Harley-Davidson promet une vraie moto électrique dans 18 mois
Emissions zéro

Harley-Davidson promet une vraie moto électrique dans 18 mois

Après avoir surpris le monde en faisant tester au public l’incroyable prototype appelé Livewire, la marque américaine dit vouloir tenir sa promesse: une production industrielle d’ici au plus tard 2020. Ce qui signifie qu’ils ont trouvé un moyen d’augmenter l’autonomie et de rendre le propulseur fiable.

Harley-Davidson promet une vraie moto électrique pour la fin de l’année 2019. Le PDG de la marque américaine, Matt Levatich,  l’a affirmé aux médias américains et internationaux lors de la conférence relatant les résultats annuels de la maison de Milwaukee.

Cette nouvelle peut paraître très surprenante au vu de l’image de Harley-Davidson et de l’attachement des clients  de la marque aux motos émettant une signature sonore très distinctive. Mais il ne s’agit en fait que d’une confirmation. Et c’est d’ailleurs déjà beaucoup.

Harley-Davidson a déjà présenté au monde ébahi un prototype de moto électrique parfaitement fonctionnel. C’était en, et l’engin avait été baptisé LiveWire. La machine était un croisement futuriste entre une naked et un cruiser. Comme d’autres journalistes et comme un certain nombre de clients et non-clients de la marque, nous avions pu l’essayer. Sur le circuit de test de Michelin en Auvergne, la LiveWire s’était montrée convainquante (lire notre test). Mais son autonomie – annoncée, pas testée – était bien trop réduite. Elle n’était censée permettre qu’environ 70 kilomètres. Et les représentants de Harley-Davidson présents ce jour-là avaient souligné qu’il faudrait au moins atteindre les 160 kilomètres.

A cette époque déjà, Levatich avait promis une concrétisation « au plus tard en 2020 ». Et aujourd’hui, il se fait plus précis. Peut-être parce que les chiffres 2017 ne sont pas réjouissants. En effet, Harley-Davidson a écoulé 241498 motos de par le monde, 7,9% de moins qu’en 2016 (262221 unités). En termes de ventes, l’an passé a connu une baisse de 6,7% globalement, qui était de 8,5 pourcent pour le seul marché US. Par contre, le taux de revenu par action a augmenté.

Dans le même temps, la Moto Company a communiqué sur la fermeture prochaine de son unité de fabrication de Kansas City, tout étant bientôt regroupé dans l’usine de York, en Pennsylvanie. Ce qui veut dire environ 260 emplois perdus.

La bonne nouvelle, officiellement, et du point de vue des chiffres, est que le renouvellement des clients s’est passé selon les plans aux Etats-Unis. La compagnie affirme compter 32000 motocyclistes de plus roulant en Harley à l’issue de 2017.

Et l’introduction de la nouvelle famille de Softail va aussi certainement contribuer à redresser la barre. Mais l’annonce de la mise sur le marché d’une moto électrique, inspirée de la LiveWire ou pas, est un pas conséquent.

Actuellement, seule la petite marque américaine Zero Motorcycles propose ce genre de chose de manière aboutie et éprouvée. Mais son impact est plus que modeste. Sinon, KTM a lancé une électrique dédiée au tout-terrain, la Freeride e. Et BMW propose un maxi-scooter, le C Evolution. Et c’est tout, en gros, avec encore deux ou trois constructeurs à l’audience très confidentielle.

Le retour du public et des professionnels après le LiveWire Tour fut très positif. Mais les deux pierres d’achoppement potentielles avant un éventuel achat d’une telle moto étaient l’autonomie et le prix. Matt Levatich pense manifestement que ces obstacles vont pouvoir être levés d’ici 18 mois. Voire qu’ils le sont déjà.

 

Photos: DR
Source Harley-Davidson

Auteur

Jérôme Ducret

Jérôme Ducret

Journaliste - 47 ans, 1m70, 80 kg - habite à Lausanne - marié, deux enfants. Aime les Italiennes et les Anglaises, mais n'est pas sectaire. A l'aise dans les ronds-points et les petites routes.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *