Sunday Ride Classic 2026 – Amours, (vieilles) gloires et beautés

Publié le 11 septembre 2026 par Phoukham Phothirath.

Photos: P. Phothirath.

Endurance historique

Sunday Ride Classic 2026 – Amours, (vieilles) gloires et beautés

L’édition 2026 de la « SRC », sur le circuit Paul Ricard au Castellet, était pour nous l’occasion de faire plus connaissance avec l’European Endurance Championship, un championnat européen d’endurance de 4h se courant sur des motos anciennes. Et de suivre les teams suisses en lice.

La « Sunday Ride Classic », la « SRC » comme on se plaît désormais à appeler cette manifestation, est devenue un événement incontournable pour qui aime les vieilles (motos) et la compétition.

Au cœur de cette manifestation, on trouve les roulages par catégories et par dizaines, un village d’exposants avec des concessionnaires qui proposent aussi des essais de leurs motos dans les environs du circuit, des stars à la pelle versions bipèdes enchantés et bicycles motorisés, du soleil, et même le Mistral s’est invité à la fête pendant trois jours.

Départ façon Le Mans de la course d’endurance classique de 4 heures. Il est 20h et des poussières, le soir est en train de tomber et ça va être parti pour 4 heures de course.

L’édition 2026 a eu tout cela à la fois. C’était une belle occasion de retrouvailles avec ce circuit mythique du Bol d’Or mais aussi celle de faire plus ample connaissance avec l’ouverture de l’European Endurance Championship, un championnat européen d’endurance de 4h se courant sur des motos anciennes (construites jusqu’en 2001).

Venez, suivez-nous, on vous emmène par le verbe et l’image dans l’effervescence de ces trois jours au Paul Ricard.

Stars à gogo

Freddie Spencer est un habitué de la SRC: il est un des invités d’honneur de l’édition 2026, soit un peu plus de 40 ans après son double sacre 250/500 de 1985. Pour restituer l’exploit du Monsieur en question, il faut juste imaginer un pilote réaliser aujourd’hui le doublé Moto2/MotoGP la même année… Impensable, n’est-ce pas? Pourtant c’est ce qu’a réalisé Freddie Spencer en 1985 – à peine la course 250 terminée qu’il enfourchait aussitôt la 500.

Un exploit qui a forcé le pilote à puiser dans ses capacités mentales, dans son intégrité physique, et dans son génie du pilotage. « E.T.« , le surnom que la presse française lui a donné, ne fut plus le même après.

Les tours d’honneur de Freddie Spencer sur sa Honda NSR 500 de 1985, qui est l’année de son double titre 250/500. La moto vient directement du musée Honda de Motegi. « Feels like home ».

Un autre invité d’honneur, le fils de son père mais qui s’est aussi fait un prénom: Kenny Roberts Jr, le champion 2000 sur la Suzuki RG Gamma v4 2-temps. Mais il y avait aussi Raymond Roche (Endurance, GP500, champion mondial Superbike), Christian Sarron (champion du monde 250, GP500), Alain Michel (side-car, le meilleur concurrent de notre Rolf Biland national), John Mc Phee (Moto3, Endurance), et les autres – les séances de dédicace dans le grand hall ressemblaient plutôt à un défilé de ces stars qui nous ont fait tant rêver. Et que l’on a tant admirées…

Les stars n’étaient pas que sur deux pieds… elles étaient aussi sur deux roues. Et la plus en vue d’entre elles fut assurément la Honda NSR 500 v4, oui celle-là même qui a permis à Freddie Spencer de réaliser le doublé 250/500cc en 1985. Cette NSR 500 aux couleurs d’un cigarettier est venue directement du fameux musée Honda de Motegi, Japon, avec une halte au Mans pour le Grand-Prix de France.

Et il fallait voir l’émotion de « Fast Freddie », qui avait presque les larmes aux yeux aux termes de ces retrouvailles après plus de 40 ans, après les quelques tours effectués à son guidon… « Feels like home », a-t-il alors déclaré. Et tout ce beau monde s’est ensuite retrouvé en piste pour des roulages organisés en leur honneur.

Tours d’honneur de la légendaire Honda 250 RC 166 (250 cm3, 6 cylindres en ligne), recréée à l’identique par Monsieur Guy Coulon.

Il y avait aussi toutes ces motos qui nous ont fait rêver. Il suffit pour cela le tourner un peu dans les paddocks et flâner dans les boxes – de délicieux fumets bleutés nous chatouillent délicieusement les narines, tandis que les partitions de « wiiiin wiiiin » d’un autre temps viennent nous caresser doucement les tympans… La SRC est riche, de champions accessibles et de stars mécaniques.

