Rencontre émue avec la nouvelle BMW R18

Publié le 3 avril 2020 par Jérôme Ducret.

Photos: DR.

Présentation

Rencontre émue avec la nouvelle BMW R18

C’est un tout nouveau chapitre qui s’écrit avec la nouvelle BMW R18. Ce nouveau modèle bavarois a été présenté officiellement au monde le vendredi 3 avril via notamment une vidéo d’une dizaine de minutes tournée en Afrique du Sud avant l’arrivée de la pandémie de Covid-19 qui a depuis lors envahi le monde, dont l’Allemagne et le reste de l’Europe.

Cette vidéo était en fait le neuvième et dernier épisode d’une série de petits films produits par BMW Motorrad sous le titre « a Bavarian Soulstory », durant lesquels un influenceur américain découvre petit à petit les caractéristiques de la nouvelle machine, petit bout par petit bout, jusqu’au final où il a l’occasion de rouler sur la R18.

Un test international aurait du être organisé pour la presse spécialisée, mais il n’en est plus question. On rappelle au passage qu’en Allemagne, les usines de BMW sont à l’arrêt jusqu’à nouvel avis (qui pourrait arriver le 19 avril prochain).

En attendant donc de pouvoir rouler avec la nouvelle BMW, voici ce que nous dit BMW Motorrad.

la nouvelle BMW
La R18 dans sa version de base, en finition exclusive « First Edition ». Notez les échappements du genre « queues de poissons » réinterprétés.

Le moteur est de type traditionnel chez BMW, c’est un bicylindre de type boxer, qui est ici refroidi par air. Il est gros, très gros même. C’est en fait le plus gros boxer jamais produit par BMW, avec 1802 centimètres cubes de cylindrée. Mécaniquement, il mêle des traits archaïques et modernes, avec notamment des culbuteurs latéraux, comme sur les toutes vieilles BMW (lire notre présentation de ce moteur). Mais il est bien sûr doté de l’injection électronique et a même des modes de pilotage sélectionnables.

En termes de performance, ce géant délivre un maximum de 91 chevaux (67 kW) à seulement 4750 tr/min. On comprend très vite que tourner haut dans les tours n’est pas son truc. Le maximum est fixé à 5750 tr/min, et le ralenti est à 950 tr/min. De 2000 à 4000 tr/min, on a plus de 150 Nm de couple (maximum 158 à 3000 révolutions), ce qui est considérable. On devrait ainsi avoir des accélérations gargantuesques avec relativement peu d’effort. Et BMW nous dit que l’expérience de conduite s’accompagne d’une sonorité pleine et agréable.

Pour vous faire une petite idée de cette expérience, vous pouvez visionner le chapitre neuf de « a Bavarian Soulstory ».

Cette moto est un « cruiser », soit une machine réduite à l’essentiel, avec une position de conduite basse, un large guidon, un gros moteur, un look rétro, et qui vous invite à avaler les miles sans effort dans une attitude cool et relax. une Harley ou une Indian, pour certains. Sauf que c’est une BMW, qui en plus ne tente pas d’imiter les machines américaines, mais fait plutôt référence à l’histoire de la marque allemande. En effet, de nombreux éléments de la nouvelle R18 sont des clins d’oeil appuyés à un modèle icônique du constructeur allemand, la BMW R5 de 1936.

la nouvelle BMW
La BMW R5 historique, à gauche, et la toute nouvelle R18, à droite.

En conformité avec cette filiation, la R18 a un cadre fait d’une double boucle en acier, dont l’arrière semble être dépourvu de suspension. Et avec un bras oscillant qui entoure l’axe de transmission par cardan, dont la partie arrière est exposée à l’air. La qualité des soudures et des détails est impressionnante. On a un savant mélange de parties forgées et coulées, avec une grande quantité de métal et pour ainsi dire pas de plastique, Il y a aussi pas mal de parties chromées. Mais aussi pas mal de possibilités de personnaliser le look de cette nouvelle BMW.

Les quatre R18
Voici un échantillon des possibilités de personnalisation de cette nouvelle moto.

D’emblée, on nous présente quatre personnalisations, qui diffèrent par le guidon, la selle, la boucle arrière du cadre, les pots d’échappement, les jantes et les finitions. Cela va du style traditionnel allemand, fidèle à la R5, avec ses jantes à rayons, jusqu’au bobber plus américano-centriste, avec un guidon aux poignées surélevées de type Apehanger et des jantes à bâtons du genre Impeller. Et tout ce que l’on peut imaginer entre deux, bien sûr. La R18 suit en fait la voie de la personnalisation ouverte chez BMW avec la désormais célèbre R NineT.

la nouvelle BMW
La R18 est pensée pour un pilotage relax sur le couple du gros moteur. Avec de belles accélérations.

La fourche téléscopique est dotée de fourreaux protecteurs, comme au temps jadis. Elle est super costaude, avec 49 mm de diamètre (pour un débattement de 120 mm). Les deux disques de frein à l’avant (300 mm de diamètre, comme le disque arrière) sont mordus par de puissants étriers à 4 pistons. Il y a un ABS BMW qui est partiellement combiné (le frein avant actionne aussi l’arrière, le freinage étant réparti électroniquement). La roue avant de 19 pouces peut être remplacée par une de 21 pouces, ou même de 18 ou de 16 pouces. Le catalogue des accessoires et des personnalisations possibles et conséquent. On a 16 pouces à l’arrière, et une suspension faisant usage d’un parallélogramme en acier (débattement de 90 mm) et dont l’amortissement peut être ajusté, presque comme sur la glorieuse ancêtre R5.

La transmission utilise un embrayage à un seul disque, mais il y a une fonction anti-dribble mécanique, qui limite les dérapages de l’arrière quand rétrograde un peu trop brusquement. Mieux, un contrôle électronique de frein moteur à  la décélération (MSR) est fourni de série, ce qui donne un second filet de sécurité. Il y a aussi de série un anti-patinage (désactivable) et, on l’a dit, trois modes de pilotage électroniques. Ils portent les sympathiques noms de Rain, Roll et Rock. On vous laisse deviner lequel de ces trois modes donne la réponse la plus franche à la commande d’accélération et permet le plus de drift!

cardan R18
Le cardan de la R18 est apparent. Un clin d’oeil historique.

En option, on peut ajouter une marche arrière électrique (!) et une aide au démarrage en côte. On précise que la nouvelle BMW pèse la bagatelle de 345 kg en ordre de marche. On signale également un empattement respectable: 1731 mm entre les deux axes de roues, et un angle de chasse qui vise avant tout la stabilité: 32,7 degrés.

La position de conduite est décontractée, les pieds étant placés juste derrière les imposants cylindres, et le guidon étant large et facile à atteindre. La selle est basse: 690 mm du sol.

feu R18
Le projecteur à LED de la R18 et sa signature lumineuse caractéristique.

Les phares sont entièrement à LED et leur esthétique marie le contemporain et l’historique. Une autre option consiste en un système de feux de virage (de série en Suisse), qui permettent de mieux éclairer l’intérieur du virage de nuit. Le tableau d’instruments incorpore une petite fenêtre digitale dans un compteur circulaire. C’est simple, efficace et beau. On commande tout depuis les boutons sur le guidon. Y compris les poignées chauffantes. Le luxe s’étend à un système de clé sans contact pour le démarrage.

Ecran
Le tableau de bord est simple et élégant. Le mot « Rock » désigne le mode de pilotage électronique sélectionné!

Les premiers exemplaires de la R18 seront réalisés dans la finition « First Edition », avec des détails chromés, du noir très classieux et une décoration à la main intégrant de classiques lignes blanches. Sans oublier un badge spécial sur la selle et deux ou trois autres détails recherchés, comme les feux de virage. La First Edition est l’édition standard en ce moment pour le marché suisse.

On ne sait bien sûr pas quand la moto sera disponible en Suisse ni d’ailleurs sur les autres marchés. Mais ce devrait être encore cette année, probablement après la fin de l’été. On sait par contre qu’il en coûtera au minimum 23650 frs, et qu’une collection d’habits et d’accessoires sera disponible. Sans oublier des kits de personnalisation signées du célèbre designer californien Roland Sands, des échappements interchangeables de chez Vance & Hines, et des selles custom de la marque américaine Mustang.

Source comm. BMW Motorrad

Commentaires2 commentaires

2 commentaires

  • Franco

    Très belle réalisation, à base de matériaux nobles, qui à ne pas douter, va faire de l’ombre à certaines productions d’outre-Atlantique. On attend des déclinaisons « Tourime ».
    Pour ma part je trouve dommage de ne pas avoir câlé le radiateur entre les deux tubes du berçeau dans sa partie supérieure, il serait moins exposé et l’ensemble serait plus gracieux.

    • Jérôme Ducret

      Bonjour Franco et merci pour ce petit message!
      Effectivement, c’est un choix conceptuel de BMW. IL faut dire qu’avec le radiateur entre les deux tubes de cadre, on ne verrait plus le logo à l’hélice 😉

      Jérôme Ducret, rédacteur responsable

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