Les Norton Atlas, deux nouveaux scrambler mid-size pour 2019
Nouveautés 2019

Les Norton Atlas, deux nouveaux scrambler mid-size pour 2019

La marque britannique exclusive, après s’être focalisée sur les gros twins néo-rétro et la Superbike à moteur V4, propose sa première moto « abordable », avec les Atlas Ranger et Nomad.

Elles s’appellent Norton Atlas. On devrait pouvoir les commander à partir de la seconde moitié de 2019. Ces nouvelles motos produites par la petite (mais riche en tradition) marque anglaise Norton ne sont pas des gros twin néo-rétro, comme la nouvelle Norton Commando, ni des superbike crachant le feu et exclusive, comme la Norton V4 RR. Il s’agit plutôt, étonnamment, de moyennes cylindrées semblant nettement plus accessibles au commun des mortels (on ne connaît cependant pas encore le prix, ni le nombre d’unités produit pour la première année).

Et ce sont des Scrambler. Une appellation faisant référence aux années 1950 à 1970, où les vraies motos de tout-terrain n’existaient pas encore, ou n’avaient pas encore connu le développement qu’elles ont eu par la suite. Mais il était assez courant, surtout aux Etats-Unis, que l’on « scramblérise » une moto de route normale, en l’équipant de pneus  à crampons ou approchant, en faisant remonter son échappement pour le mettre à l’abri de l’eau et des projections de gravier, en modifiant son guidon, sa selle… mais en conservant plus ou moins des caractéristiques rendant possible de rouler sur une route. En anglais, « to scramble » veut dire plus ou moins « mélanger ». En gros, on a affaire à une moto bonne à tout faire. La GS des temps d’alors…

C’est cette voie qu’a choisi Norton, une marque qui a disparu durant de nombreuses années avant de renaître de manière modeste mais remarquée en 2008 (lire à ce propos notre interview avec son boss Stuart Garner lors du dernier salon Swiss-Moto en février 2018).

Stuart Gardner parle pour les Norton Atlas (il y a deux variantes, la Nomad et la Ranger) d’une « moto pour l’hiver », censée être robuste et polyvalente. Ce qui correspond peu ou prou au choix du Scrambler. Le moteur est une dérivation du gros V4 sportif implanté dans la Norton V4 RR. Ce nouveau propulseur est un bicylindre parallèle  refroidi par liquide, de quelque 650 cm3. En quelque sorte, la moitié du V4, avec l’alésage légèrement plus grand.

Le moteur en question offre selon Norton un  maximum de 84 chevaux à 11000 tr/min, et un couple (la capacité à accélérer) maximal de 64 Nm. Des valeurs dans la (bonne) moyenne pour ce genre de cylindrée et ce genre d’architecture (double arbre à cames en tête, refroidissement liquide, transmission primaire par chaîne). L’ordre d’allumage de 270 degrés, comme sur les Triumph Classic les plus récentes ou les nouvelles BMW de la série F, promet un ressenti et une pulsation similaire à celle d’un bicylindre en V. Agréable et vivant, donc. En tout cas si l’on en juge le dossier technique de la machine, sans avoir encore pu l’essayer.

La gestion de l’accélération est entièrement électronique. Ce qui devrait entre autres permettre le respect des normes anti-pollution européennes les plus récentes.

Le châssis est composé d’une structure principale en tubes d’acier, sans soudure, précise Norton, accouplée à un bras oscillant double en aluminium d’une jolie forme faisant la jonction avec la roue arrière. Celle-ci est suspendue par un mono-amortisseur progressif réglable en précharge (avec réservoir de gaz séparé).

La roue avant, elle, est suspendue par une fourche télescopique plutôt costaude (50 mm de diamètre), entièrement réglable. Et le freinage est confié à deux disques de 320 mm mordus par des étriers radiaux et monoblocs du spécialiste italien Brembo. Norton ne dit pas si l’ABS est désactivable, ni si la machine est équipée d’autres aides électroniques au pilotage (cela ne semble pas le cas).

Deux version: la Norton Atlas Nomad et la Ranger

L’Atlas Nomad est la version plus spécifiquement dédiée à la route, avec une jante antérieure de 18 pouces, et postérieure de 17 pouces, et des suspensions aux débattements modérés: 150 mm, et 824 mm du sol pour la selle. Le pare-boue avant est en position basse classique des motos de route. Mais le pot d’échappement est relevé sur le côté droit, comme sur tout vrai scrambler. Et les jantes sont à rayons (en aluminium poli).

L’Atlas Ranger (en photo ci-dessu) est plus propice aux excursions en tout-terrain: 200 mm de débattements de suspensions, jante et pneu avant de 19 pouces et, apparemment, inclusion d’un sabot moteur dans le paquet, avec un garde-boue haut, comme sur les motos d’enduro.

Norton Atlas
Et voici la version Nomad, plus routière, de la Norton Atlas

Dans les deux variantes, on a un empattement assez court de 1470 mm et un angle de chasse de 24,2 degrés, ce qui sur le papier toujours devrait privilégier l’agilité. Sachant que le poids à sec est déclaré à 178 kg, auxquels il faut ajouter le réservoir d’essence de 15 litres.

Ces deux motos seront disponibles en cinq coloris sobres (argent, blanc, gris, rouge sombre ou gris, d’ici la seconde moitié de l’année 2019 pour l’Europe, Suisse comprise. C’est ce qui est annoncé pour l’instant.

 

Photos: DR
Source comm. Norton

Auteur

Jérôme Ducret

Jérôme Ducret

Journaliste - 47 ans, 1m70, 80 kg - habite à Lausanne - marié, deux enfants. Aime les Italiennes et les Anglaises, mais n'est pas sectaire. A l'aise dans les ronds-points et les petites routes.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *