Un nouveau directeur musicien, photographe et businessman pour Suzuki Suisse
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Un nouveau directeur musicien, photographe et businessman pour Suzuki Suisse

La maison mère Moteo, qui importe les trois marques Suzuki, Sym et Peugeot en Suisse, a placé un nouvel homme à la tête de sa filiale helvétique. Il n’est pas motard. Et il affirme vouloir plus communiquer envers les agents et le public.

De nouveau du changement chez Suzuki Suisse. Depuis le 15 janvier dernier (2018), ce n’est plus Philippe Gremion qui dirige la filiale helvétique du groupe belge Moteo, importateur des marques Suzuki, Sym et Peugeot. Mais un certain Olivier Bachmann. La nouvelle est parvenue aux oreilles d’actumoto.ch et de Moto Sport Suisse, un peu par hasard, le groupe n’ayant fait aucune communication à ce sujet autrement que via la Feuille des Avis Officielle, qui reprend le registre du commerce suisse.

Olivier Bachmann, 52 ans, n’est pas motard. Il l’avoue tout de go, n’en fait pas un mystère et pour lui cela ne pose pas le moindre problème. Il ne vient pas non plus du monde automobile. Il explique avoir été auparavant directeur chez Leica Suisse. Oui, les appareils de photo. Et quand on lui demande plus de détails sur sa bio, il ajoute qu’il est aussi musicien dans un groupe de rock et surtout qu’il possède en Master en économie acquis auprès d’un professeur renommé.

L’homme, qui vient de la région biennoise, est bilingue. Son français est bon, « avec un accent fédéral », souligne-t-il avec un grand sourire.

« Il y a à mon avis assez de know how centré sur la moto dans cette entreprise, continue-t-il. Ce que je veux développer, c’est le côté marketing et communication. Il va y avoir des changements dans notre réseau de distribution. » Il précise qu’il n’a pas de plan dans l’immédiat pour changer la carte des concessions en Suisse. Ce qu’il veut dire est plus subtil. Il s’agit plus de permettre aux agents d’évoluer vers un service différent. « Aujourd’hui, le modèle du concessionnaire qui se tapit comme une araignée au fond de sa toile et n’en sort que lorsque le client entre dans le garage, ça ne peut plus fonctionner », image-t-il. Ce qui ne veut pas dire dans son esprit que tous les concessionnaires sont encore mus par ce modèle. Il n’a pas encore eu le temps de faire leur tour.

« Il y avait d’abord les équipes au siège d’Avenches, je voulais les rencontrer, leur parler, les écouter, continue le nouveau patron. J’ai une bonne équipe. Et puis nous avons eu Swiss-Moto à mettre en place. Après, je pourrai sortir, aller voir tout le monde. Ce que je veux développer, dans les grandes lignes, c’est un contact plus actif envers les clients et futurs clients. »

Ne dédaignant décidément pas la métaphore filée, il se voit comme un chef d’orchestre. « Il y a des points communs entre la musique et la moto. Il faut que chacun ait un instrument bien accordé, et nous ne pouvons rien faire sans nos agents. » Il ne s’avance pas officiellement sur ce que prévoit la marque japonaise pour cette année et la suivante. Mais il est de notoriété (presque) publique que Suzuki est en train de reconstruire une usine loin de la zone exposée aux tsunamis. Ce qui signifie qu’il y a des plans pour le futur et que de nouveaux modèles vont certainement débarquer, peut-être dans la seconde moitié de l’année.

 

Photos: Jérôme Ducret

Auteur

Jérôme Ducret

Jérôme Ducret

Journaliste - 51 ans, 1m70, 80 kg - habite à Lausanne - marié, deux enfants. Aime les Italiennes et les Anglaises (les motos, bien sûr), mais n'est pas sectaire. A l'aise dans les ronds-points et les petites routes.

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