire, elle n’a pas fini la première course. Bien qu’ayant pu dépasser plusieurs concurrents dans le premier tour, le dernier dépassement, « un peu osé », a manifestement effrayé son adversaire qui a freiné fort. La roue avant de la Honda d’Elise est venue taper sa moto et les deux ont chuté.

Et contact également après une bonne gestion des premiers tours dans la course 2. Une pilote a « tapé » sa roue avant au cinquième tour en la dépassant par l’intérieur, les deux ont chuté. Deuxième DNF.

« Merci à mes sponsors qui me permettent de reconstruire une moto dans les plus brefs délais pour la prochaine manche », déclare Elise en guise de conclusion.

Pour le classement complet de ce premier round des Coupes de France Promosport 2026, en catégories Découverte et féminines, c’est par ici.

La suite, ce sera sur le circuit d’Alès, dans le sud, les 10-12 avrils prochains!

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