On apprendra à piloter une moto au sec à Moudon avec Monnier

Publié le 3 octobre 2015 par Jérôme Ducret.

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On apprendra à piloter une moto au sec à Moudon avec Monnier

[vc_row][vc_column][vc_column_text][vc_row][vc_column][vc_column_text]Des dizaines d’années de compétitions en motocross, enduro, supermotard et rallye, dont le prestigieux «Paris-Dakar», ont laissé des traces. Olivier Monnier n’a pas la démarche d’une ballerine. Mais il déborde d’énergie. Caparaçonné dans son équipement, il monte sur une butte de terre pour mieux présenter son nouveau
projet: le Centre pédagogique romand de pilotage (CPRP).

Derrière cette appellation, Olivier Monnier imagine créer en fait une véritable école du deux-roues. Elle serait à la fois ludique, pédagogique et préventive. «Plus les jeunes apprennent tôt les réflexes, mieux ils seront armés pour affronter le trafic en toute sécurité», explique ce pilote chevronné. C’est à Moudon, au coeur de la Broye qui l’a vu naître il y a cinquante ans, que cette figure du motocyclisme romand est en train de faire sortir de terre un projet unique en son genre: le centre, indoor, pourra en effet organiser des cours en toutes saisons.

Pour cela, Olivier Monnier a converti une halle complète de l’ancienne fonderie moudonnoise en terrain d’entraînement naturel, mais à l’intérieur. Enfants et adultes pourront venir y apprendre les rudiments de la conduite en deux-roues aussi bien qu’y suivre des cours de perfectionnement plus pointus, comme les freinages ou l’évitement d’obstacles. Il y a même déjà un site Internet.

La piste en extérieur.
Deux camps ephémères ont pu être organisés pour les jeunes.

«Les statistiques le montrent: le nombre de deux-roues motorisés ne cesse de croître, et ça ne va pas baisser, quand on voit l’engorgement des villes par les automobiles, dit-il. Les gens doivent apprendre à regarder, à anticiper, à freiner.»

Le dossier définitif d’aménagement n’a pas encore été mis à l’enquête, Olivier Monnier a déjà pu organiser deux camps de vacances cet été, de manière toute provisoire, pour une dizaine de jeunes motards. La commune de Moudon, qui semble voir ce projet d’un bon oeil, ne l’en a pas empêché.
L’objectif est d’avoir une piste intérieure, au sec et en terre, et deux autres à l’extérieur: une en terre et une en bitume, qui permettra d’entraîner les freinages d’urgence et la précision de la conduite notamment.

Terrain formateur
Slalom, transfert d’équilibre, recherche d’adhérence ou gymkhana, la formation se fera sur des motos tout terrain. «Ce n’est pas une école de motocross, précise d’emblée Monnier. On ne forme pas des futurs compétiteurs, mais des usagers lambda.» Une moto d’enduro est plus joueuse qu’une moto de route ou un scooter.
«Sur le terrain, ça monte, ça descend, on s’amuse avec la gravité et l’adhérence, il faut du doigté, de l’équilibre. Si vous maîtrisez votre moto ici, vous pouvez aller partout ailleurs ensuite», dit-il. Olivier Monnier met tout à disposition, de la moto (il y en a une quarantaine de 50 à 250 cm3) à l’équipement complet pour le novice.

Olivier Monnier a de l'enthousiasme à revendre.
Olivier Monnier a de l’enthousiasme à revendre.

Lancé il y a deux ans, puis bloqué par des oppositions (levées depuis), le centre attend encore une décision sur un dernier recours pour devenir une institution pérenne. «J’ai signé un bail de dix ans pour le terrain et la halle, explique Olivier Monnier. Les études d’impact montrent que le bruit est loin d’être un problème. Nous allons aussi travailler à l’avenir avec des motos électriques, nous en avons déjà d’ailleurs. Que le moteur soit à essence ou à électricité, il faudra toujours former celui qui est dessus.»

Motards exposés
Même si le nombre de motards tués sur la route a diminué de moitié en vingt ans, les deux-roues paient toujours un lourd tribut à la route. L’an dernier, 53 personnes sont mortes alors qu’elles circulaient à moto ou à scooter, selon l’Office fédéral de la statistique. «Les motards doivent particulièrement s’entraîner à voir, à être vu et à anticiper le comportement des autres usagers de la route», insiste Olivier Monnier. D’après le Bureau de prévention des accidents (BPA), dans deux accidents sur trois impliquant un motocycliste, ce dernier n’est pas fautif.

Par Christian Aebi, article déjà paru sous une autre forme dans le quotidien 24 heures, photos Philippe Maeder

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Commentaires2 commentaires

2 commentaires

  • Sorrentino

    Bonjour suite à notre téléphone d’env Une semaine j’aimerais Inscrire mon fils de 12 ans le samedi -8.12.18 si vous avez de la disponibilité merci et salutations

    • Jérôme Ducret

      Bonjour
      Nous ne sommes pas le CPRP. Nous sommes le magazine d’info et d’actu moto suisse actumoto. Je vous prierai de vous adresser directement au CPRP, http://www.cprp.ch. Merci.

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