Roulages, compétitions à gogo et village d’exposants plein

Roulages, démos et essais de motos ont eu lieu tout au long du weekend. Les roulages avaient fait le plein, et s’enchaînaient sans temps mort. Pas d’incidents graves non plus, et du coup, ça roulait sans relâche sur ce circuit mythique. Et le village des exposants (équipementiers, constructeurs, concessionnaires, expositions de motos) n’a pas désempli de tout le weekend, sous un soleil de plomb et un mistral gagnant. Durant un weekend, le circuit, les paddocks, les zones de campings grouillaient de vie. Une vraie fourmilière géante.

Des 125 cm3 2-temps au Castellet dans des courses effrénées et exaltantes. Il y avait aussi les grandes soeurs, les 250 2-temps en Klass 250 GP.

Sur le tracé mythique, les compétitions font rage, et ce dans toutes les catégories engagées. En ProTwin, en Klass 250 GP, ou dans des coupes de marques comme la Suzuki 8S Cup, etc, les pilotes se battent comme des chiffonniers. En abordant les virages, 2, 3, voire 4 de front, avec des intérieurs plus ou moins au cordeau et des extérieurs plus ou moins larges… Le spectacle y est permanent, passionnant, haletant, quelle que soit la catégorie suivie.

Les essais et les courses se sont enchaînés sans relâche tout au long du weekend. Mon coup de cœur va assurément à la Klass 250 GP, ces 250 deux temps de l’ère (révolue) des Grand Prix moto d’avant les MotoGP et des Moto2. Pour l’ambiance, les volutes bleues et les « wiiiin wiiiin«  en prégrille et les batailles acharnées et les numéros de funambules sur la piste aux étoiles.

Challenge Pro Twin, une catégorie très animée avec des twins, des V4 et des triples… Ici Romain Cléaz-Savoyen au guidon de sa « StreeTona » 765.

Concerts, animations de trial, séances de dédicaces, parades… Et Jacques Hutteau, un ancien pilote, bien en verve au micro pour animer tout cela et mettre du peps. La SRC a donc fait le plein pendant ce weekend du mois de mai, et renforce ainsi sa réputation cette année encore – c’est une manifestation incontournable. Et le public ne s’est pas trompé puisqu’il vient désormais des quatre coins de l’Hexagone et même d’au-delà des frontières.

4h d’Endurance Classic

Mais l’évènement majeur de la SRC fut pour nous cette course d’endurance de 4h. Elle a pris place dès le vendredi avec les essais libres et chronos (essais diurnes ET nocturnes), puis le warm-up et la course du samedi – course en nocturne avec départ à 20h et arrivée un peu après minuit.

Quatre heures durant lesquelles beaucoup de choses peuvent arriver. Avec un départ façon Bol d’Or et 24h du Mans, en courant vers la moto… 60 équipages, dont les meilleurs qui ont tourné à moins de 20 secondes des modernes du Bol d’Or, sur des motos âgées d’un quart de siècle… Suivie de la course dite « sprint » le dimanche midi, d’une heure de durée.

Team V4 Project au complet, pour une pose/pause entre deux sessions d’essais. Alain, Laurence, Jean-Marc, Clément, Rémy, David, Damien et Bernard. Et la magnifique Honda CBR 954 Fireblade de 1998.

Le European Endurance Championship, c’est une entame au Castellet, puis Brands Hatch au Royaume-Uni, Alcarras en Espagne (on vient d’apprendre que cette manche a été annulée), ensuite retour en France avec Pau-Arnos (fin août) et enfin Nevers-Magny-Cours. Donc un vrai championnat européen. Avec plusieurs catégories, détaillées ci-dessous:

  • CLASSIC : jusqu’au 31/12/1986, avec moteur cylindrée limitée à 1299 cm3
  • OPEN: jusqu’au 31/12/1990, avec moteur 2-, 3- ou 4-cylindres, refroidissement par air, huile ou eau
  • FORMULA: jusqu’au 31/12/1993 avec moteur 4-cylindres, 4 soupapes, cylindrée limitée à 749 cm3, ou 2 cylindres, 2 soupapes, cylindrée limitée à 1199 cm3, ou 2-cylindres, 4 soupapes, cylindrée limitée à 999 cm3
  • YOUNGTIMER: jusqu’au 31/12/2002 avec moteur 2-, 3- ou 4-cylindres, refroidissement par air, huile ou eau, ou 4-cylindres, cylindrée limitée à 999 cm3, ou 2- à 3-cylindres et cylindrée limitée à 1299 cm3
Petite arsouille entre la Kawasaki numéro 76 et la Suzuki numéro 92 lors des essais de nuit.

