Dominique Guillaume, un vétéran suisse aux Six Jours de Trial d’Ecosse
Compétition

Dominique Guillaume, un vétéran suisse aux Six Jours de Trial d’Ecosse

Le Jurassien a une nouvelle fois participé à l’épreuve la plus longue de cette discipline, comme chaque année depuis ans. Et malgré une préparation physique pas aussi intense qu’espéré en 2022, il est arrivé au bout de toutes les manches. Le récit de notre envoyé spécial Walter Wermuth.

Les Six Jours de Trial d’Ecosse, autrement dit les « Scottish Six Days Trials », en bon anglais, édition, 2022, ont rendu leur verdict. C’est une course historique dont le parcours emprunte chaque jour une combinaison de landes accidentées, de pistes rocheuses et de routes publiques dans les meilleures – et les pires – conditions météorologiques que les Highlands d’Ecosse peuvent offrir. L’épreuve remonte à 1908 pour sa première édition…

C’est aussi une épreuve de longue distance qui teste la force, l’expertise et la fiabilité exceptionnelle des coureurs et des machines de trial.

Le Trial écossais de six jours (SSDT) couvre un vaste territoire dans toutes sortes de régions différentes, mais la base principale de l’événement est la petite ville de Fort William, dans la région de Lochaber. Le Trial commence et se termine chaque jour sur ce front de mer.

Six Jours
Les Six Jours de trial d’Ecosse parcourent différents paysages des Highlands. Et c’est l’armée qui assure le ravitaillement en carburant… et même cette année en batteries pour les deux pilotes venus sur des motos de trial électriques.

Autres particularités, les enfants reçoivent un après-midi de congé pour aller voir la course. Et encore: au fin fond de n’importe quoi, après 2 heures de marche depuis la petite route d’accès, 2 à 300 spectateurs passent leur journée à regarder évoluer les 280 pilotes. Moyenne d’âge des spectateurs: 60 ans!

Le Suisse Dominique Guillaume, sociétaire du Moto-Club Montchoisi de Bassecourt (JU), a fait de cette épreuve mythique, la plus ancienne des sports motorisés tout-terrain (depuis 1908), son défi annuel. Il n’était d’ailleurs pas le seul Suisse à être de la partie, puisqu’un autre vétéran du trial helvétique était aussi présent, le Soleurois Alexandre Stampfli.

Mais il est parti cette année quelque peu amoindri, après des soucis de côtes cassées le mois passé: «Je suis rétabli depuis peu, mais ma préparation en a souffert et je pars avec un certain handicap au niveau de la condition physique, je vais essayer de compenser avec ma technique et ma volonté, mais ce sera difficile, chaque départ sera pour moi déjà une victoire».

Terrains glissants au Six Jours

Tous les jours, un parcours de 150 km et 30 sections truffées de pièges, dans lesquelles les pilotes ont l’obligation de ne jamais interrompre leur progression sous peine d’être sanctionnés par un échec, des remontées de ruisseau, des traversées de bogs – marais épais et profonds –, étaient au menu.

Le premier jour est constitué des sections au pied du Ben Nevis, point culminant des îles Britanniques qui accueille les pilotes et la zone du pipeline, l’oléoduc de l’ancienne usine d’aluminium de Kinlochleven, clôture leur pensum le dernier jour.

De « Doug » à « Do »

Doug, c’est le surnom du champion absolu de l’épreuve, le britannique Douglas Lampkin (Vertigo) qui remporte pour la 13ème fois cette prestigieuse épreuve. Et «Do» celui de notre Dominique Guillaume national (TRS), qui remporte un First Class Award pour son 122e rang (37ème chez les «Over40»).

Interview à chaud à peine la ligne d’arrivée franchie: «Course terminée pour la 26ème fois (la première en 1991), je suis heureux, heureux, heureux … Ce fut une grosse semaine et je réalise un beau score lors de la dernière journée. J’ai mal aux épaules et aux bras … vivement 2023».

Six Jours
Le Jurassien Guillaume Dominique à l’arrivée. Fourbu mais heureux. Il est 122ème, et 37ème chez les « plus de 40 ans ».

Si le millésime 2022 a vu cette incroyable 13ème victoire de Dougie Lampkin , il faut retenir que pour la première fois depuis sa création, les Six Jours ont vu concourir et terminer deux motos à moteur électrique de la marque française EM, pour Electric Motion (lire notre présentation). Preuve et gage de performance, mais aussi de fiabilité en conditions extrêmes.

Six Jours
La Britannique Emma Bristow, pilote Sherco, sextuple championne du monde, 39ème de ces SSDT 2022.

L’un des deux pilotes était un Français, Gaël Chatagno (champion du monde Trial E sur EM en 2021), il a terminé à la 19ème place et meilleur non-britannique.

A noter également la participation de plusieurs pilotes féminines avec la performance d’Emma Bristow (Sherco), 7 fois championne du monde , qui a terminé ses 9èmes SSDT à la 39ème place devant plus de 220 garçons!

Photos: Walter Wermuth
Article paru sous une autre forme dans le magazine Moto Sport Suisse

Article mis à jour le 16 juin 2022 à 22:05

Auteur

Jérôme Ducret

Jérôme Ducret

Journaliste - 53 ans, 1m70, 80 kg - habite à Lausanne - marié, deux enfants. Aime les Italiennes et les Anglaises (les motos, bien sûr), mais n'est pas sectaire. A l'aise dans les ronds-points et les petites routes, et s'est découvert récemment une passion pour l'Aventouring en tout-terrain.

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