Remontada, finish d’enfer et victoire! Randy Krummenacher, roi d’Aragon
WorldSSP 2019

Remontada, finish d’enfer et victoire! Randy Krummenacher, roi d’Aragon

Le Zurichois a une nouvelle fois démontré toute l’étendue de son talent sur le circuit du MotorLand d’Aragon. Mal parti, Randy Krummenacher a effectué une des ses habituelles « remontada » pour aller cueillir une victoire extraordinaire de volonté dans le dernier tour. Du coup, le Suisse se retrouve seul en tête du championnat.

Trois courses, deux victoires et une seconde place. Le bilan comptable de Randy Krummenacher ‘est pas aussi prestigieux que celui d’Alvaro Bautista, mais il est assez éloquent pour que le Suisse se place déjà comme favori au titre. Mais la saison est encore longue…

Après sa magnifique victoire d’Aragon, Krummenacher possède maintenant quatorze points d’avance sur son grand rival Jules Cluzel qui a quelque peu galéré lors de cette 3e course de la saison.

Randy Krummenacher a, comme à chaque course, utilisé un scénario qu’il connaît par coeur… Partir de la première ligne, se faire décrocher dès le départ, remonter patiemment un à un ses adversaires, finir en force et… Gagner!

Randy Krummenacher
Randy Krummenacher en famille, juste après sa victoire d’Aragon.

Le résumé de worldsbk.com nous en dit plus…

Une météo clémente a accueilli les pilotes du Championnat FIM World Supersport dimanche midi sur la grille du MotorLand Aragón. Face à ces conditions idéales, c’est Federico Caricasulo (BARDAHL Evan Bros. WorldSSP Team) qui a réalisé un parfait envol pour s’emparer des commandes au premier freinage.
Qualifié en pole position pour la première fois de sa carrière, Thomas Gradinger (Kallio Racing) pointait pour sa part en deuxième position au premier passage sur la ligne tandis que les deux leaders au général Jules Cluzel (GMT94 Yamaha) et Randy Krummenacher (BARDAHL Evan Bros. WorldSSP Team) comptaient déjà quelques longueurs de retard.
Seul parmi les Yamaha, Raffaele De Rosa (MV Agusta Reparto Corse) complétait le Top 5 au guidon de sa MV Agusta F3, non loin devant Corentin Perolari (GMT94 Yamaha), Hikari Okubo (Kawasaki Puccetti Racing) et Lucas Mahias (Kawasaki Puccetti Racing).
Voyant Caricasulo et Gradinger creuser peu à peu l’écart, Krummenacher n’a pas tardé à prendre l’ascendant sur Cluzel pour se lancer à leur poursuite, suivi quelques instants plus tard par De Rosa à l’entame de la quatrième boucle.
À la mi-course, Krummenacher accusait un peu plus de huit dixièmes de retard sur Gradinger. Cluzel faisait pour sa part cavalier seul au cinquième rang de la hiérarchie.
En tête, Caricasulo a dû rendre les armes face à son rival autrichien, permettant ainsi à Krummenacher de faire la jonction suivi par Rosa. À six tours du drapeau à damier, c’est un groupe de quatre prétendants à la victoire qui dirigent les hostilités, à l’avantage de Gradinger.
Profitant d’une erreur de Gradinger à hauteur du dernier virage qui se voyait repoussé à la quatrième place, Caricasulo héritait des commandes devant De Rosa et Krummenacher, qui tentera une première attaque à l’aspiration dans l’avant-dernier tour.
Le duel entre les deux coéquipiers permettait à De Rosa d’entamer la dernière boucle au sommet de la hiérarchie. Krummenacher a tout donné dans l’ultime freinage qui précède la parabolique du MotorLand pour filer tout droit vers son deuxième succès de la saison, privant De Rosa de sa première victoire en WorldSSP. Caricasulo complétait pour sa part le Top 3 tandis que Gradinger finissait au pied du podium.
Classé cinquième, Cluzel quitte l’Espagne au deuxième rang du général avec 56 points derrière Krummenacher (70). Deuxième représentant du GMT94, Perolari était sixième devant un autre Tricolore, en la personne de Mahias. Okubo se voyait crédité de la neuvième position, battant la Kawasaki de Kyle Smith (Team Pedercini Racing), premier pilote FIM Europe Supersport, et la Yamaha d’Isaac Viñales (Kallio Racing).
Photos: worldsbk.com
Source: worldsbk.com

Auteur

Claude Bovey

Claude Bovey

Claude, comme son coéquipier, vit avec la passion du 2 roues qui lui hérisse toujours les poils, en toutes circonstances. Il est père de trois enfants et de quatre petits enfants… Et l'un d'entre eux s’appelle… Valentino! Allez savoir pourquoi?

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