Marquez tombe, et Rins décroche sa première victoire devant Rossi
MotoGP 2019

Marquez tombe, et Rins décroche sa première victoire devant Rossi

Le lead du championnat mondial change de main après l’abandon du champion en titre sur un circuit où il était invaincu depuis 2013. L’officiel Suzuki Alex Rins en profite, coiffant le roi Rossi (Yamaha) au poteau. Jack Miller (Pramac Ducati) est troisième, devant Andrea Dovizioso (Ducati). Ce dernier reprend la tête du championnat.

Marquez tombe et c’est tout le championnat MotoGP qui change d’un coup!

Entre Termas de Rio Hondo, en Argentine, et Austin au Texas le week-end dernier, on a eu deux courses, deux scénarios très différents. Mais où l’on voit que le plus sérieux adversaire du champion en titre Marc Marquez… c’est lui-même. En Argentine, le Catalan s’est adjugé la pole, a pris le large dès le départ de la course et n’a plus jamais été inquiété. Les batailles intéressantes pour le public venu en nombre se jouaient derrière, avec un Valentino Rossi (Yamaha) ayant soif de victoire, ou au moins de podium, et qui a soufflé la deuxième place au pilote Ducati Andrea Dovizioso dans les derniers virages.

Au Texas, sur le «Circuit of the Americas» (COTA), le roi Marquez, invaincu depuis 2013, s’est également adjugé la pole. Il a pris le large à l’extinction des feux, et puis, alors qu’il semblait avoir une avance suffisante pour ne plus pouvoir être détrôné, il a perdu l’avant au freinage. Sa moto ayant calé, il n’a pas pu la faire redémarrer, et a dû abandonner. La faute semble-t-il au gros taux de compression du moteur V4 Honda, mais aussi à l’airbag qui s’est déclenché dans la combinaison de Marquez (heureusement) et qui a gêné ses mouvements lorsqu’il a voulu redresser sa machine… et la fait retomber de l’autre côté!

Valentino Rossi (toujours lui, en deuxième place ) n’en demandait pas plus. Il a pris les devants du pelton. Mais il n’a pas pu empêcher le passage dans les derniers tours d’un Alex Rins (Suzuki) déchaîné, qui a décroché aux Etats-Unis sa toute première victoire en catégorie reine. L’Espagnol a profité de l’agilité incroyable de sa Suzuki officielle, mais a aussi fait preuve d’une belle maîtrise, empêchant « Il Dottore » de revenir dans les derniers virages.

Marquez tombe
La joie d’Alex Rins.

Un certain Jack Miller (Pramac Ducati) complétait le podium, juste devant la Ducati officielle d’Andrea Dovizioso. Ce dernier, qui avait réussi à revenir de la treizième place, prend donc les commandes du mondial, avec certes un avantage de points minime: plus trois sur Rossi, plus cinq sur Rins, et plus neuf sur Marquez. On note que la direction de couse a dû infliger des «ride through» aussi à Austin (comme en Argentine), cette fois-ci au coéquipier de Valentino Maverick Vinales, et à Joan Mir (Suzuki).

Vinales, qui avait comme à son habitude ces derniers Grand Prix un peu raté son départ, semblait pourtant avoir trouvé un excellent rythme à la mi-course. Cal Crutchlow, lui, est tombé alors qu’il se battait avec Rossi aux avant-postes. On peut saluer les excellentes cinquième et septième places des deux pilotes Yamaha Petronas, Morbidelli et Quartararo, qui ont pris en sandwich l’autre Ducati d’usine, celle de Danilo Petrucci. De bons points également pour  Pol Espargaro (KTM), huitième au drapeau à damiers – le meilleur résultat des Autrichiens depuis de le début de la saison. Son coéquipier Johann Zarco, qui semble avoir eu une bonne influence sur le développement de la machine, est plus loin: 13ème.

Marquez tombe
Au coeur de la bataille, avant la chute de Marquez (en tête), avec aussi Rins (deuxième), Miller (3ème) et Cal Crutchlow.

La meilleure Honda est celle de Takaaki Nakagami, dixième. Jorge Lorenzo, qui pilotait l’autre machine d’usine, était loin sur la grille de départ. Et il a dû abandonner en raison d’un problème mécanique alors qu’il remontait gentiment (si l’on peut dire) la meute des pilotes.

Andrea Iannone, enfin, a placé l’Aprilia officielle au douzième rang – Aleix Espargaro a abandonné après une chute.

Photos: DR
Source motogp.com

Auteur

Jérôme Ducret

Jérôme Ducret

Journaliste - 51 ans, 1m70, 80 kg - habite à Lausanne - marié, deux enfants. Aime les Italiennes et les Anglaises (les motos, bien sûr), mais n'est pas sectaire. A l'aise dans les ronds-points et les petites routes.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Abonnez-vous à notre newsletter mensuelle
Suivez l'actualité du monde de la moto, les nouveautés et l'agenda des événements