Hommes et machines

Nous avions dans l’idée de suivre l’équipe V4 Project Team (ils avaient fait rouler des Honda VF1000R de 1985… Puis des RC30, d’où le nom), qui a choisi cette année des Honda Fireblade 954 de 1998, engagées en catégorie Youngtimer.

Le défi d’opposer cette Fireblade de 1998 (« hormis la boîte, c’est une moto fiable » selon le team manager) face à une horde de Suzuki GSX-R 1000 de 2001 nous plaît bien, car il y a là presque une génération d’écart entre ces motos. Autant dire qu’il y a quand même une petite différence de performances. Et surtout que certaines Gex sont de véritables avions de chasse, comme nous allons le voir plus tard!

En rouge et noir: le calme avant la tempête. La Fireblade 954 dans un rare moment de calme. La Blade rouge sera le mulet et la Blade noire sera la moto de course, avec une boîte Nova Racing toute neuve!

De surcroît, l’intérêt envers l’équipe V4 Project Team réside aussi dans le fait qu’elle ait fait appel à des pilotes suisses, jusqu’au troisième pilote. Et quel troisième homme! De nos jours on connait ce dernier, Bernard Bally, principalement comme « Monsieur Verbois », avec ses multiples victoires sur les montées intergalactiques entre Rhône et vignes, et ses batailles homériques avec Bryan Leu et Gregory Monaya.

Mais l’homme a aussi écumé les championnats de vitesse et les courses d’endurance. De ce passé il a gardé un coup de guidon sûr, une vitesse de pointe élevée et une régularité de métronome. Bernard remplaçait Damien Schaffter, le jurassien et très rapide, directeur de course adjoint de Boécourt, qui revient de blessure, et il faisait donc équipe avec le vaudois David Rouge pour cette entame au Castellet.

Un David Rouge qu’on ne présente plus: champion suisse en 250 et pilote en mondial Supersport… qui trouve « un super feeling » avec la Fireblade, au point de vouloir « pousser le coude ».

David Rouge dans ses oeuvres et dans le couchant lors des essais de nuit du vendredi.

Au final, une équipe solide avec trois pilotes provenant d’horizon différents (Damien plus habitué aux Kawasaki, David venant d’une Ducati 916 et Bernard très familier avec les CBR récentes, donc une ergonomie à peaufiner afin de satisfaire tout le monde). « On a tous l’habitude de nos motos et on doit un petit peu tous s’adapter », dixit Damien.

Mais trois pilotes complémentaires, et une équipe managée par Alain Detollenaere, un team manager rompu à ce type de course. Et on retrouve un autre suisse comme chef mécano (« de précision »), Rémy Minder, aidé du jeune Clement (21 ans). Et avec Jean-Marc comme pompier et Laurence aux chronos. Une affaire familiale, presque. De l’entente, du rythme, du sérieux et beaucoup de plaisir,

Bernard Bally qui déroule lors de la course de 1h du dimanche.

A côté de l’équipe V4 Project Team (numéro 16, Honda CBR 954 1998, catégorie Youngtimer), j’avais l’intention de suivre également Tortue Team Racing (numéro 97, Suzuki GSX-R 1100 1993, catégorie Open).

Pour une simple raison amicale: j’avais fait mes deux premiers stages sur circuit avec Tortue Team (circuit du Luc) et la Cornu Master School (Anneau du Rhin). Puis quelques roulages, au début. Un team très familial dont Patrice Ezélis et Christophe Potakh sont pilotes et team managers.

Patrice Ezélis au guidon de la Suzuki GSX-R 1100 du Tortue Team Racing Day.

Puis, à l’autre bout du spectre, il y aura la Team Force, une équipe belge qui aligne une GSX-R 1000 de 2001 avec le numéro 56. Une équipe rodée, rapide, avec de jeunes pilotes talentueux: Gabriel Pons qui participe au Chimay Open et au Manx Grand Prix, et le très rapide Clément Chevrier.

Au Castellet ils reçoivent le renfort de Joe Ackroyd, un jeune vétéran du TT et un habitué des courses d’endurance puisqu’il est un des pilotes du Team Metiss. J’ai connu Joe lors des lancements presse de Triumph, et c’est vraiment un « nice guy » rapide et fiable.

L’Ami Joe Ackroyd au guidon de la GSX-R 1000 de 2001 de la Team Force, une équipe belge. Ils ont gagné la course « Sprint » du dimanche, après les déboires de la veille.

Trois équipes donc que l’on va suivre de près, voire de très près. Voire de l’intérieur. Chacune avec ses armes et ses moyens, tant humains, logistiques que financiers.

