Nouveau – Ducati dévoile la Desmo 450 SM, une supermoto de compétition
La marque italienne a profité de ses 100 ans et de la grande fête World Ducati Week 2026 à Misano pour dévoiler ce nouveau modèle en avant-première sur le circuit de MotoGP, en présence du multi-champion mondial de la discipline, l’Allemand Marc Reiner Schmidt. Plus d’infos suivront en septembre.
Elle s’appelle Desmo 450 SM est c’est la toute dernière arrivée dans la famille 450 chez Ducati. Des motos propulsées par un monocylindre refroidi par liquide de 450 cm3, dont la plupart son faites pour la compétition.
Pour faire court, la Desmo 450 SM est une supermoto, de compétition elle aussi. La marque italienne donnera tout plein d’infos sur ce nouveau modèle d’ici la mi-septembre 2026.
Elle en a déjà révélé quelques-unes, en avant-première, le samedi 4 juillet (aniversaire des 100 ans de Ducati) lors de la World Ducati Week 2026, la grande fête réunissant tous les deux ans des dizaines de milliers de ducatisti dans l’enceinte du circuit de classe mondiale de Misano Adriatico (MotoGP, notamment). Et nous avons pu compléter grâce à un document interne.
Le dévoilement s’est fait sur la scène principale de l’événement, en présence de Giulio Fabbri, chef de la communication produit de Borgo Panigale, lui-même ex-pilote de Supermotard, et de Marc Reiner Schmidt, le multiple champion du monde allemand de la discipline, devenu pour le coup ambassadeur de Ducati dans son domaine.

On le devine, la base pour cette nouvelle Desmo 450 SM est la moto de cross et sa cousine d’enduro de Ducati (lire notre article). Elles partagent le même moteur (sur l’enduro, il est homologué pour la route), le même cadre, le même bras oscillant, la même selle et les mêmes caches en plastique.
On précise que ce n’est pas la première fois que Ducati livre une supermoto. Elle le fait depuis vingt ans avec les modèles Hypermotard, dont la variante V2 vient d’être renouvelée (lire notre article).
On doit aussi mentionner bien sûr l’Hypermotard 698 Mono, avec un gros monocylindre qui, comme la V2, est homologué pour la route (lire notre test sur circuit).
On peut déjà dire que la puissance du mono dans la Desmo 450 SM atteint 63,5 chevaux (46,7 kW) à 9400 tr/min, pour un couple culminant 53,5 Nm (à 7500 tr/min). Le limitateur est annoncé à bien 11900 tr/min! Ducati annonce des soupapes d’admission en titane à tige creuse, et d’échappement en acier chargées au sodium. Cela permet d’avoir une petite réduction de la quantité de masse en mouvement, et donc d’atteindre un régime de rotation élevé tout « en conservant une levée de soupape adéquate ».
L’adoption du système desmodromique cher à Ducati (sur la plupart de ses moteurs sportifs) permet d’avoir à la fois la puissance qu’il faut dans les hauts régimes et un bon couple plus bas dans les tours, nous dit le constructeur.

Côté suspensions, on a du Showa devant et derrière, avec une fourche inversée (49 mm de diamètre), équipée de cartouches fermées, dont les tubes sont traités avec un revêtement « Kashima » (glisse mieux), réglable en compression et détente, jointe à un axe de roue spécifique à ce modèle. L’excursion de suspension atteint 280 mm.
A l’arrière, c’est un mono-amortisseur progressif, réglable en compression (haute et basse vitesses), en détente et en précharge. Débattement de roue: 295 mm. Le té de fourche est usiné en CNC.
On continue avec les freins, signés Brembo. L’étrier avant est un Stylema, à fixation radiale, monobloc et à 4 pistons, pour mordre un disque Galfer de 310 mm, et avec un maître-cylindre radial de chez Brembo lui aussi.
A l’arrière, un étrier monopiston et un disque de 240 mm de diamètre.
La commande d’embrayage est signée Brembo et est hydraulique. Et l’embrayage est un modèle « Slipper » (glissement limité) de la marque Suter, bien connue en compétition. On a comme il se doit cinq rapports de vitesses.

Les pneus sont des Metzeler Racetec SM, dans des dimensions de supermotard, les jantes Excel viennent du fabricant Takasago, et on a du tubeless (moins lourd!). Bref, du matériel sérieusement pensé pour chasser les chronos sur piste.
Le poids à vide est déclaré à 109 kg, et le réservoir d’essence contient 7,2 litres.
Ducati a aussi mis l’accent sur l’électronique, avec un système complet d’assistances permettant de personnaliser la chose pour l’adapter à son pilotage: deux modes de pilotage, deux modes moteur avec des réponses différentes à la commande d’accélération, un contrôle de départ ajustable, un contrôle de traction (TC) sophistiqué et ajustable, et un contrôle de frein moteur réglable.
Le contrôle de départ et celui du frein moteur sont ajustables uniquement en faisant appel à l’app Ducati sur un smartphone, ce qui signifie qu’il faut ajouter le module de connectivité optionnel. Le TC fait appel à des mesures inertielles pour calibrer ses interventions.
On commande ce qui n’a pas besoin de l’app via un bloc de commutateurs sur le guidon. Derniers petits points: la selle culmine à 930 mm du sol, l’angle de châsse est de 25,4 degrés et la châsse elle-même de 85 mm.

Giulio Fabbri a précisé qu’un prototype sur la base de la moto de cross a déjà couru en championnat allemand. On arrive à présent au modèle de série.
Le prix suisse sera de 12690 francs TTC, et ce nouveau modèle sera disponible dès le mois d’octobre dans notre pays. La seule couleur disponible sera bien sûr … le rouge!
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le site suisse de Ducati, ou contacter nos partenaires de notre Annuaire suisse des pros de la moto: Ares Motors à Echandens (VD), Ducati Genève à Vernier, Compétition Park à Neuchâtel, hostettler moto à Sion (VS) ou Motos Vionnet à Sâles (FR).



