Avec le QV Pro, Arai se met (enfin) à l’écran solaire
Test casque

Avec le QV Pro, Arai se met (enfin) à l’écran solaire

L’un des derniers nés de la gamme touring du fabriquant japonais trouve une solution originale à un problème que cette marque est la seule à se poser: comment intégrer une visièe anti-soleil sans réduire l’épaisseur de la calotte protectrice.

QV Pro. Deux mots qui à première vue ne veulent pas dire grand chose. Et pourtant, il s’agit d’une révolution pour le fabriquant japonais de casques moto premium Arai. car on parle bien d’un nouveau casque, conçu pour un usage « touring », et que nous avons pu tester dans différentes situations.

Ce qui distingue le QV Pro de ses frères de gamme, c’est en premier lieu une visière solaire rabattable. Cela des années qu’Arai résiste à cette tendance présente chez tous les concurrents (même Shoei), affirmant que rajouter une visière protectrice à l’intérieur de la calotte se ferait au détriment de la solidité de celle-ci.

On a donc trouvé une solution originale en posant ladite visière anti-éblouissement à l’extérieur, soit par-dessus la visière transparente normale. Une sorte de sur-écran.

Nous avons parcouru plusieurs centaines de kilomètres d’autoroute, de route et de rues avec ce casque. Et l’on peut dire que le système fonctionne bien. Une fois mis en place, l’écran anti-soleil du QV Pro diminue suffisamment la luminosité pour que l’on puisse rouler en fin de journée sans devoir à tout moment cligner des yeux. Il y a bien une partie du visage qui n’est pas « couverte », mais cela ne porte pas à conséquence.

QV Pro
Avec les deux visières relevées.

Et quand on relève l’écran du QV Pro, il reste en place presque sans vibrer, même à 120-130 km/h. Par contre, il est probable que ce système de double visière augmente le niveau général de bruit selon la vitesse à laquelle on roule. En tout cas, le QV Pro ne fait pas partie des casques les plus silencieux, loin de là.

QV Pro
Et les deux visières abaissées.

Mais cette caractéristique va de pair avec une excellente aération. Un trait commun à presque tous les Arai. On a des entrées d’air sur le sommet, au menton, et même sur le haut de la visière (transparente), que l’on peut toutes fermer ou ouvrir. Il y a aussi des sorties ouvrables-fermables à l’arrière. Le dispositifi anti-buée Pinlock est fourni dans la boîte du casque. Il n’y a plus qu’à l’installer. Et pour cela, il faut sortir la visière (la transparente, vous aurez compris). C’est plus facile que par le passé sur un casque de cette marque, mais ce n’est pas encore au top de la praticité.

A l’enfilage, on doit forcer un peu les joues. Mais une fois endossé, le QV Pro est confortable bien qu’un peu serré. Difficile de siffler de la bouche et des lèvres dans les tons graves, en roulant… il ne fait pas trop chaud sous le heaume, même par plus de 30 degrés dehors. Et pas trop froid à la mauvaise saison pour peu que l’on close les aréations. On peut enlever les mousses pour les aérer et/ou les laver. C’est très facile. Ou pour installer un intercomm, dont les écouteurs se posent sans souci. Une monture de lunettes – de soleil ou de vue – prend place tout aussi aisément.

La visibilité est excellente. Le seul souci vient lors du nettoyage. On n’a plus une, mais deux visières à poutzer! On note au passage que la visière solaire est la même que celle qui équipe aussi l’Arai RX-7V plus sportif. Et qu’elle est disponible en option pour d’autres modèles.

Côté sécurité, la jugulaire adopte comme souvent sur un casque de cette marque la double boucle avec anneau en D. Gage de sérieux et garantissant que cela ne va pas s’ouvrir au moindre choc un tant soit peu prononcé. Mais c’est aussi énervant quand on porte des gants et que l’on veut enlever ou remettre son casque. On ne peut pas tout avoir.

Et oui, le prix est toujours salé: près de 840 francs. Mais la qualité est au rendez-vous, et la casque va durer un bon moment. Il faut juste éviter de le laisser tomber sur l’une des pièces externes assurant l’aération. Elles sont conçues pour se casser en cas de choc. De nouveau ce souci de la sécurité, poussé à l’extrême!

Photos: Pierre-Alexis Resca, Jérôme Ducret

Article mis à jour le 25 février 2021 à 12:01

Auteur

Jérôme Ducret

Jérôme Ducret

Journaliste - 52 ans, 1m70, 80 kg - habite à Lausanne - marié, deux enfants. Aime les Italiennes et les Anglaises (les motos, bien sûr), mais n'est pas sectaire. A l'aise dans les ronds-points et les petites routes, et s'est découvert récemment une passion pour l'Aventouring en tout-terrain.

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