Le team helvétique Swiss Racing Team (SRT, numéro 42).

On ne va pas clore cette partie sans un bravo au team 100% suisse: la Swiss Racing Team (SRT, numéro 42) qui a été vaillante et régulière – avec sur leur carénage un hommage au Grand Jacques Cornu qui nous a quittés récemment.

Qualifications

La Fireblade numéro 15 se qualifiera en 12ème position aux mains de David et de Bernard, avec un chrono moyen de 2:21.2. Damien ne prendra pas le départ.

Quant à la Team Force, ils décrochent la pole avec des chronos très véloces, entre 2:11.5 et 2:12.8, et une moyenne des deux meilleurs temps de 2:12 soit 3,6 secondes de plus que le deuxième, la 117 italienne. Des avions de chasse! Mais l’équipe a dû reconstruire la moto jusqu’à tard à la suite d’une chute sur trace d’huile non signalée lors des essais… La Gex 1100 du Swiss Racing Team partira ainsi en 30ème position avec un chrono moyen de 2:25.8. Et celle du Tortue Team se place p 47 avec un 2:31.4.

Relais de nuit et résultats

Le relais de nuit est le grand juge de paix. Et là où une partie de la course (voire son entièreté) peut se jouer. Et là où il faut être extrêmement vigilant.

Un juge de paix, un amplificateur, un révélateur. Ou une roulette russe parfois… Certains pilotes s’y sentent comme un poisson dans l’eau dans cet entre-deux, dans la lueur des éclairages. Et d’autres moins.

Ravitaillements et relais de nuit… sous la vigilance des commissaires.

Et là, pas de de chance, alors qu’ils étaient bien partis (David Rouge a débuté comme un canon) et se retrouvaient à la 7ème place scratch, arrêt de la moto subitement. Puis 15 minutes pour la ramener au box et pour constater qu’un fil au contacteur général s’est dessoudé! Réparation (oui, séance de soudure à la tombée de la nuit), et l’équipage repart à la 41ème position le mors aux dents. Pour faire une petite remontada, et finir à la trentième place, un peu après minuit.

Avec des chronos consistants et une mention spéciale aux pilotes pour leur très bon 2.17 de jour pour David et 2.18 de nuit pour Bernard! Le Paul Ricard génère donc un bilan mi-figue mi-raisin, une 30ème place, avec comme consolation une belle fondue helvétique, au cœur du pays du mistral. Et demain est un autre jour.

Vigilance… La RC51 numéro 84 reprend la liste. La magie des relais de nuit.

La Gex numéro 56 du Team Force subit un crash majeur au 16ème tour (trace d’huile dans la chicane) qui la force à l’abandon. Les mécanos travailleront quasiment toute la nuit et réussiront le tour de force de la remettre en état pour la course sprint du lendemain… qu’elle va gagner. Avant cet abandon, le tour le plus rapide était de 2:12.5!

La Gex du Tortue Team suit sa feuille de route, sans gros heurt, tournant dans les 2:30 – 2:35 et terminant à la 39ème place, avec pas mal d’effervescence lors des ravitaillements.

Une course “sprint” d’une heure

Pour cette course sprint la Honda numéro 15 part 10ème sur la grille en ligne. David vire en 3ème position à la Verrerie, et tient le rythme tout son relais dans les 2.16, maintenant la Fireblade entre la 5ème et 6ème place dans cette première demi-heure de course. Le rythme est effréné dans toutes les catégories.

Le ravitaillement survient à la demi-heure de course et Bernard prend le relais, avec la détermination de préserver le classement. Une trainée d’huile mal signalée à Sainte Baume, 3 motos qui chutent dont la Fireblade et 5 bonnes minutes pour repartir et effectuer les 10 derniers tours qui restent.

Bernard « claque » néanmoins un somptueux 2.20 dans des conditions spéciales, à savoir sans cale-pied droit et sans frein arrière. La Fireblade numéro 15 termine finalement cette course sprint à la 23ème place, avec beaucoup de frustration et un peu de cuir froissé… Mais de gros points engrangés ensuite lors de la manche de Brands Hatch, et notre numéro 15 va pointer tout de même à la 5ème place au général.

Yamaha (351) contre Suzuki (92).

La Gex numéro 56 du Team Force a remporté cette course du Castellet au terme d’un finish palpitant dans les derniers tours avec l’ami Joe Ackroyd à son guidon, au terme d’une bagarre avec une autre Gex (117).

