Du Haut-Valais au Tessin et à la célèbre Tremola
Valais

Du Haut-Valais au Tessin et à la célèbre Tremola

On peut commencer cette balade à Brigue. Il faut compter une bonne partie de la journée, et s’assurer des conditions météo, qui peuvent changer très vite en altitude. Prévoir des habits de pluie et des sous-vêtements thermiques. Mais le passage par la vieille route du Saint-Gotthard, la Tremola, est un must.

A partir de Brigue, on remonte le haut de la vallée du Rhône. Au début, il y a quelques virages sympathiques, mais souvent encombrés de tout un tas de trafic divers, puis on se retrouve dans la verdoyante vallée de Conches, avec ses églises aux toits pointus ou bombés. Là, c’est tout droit, ou presque. On peut se relaxer et profiter du paysage.

En arrivant dans le petit village d’Ulrichen (commune de Goms), prendre la direction du col du Nüfenen (Nüfenenpass), à droite. Et on attaque alors le plus haut col de Suisse (entièrement en Suisse), qui culmine à 2478 mètres.

Il n’est pas rare d’apercevoir des marmottes sur le qui-vive, et des rapaces qui les guettent durant la montée, toute en lacets à flanc de montagne. Au col, on peut s’arrêter un moment, prendre un thé ou une bière et profiter de la fraîcheur.

Puis la descente mène, toujours dans un paysage étonnant, vers le canton du Tessin, plus exactement jusqu’à Airolo, l’entrée du tunnel du Gotthard – que l’on ne va bien sûr pas prendre. La route du col nous attend. Mais on ne va pas non plus prendre la route moderne, même si elle ne manque pas d’intérêt. On conseille de s’engager sur la vieille route pavée, qui répond au doux nom de « Tremola ». Ce qui signifie « la tremblante ». Le début n’est pas évident à trouver. Un indice, si vous passez sur un viaduc au-dessus de la caserne d’Airolo, c’est que vous êtes sur la route moderne – et donc que vous avez tout faux.

La tremola est un bon test pour les suspensions, et un paysage unique, avec de magnifiques lacets bien étagés, et même parfois une diligence sur la route, pour le bonheur des touristes. Le sommet est atteint à 2091 mètres, qui en semblent bien plus! Il y a un « Hospiz » où souffler un moment, à côté de plusieurs mini lacs glaciaires.

Une petite descente permet de joindre l’entrée de localité d’Hospental, où l’on va bifurquer à gauche pour attaquer le col de la Furka. Ce faisant, on suit la fameuse rivière Reuss, connue plus bas pour son fameux pont du Diable – que l’on ne verra donc pas. C’est tout droit jusqu’aux premiers lacets, qui ne manquent pas de sel. Il faut se méfier des troupeaux de cyclistes en pleine descente, qui ont tendance à élargir leur trajectoire, surtout en plein brouillard – ça arrive, là-haut.

Le col se situe à 2431 mètres et sépare les cantons d’Uri et du Valais. On peut admirer le paysage derrière, devant soi, à gauche, à droite, partout. C’est impressionnant. L’asphalte des deux côtés est excellent et la route est raisonnablement large. C’est faisable en Electra Glide comme en S 1000 RR. Juste avant le sommet du col côté uranais, on peut remplir sa bouteille d’eau de source potable, sur le bas-côté droite. Et en redescendant, la visite de la grotte de glace du glacier du Rhône vaut elle aussi le détour.

Il ne reste plus ensuite qu’à choisir entre un nouveau col, celui du Grimsel, qui mène dans le canton de Berne et les vallées aboutissant aux lacs de Thoune et d’Interlaken, ou la redescente dans la vallée de Conches, après Gletsch et une route passant dans un goulot d’étranglement où l’on retrouve la forêt et les arbres, l’altitude baissant.

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