Promosport – Le Suisse Greg Monaya reste bien en tête des Production 1000 à Alès
Sur le circuit méridional du Pôle mécanique, le Genevois a confirmé son bon début de saison avec une nouvelle pole et deux victoires, toujours dans la nouvelle catégorie Production 1000. Et devant les machines non-Production!
Le pilote suisse Grégory Monaya avait un point d’avance sur son concurrent français Quentin Levrier en arrivant à Alès pour le deuxième rendez-vous 2026 des Coupes de France Promosport, le week-end des 11-12 avril derniers.
« Greg », qui a gagné l’an dernier la catégorie Promosport 1000 sur sa Yamaha, est inscrit cette année dans la nouvelle catégorie Production (en 1000 et toujours sur une Yamaha), qui correspond à des motos encore moins modifiées par rapport aux modèles de série achetés dans le commerce.
A Nogaro, lors des toutes premières courses de cette saison, il a pris la pole, fini deuxième dans la première course et gagné la seconde (lire notre compte-rendu). Un début plutôt flamboyant pour un pilote suisse dans une coupe française, tout comme son compatriote Noan Vasta pour le début de l’autre championnat français, le FSBK, où il a pris la pole et deux victoires en FSBK Production – même idée que pour le Promosport – sur sa Honda numéro 42, au circuit du Mans (lire notre article).
Cela faisait quelques années que les Coupes de France n’étaient pas venues sur le circuit méridional d’Alès, très technique, avec de nombreux enchaînements de virage et peu de longues lignes droites (voire pas).

Le Genevois Monaya a tout d’abord dû trouver les bons réglages, parce que s’il connaissait bien ce circuit, il n’y avait jamais roulé avec sa Yamaha et qu’il n’avait donc pas de base de référence pour les réglages des suspensions, surtout, et de l’électronique.
Les températures étaient aussi déjà bien estivales, assez chaudes, ce qui fait que « ça glissait ». Et pas seulement à cause de la chaleur: la présence de grosses quantités de pollen sur la piste empêchait une bonne adhérence des pneus. « On perdait deux secondes au tour », détaille Grégory Monaya.

Il s’est classé deuxième temps des essais libres. « Mais je n’arrivais pas vraiment à améliorer mon chrono, commente-t-il. Jusqu’à ce que je revienne finalement sur le réglage de base utilisé à Nogaro. C’est ce qui fonctionnait le mieux, et je l’ai un peu peaufiné et gardé pour la qualification et les courses »

Comme à son habitude, il est parti pour juste un tour rapide durant la séance qualificative, voulant préserver ses pneus – pas le droit d’en chager lors des courses. Mais comme il a été devancé par un autre pilote, le sociétaire du Norton Club Genève est reparti pour un tour, et cette fois-ci il a sorti le meilleur temps, 49 centièmes plus rapide que Tony Guerrero (numéro 36, Yamaha) et 3 dixièmes de mieux que Quentin Levrier (76, Suzuki), ce dernier lui aussi en Production 1000.
Au départ de la première course, le lendemain, la météo avait évolué, la température chutant de 15 degrés, et une fine pluie se mettant même de la partie par intermittence. Les pneus, encore sur le réglage de la veille, étaient de ce fait en sous-gonflage, et la moto était devenue délicate à emmener en virage.

« J’avais l’impression que la moto était un camion, j’ai sué, j’ai eu l’impression durant ces vingt minutes de faire une course de 24 heures, relate le pilote suisse. »
Il a dû batailler avec ses deux suivants les plus proches, Guerreiro et Levrier, jusqu’au bout, et ne l’a emporté que sur le fil, d’un dixième sur le deuxième, et de six sur le premier. « Une belle bataille, une victoire méritée, mais dans la douleur! »
Il explique qu’il faisait un peu plus chaud au départ de la course 2, le même jour, l’après-midi, avec par contre encore plus de vent, toujours le ciel couvert et une menace de pluie qui ne voulait pas disparaître.

« On a monté un peu la pression des pneus, c’était l’inconnue totale, on ne voulait pas trop en mettre, pour éviter de patiner, mais pas non plus pas assez, pour ne pas avoir un camion entre les bras, on a fait un entre-deux, qui au final a très bien fonctionné. »
Greg a pris l’avantage dès le début, il a enchaîné de bons tours et son avance était de plus de 4 secondes au drapeau à damiers, sur Tony Guerreiro. Avec Quentin Levrier troisième. Il a à présent 16 points d’avance sur le numéro 2, Quentin Levrier, qui en a 21 de bon sur Tony Guerreiro.

On note la présence d’un autre Suisse, lui aussi membre (depuis peu) du Norton Club Genève, Jonathan Russo. Sur une Honda, numéro 50, en catégorie 1000. Il a pris le huitième temps des essais chronométrés, et a fini les deux fois à cette place lors des courses.
Pour les résultats complets des catégories Production 1000, 1000 et Master à Alès, c’est par ici.
En Promosport 600, un autre Suisse, Loic Roy-Clerc (Yamaha, numéro 121), s’est qualifié assez loin, en 22ème place. Il a pu améliorer ce résultat en prenant la 16ème place de la course 1, et surtout la 7ème de la course 2.

Pour les résultats complets des catégories Production 600 et 600 à Alès, c’est par ici.
On mentionne deux autres Helvètes. En Promo A2, sur 15 pilotes, Quentin Torrent (Yamaha, 38) s’est qualifié 14ème, il a fini la course 1 11ème, et la course 2 12ème.
Pour les résultats complets de la catégorie A2 à Alès, c’est par ici.
En Promo Découverte et en coupe féminine, sur 32 pilotes, 1000 et 600 mélangées, Elise Voirol (Honda, 8) s’est qualifiée 26ème, 15ème des 600, et première des deux seules femmes.
Pour la première course, elle a progressé jusqu’à la 22ème position (12ème des 600, première féminine). Et pour la seconde, 21ème, 11ème des 600, et toujours première femme, sa concurrente n’ayant pas pu prendre part à la course.
Pour les résultats complets des catégories Découverte et de la coupe féminine à Alès, c’est par ici.
Prochain rendez-vous du Promosport: le circuit Carole, près de Paris, les 16 et 17 mai.