Il faut savoir que la Team Force (numéro 56, Suzuki GSX-R 1000 2001, catégorie Youngtimer) a été victime d’une chute lors de la course de 4h. Les pilotes et l’équipe ont arraché la victoire le dimanche lors de course sprint. De plus ils ont pris un gros panier de points lors de la manche de Brands Hatch et pointent désormais 2èmes du classement général, à 5 points des leaders (Team Link Classic Suzuki).

Le point avant la manche de Pau-Arnos

Au terme des deux premières manches, la Team Force est donc 2ème au classement des Youngtimers, derrière l’équipe Link Suzuki Classic, grâce à leur victoire à Brands Hatch.

Pas loin derrière, on retrouve l’équipe V4 Project Team, grâce à la régularité et les gros points pris lors de la manche britannique. Le Swiss Racing Team pointe à la deuxième position en OPEN en ayant marqué au Castellet et à Brands Hatch, tandis que le Tortue Team est 12ème avec les points du Paul Ricard.

Clément, Damien et David dans un relais de nuit. Petite discussion et débriefing pendant que Bernard tourne.

Rendez-vous donc à Pau-Arnos, en France, pour la 3ème manche. Entre-temps, l’annulation de Navarra a permis d’équiper la deuxième Fireblade de la boîte de vitesse Nova Racing. A Pau-Arnos, le V4 Project Team retrouvera un circuit sur lequel ils ont bien performé (5ème au scratch en 2025 avec Damien, qui avait roulé pour la première fois en Endurance Classic).

Pau-Arnos, ce sera le dernier du mois d’août et j’y serai aussi. Promis, avec un article à la clé.

Anecdotes

Suzuki 8S Cup: voir les pilotes se battre comme des chiffonniers, avec des dépassements, des intérieurs, des extérieurs vaut son pesant de cacahuètes. Et voir Bader Benlekehal (High Side, Auto Moto) participer à cette foire d’empoigne, cette bagarre générale, vaut le déplacement. Surtout qu’il avait l’air vraiment de se faire plaisir! Chaud, chaud.

Le confrère journaliste Bader Benlekehal (High Side, Auto Moto) comme guest star de la Suzuki 8S Cup – une course de marque dans laquelle les pilotes se battent comme des chiffonniers.

Et des sueurs froides, vécues en direct. A cause de multiples chutes conséquentes à des traces d’huiles (dont celle de la Gex 56 du Team Force), il y a eu intervention de la safety car. Quelques tours (trois, quatre? cinq? je ne m’en souviens plus) mais qui ont donné quelques cheveux blancs à Alain Det, car Bernard avait un témoin de réserve… « J’ai économisé, économisé, économisé », dixit Bernard à la fin de son relais et de l’intervention de la safety car. Chaud, chaud. Bis.

La magie des relais de nuit. Sur le toit la « Roof Party » et sur le tracé mythique, les équipages qui tournent en rond. Et en boucles.

Course de nuit: la session de nuit (essai) est esthétiquement et visuellement somptueuse. Pour les spectateurs, pour les photographes. Mais aussi pour certains pilotes, très à l’aise.

Pendant la course, c’est un peu plus difficile à suivre. Les conditions sont plus délicates pour tout le monde, mais l’ambiance lorsque la lumière décline et que la nuit s’installe est tout bonnement magique…

Le Vaudois David Rouge au guidon de la CBR 954 Fireblade du Team V4 Project (numéro 15) dans le crépuscule.

Highside: récit d’un highside devant la roue lors d’un relais de Bernard. Ce dernier est passé entre la moto et le pilote… « Chuis passé entre deux. J’ai failli lui rouler dessus ». Chaud, chaud. Ter..

Petit bémol

Les Coupes Moto Légende se sont déroulées les 22 et 23 mai (Dijon-Prenois), soit une semaine après la SRC au Castellet. On peut regretter que de tels événements, des manifestations de cette envergue et assez éloignées l’une de l’autre soient aussi rapprochées dans le calendrier. Une collision de dates qui a rebuté participants et public, et certains ont dû choisir entre les deux…

Remerciements

Aux teams (Team V4 Project, Team Force, Tortue Team), à cette fabuleuse fondue au pays du Mistral, par presque 30 degrés et par 1h du matin… A Joe Ackroyd.

Pour la petite histoire, les organisateurs avaient affrété un service de navettes qui permettait d’accéder à la ceinture extérieure du circuit. Une attention très appréciée.

Si vous le désirez, vous pouvez aussi (re)lire notre récit du Bol d’Or Classic sur ce même circuit, en 2018, lors de la participation des Suisses Yann et Paolo Di Mauro, fils et père, au guidon d’une Honda RC30 restaurée qui leur en avait fait voir de toutes les couleurs.

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