Ce que le marché moto et scooter apporte à l’économie suisse
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Ce que le marché moto et scooter apporte à l’économie suisse

En additionnant la vente de véhicules neufs et d’occasion, les services et les équipements, la branche génère un chiffre d’affaire d’environ un milliard de francs et procure 7000 places de travail.

Les chiffres qui suivent sont émis par l’Office suisse de conseil pour deux-roues (OSCD), qui parle ici l’ensemble des importateurs, filiales de grand groupes ou non, que ce soit pour les véhicules ou pour les équipements et accessoires. Ils sortent en raison du contexte économique particulier en Suisse en ce début d’année, avec notamment un franc de plus en plus fort face à un euro de plus en plus faible, et de nombreuses marques qui répercutent à la baisse cette évolution sur leurs prix neufs.

L’argument très simple qui se cache derrière cette analyse, c’est de dire que la branche du deux-roues profite à l’économie suisse, en revenus et en postes de travail, et que ceux et celles qui achètent une moto ou un scooter en Suisse permettent de conserver ces emplois et ces rentrées fiscales dans le pays.

En résumé, l’OSCD estime à un milliard de francs le chiffre d’affaires généré par ce secteur, et à 7000 les emplois qui en dépendent, directement ou non. De ce dernier chiffre, on compte 6000 jobs directs, dont 1000 occupés par des jeunes (places d’apprentissage), et 1000 indirects (assurances, pompistes, moniteurs moto-école, etc.).

Parc suisse de 420000 motos et de 280000 scooters
On apprend encore que les commerces de deux-roues occupent de 2 à 30 personnes, tandis que chez les importateurs, le chiffre d’employés varie entre 5 et 60 par firme. La branche gère et entretient rien qu’en Suisse un parc de deux-roues à moteur comptant 420’000 motos et 280’000 scooters ainsi que 170’000 cyclomoteurs.

La vente de véhicules neufs a généré 435 millions en 2014
En 2014, les importateurs et le commerce ont écoulé 44’724 nouvelles motos et scooters. Considérant un prix de vente moyen de 15’000 francs par moto et de 4’000 par scooter, les ventes de nouveaux véhicules de ces deux catégories ont généré un chiffre d’affaires de 435 millions de francs, les ventes de véhicules d’occasion s’y ajoutant à hauteur de 160 millions de francs. Le chiffre résultant de travaux d’entretien, réparations, commerce et vente de pièces de rechange, accessoires et équipement s’est élevé à 400 millions de francs, à savoir quelque 40% du chiffre d’affaires total d’un milliard de francs.

Enfin, pour la publicité, les imprimés et les relations publiques, la branche a dépensé 40 millions de francs l’an passé, la TVA pour tous les domaines a rapporté 80 millions de francs au fisc. Et l’utilisation des cyclomoteurs, scooters et motos par les usagers a dégagé en sus 300 millions de francs pour assurances et taxes des véhicules, 20 millions pour les vignettes autoroutières et 120 millions de taxes douanières sur les carburants. Au total, cela fait encore 560 millions de prestations supplémentaires à l’économie et de recettes fiscales. Vu comme ça, ça vaut la peine d’acheter suisse.

Par Jérôme Ducret, source comm. OSCD

 

 

Auteur

Jérôme Ducret

Jérôme Ducret

Journaliste - 51 ans, 1m70, 80 kg - habite à Lausanne - marié, deux enfants. Aime les Italiennes et les Anglaises (les motos, bien sûr), mais n'est pas sectaire. A l'aise dans les ronds-points et les petites routes.

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