Nouveau – Avec les KX327 et KX327X, Kawasaki se lance dans le cross et le cross-country 2-temps injecté

Publié le 13 juin 2026 par Jérôme Ducret.

Photos: DR.

Nouveauté 2027

Nouveau – Avec les KX327 et KX327X, Kawasaki se lance dans le cross et le cross-country 2-temps injecté

Le constructeur japonais n’avait plus de machine à moteur 2-temps à son catalogue. Mais il fait le pas en introduisant deux modèles et en choisissant une technique encore peu répandue et qui rend ce type de moteur plus polyvalent et plus performant côté émissions polluantes. Ces nouvelles motos sont attendues d’ici la fin de l’année et tous les détails ne sont pas encore communiqués.

Elle s’appelle la KX327 est c’est la première Kawasaki de motocross avec un moteur 2-temps offrant l’injection électronique. A vrai dire, Kawasaki a aussi dévoilé une variante pour le Cros-Country, baptisée KX327 X.

Il s’agit de deux nouveaux modèles définis comme des modèles 2027, et qui pourraient être disponibles en Europe, et donc en Suisse, déjà à la fin de l’année 2026. Et surtout, il s’agit d’une avancée technique majeure pour un constructeur japonais actif dans ce segment, qui marque aussi son retour dans les moteurs à cycles de combustion 2-temps.

Les deux seuls autres constructeurs de ce genre de moto à avoir adopté l’injection pour l’admission sur un moteur 2-temps sont en effet le géant KTM – avec ses deux marques soeurs Husqvarna et GasGas – et le petit italien TM. Tous les autres s’en tiennent pour l’instant encore au carburateur, même si certains ne font pas mystère d’un travail de développement pour un futur système d’injection.

Kawasaki n’a pas encore révélé toutes les caractéristiques de ces nouvelles KX327. On sait cependant que la cylindrée, pour une fois, correspond exactement au nom du modèle. Il s’agit bien entendu d’un moteur monocylindre, refroidi par liquide, avec un balancier et donc l’injection directe.

Le constructeur ne donne pas de poids pour la moto, ni pour le moteur. Pas encore. Il affirme cependant que le choix du 2-temps a permis d’avoir une cylindrée plus grande que sur une 250 4-temps, avec des performances qu’on imagine supérieures, mais un poids semblable à celui du 250.

Un démarreur électrique est installé de série, et l’injection permet de ne pas devoir ajuster les proportions du mélange essence-huile en fonction par exemple de l’altitude. Kawasaki a aussi équipé ces motos avec une valve à l’échappement.

KX327
La nouvelle Kawasaki KX327, ici en configuration motocross.

Le constructeur japonais affirme que le monocylindre des KX327 délivre une bonne poussée et offre une bonne réactivité à la commande des gaz dès bas dans les tours, avec une contrôlabilité excellente aussi aux mi-régimes, toujours selon Kawasaki, et qu’il est en outre plus simple à entretenir qu’un mono 4-temps. L’embrayage est hydraulique, gage d’endurance et de contrôlabilité.

Le châssis périmétrique en aluminium est directement inspiré de la Kawasaki 450 de motocross. Son constructeur vante sa rigidité, son faible poids et sa répartition des masses bien étudiée. On rappelle qu’un certain Romain Febvre a gagné un titre mondial au guidon d’une KX 450 de motocross, en 2025…

KX327

Pour revenir à la KX327, on l’a dit, il y a deux variantes de modèle. Une moto de cross, la KX 327, avec une roue avant de 21 pouces et une roue arrière de 19 pouces, pas de béquille latérale, ni de protège-mains, ni de plaque de protection sous le moteur, ni de protections du disque arrière et du point de pivot. Et cinq vitesses dont les démultiplication sont bien entendu en accord avec cette utilisation.

La KX327X est la variante enduro, ou plutôt cross-country. Elle a donc une roue arrière de 18 pouces, six vitesses, des protège-mains, une béquille, six vitesses… mais pas phare ni d’indicateurs de direction. Et elle n’est de ce fait pas conçue pour rouler sur la route avec une plaque d’immatriculation.

KX327
La même en version Cross-Country (KX327 X).

René Klauser, le directeur de l’importateur Kawasaki suisse (Fibag SA), dit ne pas encore savoir exactement si la K327X sera disponible aussi en Suisse. Mais ce n’est pas impossible.

Les suspensions et les freins sont directement tirés de la compétition, à savoir une fourche inversée AOS à ressorts hélicoïdaux avec des tubes de 48 mm de diamètre, entièrement réglable , et un nouvel amortisseur arrière de type Uni-Trak, lui aussi entièrement réglable (y compris en compression basse ou haute vitesse). Et pour ralentir la machine, on a des étriers et un maître-cylindre Nissin, combinés à des disques en forme de pétales.

KX327

Le réservoir de carburant, contenant 8,6 litres, est en plastique semi-transparent, ce qui permet d’un coup d’oeil de jauger de l’autonomie restante en fonction du niveau du liquide.

Kawasaki définit l’ergonomie comme laissant une grande latitude de mouvement au pilote ou à la pilote, et la selle comme offrant une bonne adhérence.

Deux modes moteur, qui correspondent à deux courbes de puissance et de couple, sont disponible dans la gestion électronique du monocylindre. On peut les sélectionner via la connectivité avec les smartphone et l’app Rideology propre à Kawasaki.

On ajoute encore que ces machines sont modifiables pour s’adapter aux dimensions et préférences de leur propriétaire, ce qui signifie qu’il y a quatre positions du guidon à choix, et deux pour les repose-pieds.

La puissance, le couple, le poids, les autres mensurations et bien sûr les prix ne sont pas encore communiqués, ni connus.

Pour en savoir plus, vous pouvez vous renseigner sur le site officiel de Kawasaki suisse ou auprès de l’un de nos partenaires de l’Annuaire des pros: 100% 2-roues et K-Motos à Genève (pour le premier) et Carouge (pour le second), la Centrale du Deux Roues à Thônex (GE), Competition Park à Neuchâtel et Motopoint à Sion.

Source: comm. Kawasaki
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