L’été cool en chemise et pantalon Rokker – essai
Test équipement

L’été cool en chemise et pantalon Rokker – essai

La mode vintage et celle que l’on nomme parfois la kustom culture pousse nombre d’équipementiers et de marques à ressortir de leurs cartons d’anciens modèles d’habits ou de casques oubliés. Le plus souvent, sous le look rétro se cache une technologie bien moderne, comme pour la plupart des jeans moto désormais disponibles sur le marché, où le denim se mélange ou se superpose avec des fibres techniques comme le kevlar ou l’aramide.

En Suisse, du côté de Widnau, la marque Rokker s’est fait une spécialité de ce genre de vêtements, que ce soit la chemise Rokker ou le pantalon Rokker. Et sa gamme en jeans, qui comprend aussi des vestes, a largement conquis le coeur des bikers. Logique puisque les choppers, scramblers et autres customs à l’ancienne font battre le coeur des fondateurs de cette marque. 

pantalon Rokker
Ici, le jeans Chino Navy, et la chemise Richmond (au guidon).

Certains de leurs jeans s’avèrent portables au bureau grâce à leur coupe évitant toute allusion à l’univers moto, comme ces empiècements pour protections de genoux: aucune surpiqûre, il faut retourner le pantalon à l’envers pour se rendre compte de leur présence. Avec ce Chino Navy, la marque suisse allemande va encore plus loin et propose un pantalon résolument élégant, voire habillé comme demandé pour entrer dans une salle de casino monégasque.

pantalon Rokker

Casual, chic, ce Chino en fait plus que le Denim de ce côté-là et on l’a vérifié au travail: nul-le n’a deviné qu’il s’agissait bien d’un pantalon moto, offrant le même degré de résistance à l’abrasion que le reste de la gamme Rokker grâce à sa construction en sholler-dynatec, possédant un « nanotech coating » qui le rend également résistant à la poussière, au vent et à la pluie.

Résistant et non étanche donc. En clair, en cas d’averse, vous serez néanmoins moins vite trempé qu’avec un jeans normal. Et en partant par un petit matin de printemps aux températures encore fraîches, la barrière contre le froid sera sensiblement supérieure. Grâce à sa membrane Coldblack, la sensation de chaleur sera inférieure à tout autre vêtement moto protecteur. Remarquable pour un tissu d’une couleur aussi sombre!

Richmond, la « Riding Shirt » de Rokker

C’est la grande mode de ces chemises en coton de flanelle dites «de bûcheron» ou encore «biker», dont le look old school cache l’usage de fibres bien modernes pour les rendre anti-abrasion (avec un pouvoir anti abrasif inférieur au cuir, mais tout à fait comparable aux autres habits moto en textile).

chemise Rokker
Avec la chemise Richmond sur le dos, c’est plus chic!

Elle cachent aussi souvent des protections homologuées qui vont bien, ce qui les rend pleinement aptes à remplacer un blouson ou une veste traditionnel durant l’été. Devenues un incontournable de la coolitude sur deux roues, elles se trouvent désormais en références chez plusieurs fabricants. Et même à l’enseigne de grands portails généralistes en ligne. Autant dire que Rokker se devait de réagir. C’est chose faite cette année avec ce modèle baptisé Richmond.

Comme d’habitude avec «the Rokker Company», qui designe en Suisse et produit au Portugal (et non en Asie), le produit vise le haut de gamme niveau tarifs.

Et au niveau des prestations? Votre serviteur possède une autre «riding shirt» avec laquelle il a déjà parcouru plusieurs milliers de kilomètres. Du coup autant commencer par la conclusion: comme pour les pantalons de la marque, la différence se fait à travers de multiples détails qui au final justifient un prix supérieur. 

A commencer par une coupe impeccable, qui rend la Richmond très confortable et tout à fait apte à être portée au quotidien. Les poches s’avèrent pratiques et en nombre suffisant (deux à l’extérieur, bien visibles, deux autres à l’intérieur se fermant par fermeture éclair), les protections (épaules-coudes-dorsale, homologuées) sont invisibles ou presque pour la dorsale; et la doublure intérieure en jeans stretch se montre très agréable sur un t-shirt, contrairement au mesh synthétique qui équipe souvent les modèles concurrents.

chemise Rokker
Il y a bien sûr une poche pour un smartphone. Ou pour autre chose…

Et puis il y a la membrane Coolmax qui change tout, surtout sous un soleil écrasant qui reste le moment de port privilégié de ce type de chemise-veste: ça respire, on ne transpire pas et la doublure ne devient pas «collante». D’autant que des zips d’aération peuvent être ouverts sous les bras.

Et comme un bonheur ne vient jamais seul, cette membrane offre aussi une (certaine) résistance au vent et au refroidissement soudain. Si l’on part plusieurs jours, ou en cas de rentrée tardive, mieux vaut tout de même prévoir un petit pull ou une polaire fine. Comme pour un blouson en cuir léger, quoi. Grâce à la météo capricieuse, nous avons testé. Et disons qu’en dessous de 10 degrés, la petite couche de chaleur supplémentaire sera indispensable pour rouler confortable. Mais c’est aussi vrai pour les gants purement été, on ne vous apprend rien.

La Richmond n’est pas vendue comme étanche, pour du coton même traité anti-abrasion on s’en doute, mais elle est tout de même suffisamment «rain resistant» pour tenir un petit quart d’heure sous l’averse avant que vous ne commenciez à vous sentir prêt pour le concours de t-shirt mouillé. Bilan largement positif, donc: par définition assez peu polyvalente, une «riding shirt» n’en offrira jamais autant qu’une veste toute saison en Cordura.

Mais réservée à l’usage qui est le sien, la Richmond, comme le pantalon Rokker testé ici, ne ment pas sur la promesse de vous transformer illico en rider stylé. Et pas seulement pour traverser le quartier. 

Prix:

Pantalon Rokker Richmond: 385 frs

Rokker Chino Navy: 499 frs

Dispo directement sur le site www.therokkercompany.com, où se trouve aussi la liste des détaillants. Vous pouvez aussi vous adresser à notre partenaire de l’Annuaire des professionnels de la moto, Royal Racer Lausanne.

Photos: Jean-Baptiste Rozain / @madpik_photographie

Article mis à jour le 9 juillet 2021 à 18:05

Auteur

Pierre Lederrey

Pierre Lederrey

Pierre est notre gantleman rider flegmatique. Aussi taquin qu’il est malin, il navigue dans les eaux du journalisme et de la moto comme un poisson dans l’eau. Père de deux enfants, il est probablement celui parmi nous qui change le plus souvent de monture.

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