Matthieu Juttens a grandi avec Doohan et… Stoner
Rencontre avec Monsieur Moto RTS

Matthieu Juttens a grandi avec Doohan et… Stoner

A quelques semaines de la reprise des Grands Prix au Qatar, nous avons rencontré «Monsieur Moto» de la RTS. Matthieu Juttens se passionne pour tous les sports depuis sa jeunesse. Dans sa chambre, il les commentait déjà avec une ferveur communicative qui se ressent à chaque GP.

La popularité des pilotes de grands prix comme celle des Lüthi, Aegerter ou encore… Rossi n’est pas qu’affaire de chauvinisme. Ces héros qui enchantent nos dimanches après-midi, voire nos petits matins, sont redevables au présentateur commentateur de la RTS d’une petite part de notre attachement presque fanatique. Sur place ou en cabine à Genève – le commentateur va «sur le terrain» pour un grand prix sur deux en moyenne –, le journaliste de 31 ans a de la «présence», comme on dit.

La voix limpide et le verbe clair, Matthieu Juttens irradie tous les GP par ses compétences, tant techniques que «sociales» en matière de relations affectives et humaines. «J’ai aussi la chance de travailler avec d’excellents consultants comme Jean-Claude Schertenleib du «Matin» ou Hervé Gantner et Vincent Braillard, deux anciens pilotes», nous glisse-t-il. Des consultants qu’il apprécie beaucoup comme Sylvain Freiholz, pour le saut à skis, qu’il qualifie de «magique» et qui l’accompagne sur la Tournée des Quatre-Tremplins. Matthieu Juttens renchérit: «Professionnellement parlant, les deux «Tournées» que j’ai faites sont les plus beaux moments que j’ai eus.» Belge d’origine, il est devenu Suisse…

Ses parents débarquent à Genève quand il a 4 ans et demi. Il se retrouve maintenant Fribourgeois d’adoption, puisqu’il habite à Belfaux. C’est tout jeune déjà, à l’âge de 6 ans, que Matthieu Juttens «embrasse» ce métier, lorsqu’il va s’isoler dans sa chambre pour reproduire tous les événements sportifs qu’il a vus. Et, déjà, il y a la moto! C’est l’époque de la mainmise de Michael Doohan sur les GP dont il reste encore admiratif. «Je ne suis jamais allé en Australie, je rêve d’y aller en camping-car avec ma compagne et ma puce. Ce pays me fascine parce que… Doohan!» Et, de sa «puce» Maëlle, Matthieu Juttens en parle avec les yeux de l’amour: «J’ai manqué trois Grands Prix dont deux parce que j’avais subi une commotion en jouant au foot. L’autre, c’est lorsque je suis allé assister à la naissance de ma fille».

Matthieu
Lorsque Matthieu Juttens avait « manqué » un Grand Prix pour assister à la naissance de sa fille, le Team Suisse avec Lüthi, Aegerter, Hook et Mulhauser lui avait envoyé ce joli message de bienvenue.

En dehors du boulot? Matthieu s’est découvert, après le foot, une passion pour l’escrime, qu’il pratique assidûment à l’école d’escrime de Bulle (FR) depuis une année. «J’ai participé à mon premier tournoi et je suis dans le ranking senior en Suisse», avoue-t-il modestement. Beau gosse, volontiers porté sur le bagout, l’humour et les blagues, il en joue naturellement et avoue devoir parfois se retenir et surveiller ses ardeurs de langage.

«J’aimerais vivre le dixième sacre de Rossi, m’emballer pour des victoires de Lüthi. Huitante pour cent des téléspectateurs de la RTS veulent voir Rossi gagner et détestent les pilotes espagnols. Je suis un professionnel et je dois être plus pondéré.» Paradoxalement, le journaliste se dit très attiré par la tendance «zéro déchet» qu’il essaie de vivre au quotidien avec sa compagne, Christel. «J’aime la façon de vivre mieux avec moins.» Et s’il n’est pas encore à fond dans le style de vie «zéro déchet», on retrouve cet état d’esprit dans son attitude et ses commentaires de grands prix. On se réjouit de le retrouver le 26 mars au Qatar pour nous faire vibrer lors de la première course de la saison.

Doohan
En décembre dernier, Matthieu Juttens se préparait à commenter le Supercross de Genève.
Photos: Stefybrown
Cet article a paru sous une autre forme dans le quotidien "Le Matin"

Article mis à jour le 22 février 2017 à 22:49

Auteur

Claude Bovey

Claude Bovey

Claude, comme son coéquipier, vit avec la passion du 2 roues qui lui hérisse toujours les poils, en toutes circonstances. Il est père de trois enfants et de quatre petits enfants… Et l'un d'entre eux s’appelle… Valentino! Allez savoir pourquoi?

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