La Supernaked Kawasaki Z H2 SE, avec suspensions électroniques
Motos à compresseur

La Supernaked Kawasaki Z H2 SE, avec suspensions électroniques

La marque japonaise ajoute dans sa gamme de motos à moteur suralimenté une nouvelle version encore mieux équipée de la Z H2. Les plus consistent en des suspensions semi-actives de Showa et en des étriers de frein avant Stylema de Brembo. Prix pas encore annoncé pour la Suisse.

Une nouvelle Kawasaki Z H2 SE est annoncée pour l’année 2021. Elle vient flanquer la Z H2, la Supernaked d’Akashi qui propose la technologie du moteur suralimenté (avec compresseur) dans le segment des roadster de grosse cylindrée (lire notre essai). Les deux variantes de ce modèles diffèrent par l’équipement, et probablement par le prix, même si l’on n’a pas encore le nombre de francs qu’il faudra débourser pour obtenir la Z H2 SE, à partir du mois de février 2021.

Les gros plus de la SE consistent en ses freins. Avec à l’avant des étriers Brembo Stylema à 4 pistons radiaux qui mordent les deux disques de 320 mm, et un maître-cylindre radial lui aussi. Au lieu des étriers monoblocs M4.32 de la même marque. Un petit cran au dessus pour ce qui est l’endurance des freins, de leur dosage et du feedback offert au pilote. Et c’est en gros le top de gamme chez Brembo, que l’on trouve chez pas mal de motos sportives du marché actuel.

Les étriers Brembo Stylema (monoblocs et radiaux) sont propres à ce nouveau modèle SE.

Mais la Z H2 SE a surtout aussi un système de suspension qui fait appel à l’électronique pour son action et ses réglages. Ce sont toujours des éléments (fourche inversée et mono-amortisseur) Showa, mais l’amortissement se fait de manière automatique en se basant sur les données récoltées notamment par une centrale de mesures inertielle (IMU, en anglais abrégé) à six axes. Une IMU qui est d’ailleurs déjà présente sur la Z H2 de base, et qui permet aux contrôles de traction, de freinage anti-blocage, de contrôle de démarrage rapide (Launch Control) et ainsi de suite de fonctionner de manière fluide en tenant compte des mouvements et de la position de la moto dans l’espace (sur six axes).

Le cockpit de la nouvelle Z H2 SE. On voit notamment le haut des suspensions Showa électroniques semi-actives, avec les capuchons abritant les servo-moteurs pouvant faire varier l’amortissement en quelques millisecondes.

Ce système, qui est aussi présent sur la version SE du grand trail de voyage de Kawasaki, la Versys 1000, adapte l’amortissement aux conditions de roulage et aux impulsions du ou de la pilote, compensant notamment les tassements au freinage ou à l’accélération pour que la moto garde une assiette plus constante. Et l’accélération, c’est justement un des points forts de la Z H2, avec son moteur suralimenté qui développe jusqu’à 200 chevaux (à 11000 tr/min) et surtout qui délivre un couple énorme sur toute la plage des régimes utiles.

Kawasaki Z H2 SE
La Kawasaki Z H2 SE en pleine action sur circuit.

Sinon, la Z H2 SE conserve bien sûr toutes les fonctions présentes sur sa soeur Z H2, comme un éclairage entièrement à LED, un style dit « Sugomi » acéré, un tableau de bord en couleur (technique TFT) incluant un module Bluetooth pour la connectivité avec les smartphones, des commandes au guidon et un cadre en treillis permettant de contenir le poids. Sans oublier le régulateur de vitesse ajustable et l’embrayage assisté et anti-dribble.

Le tableau de bord en couleur ressemble furieusement à celui de la Z H2. Notez la fonction « KECS », qui correspond aux suspensions électroniques.

Le poids déclaré à vide (ce qui veut dire en ordre de marche, avec les pleins) est de 240 kg, à peine plus que les 239 kg de la Z H2 standard.

Quant au coloris, il sera unique, et mêlera la noir et le vert. Avec un cadre vert, naturellement. La nouvelle Z H2 SE est proposée à partir de 21700 francs.

Photos: DR
Source comm. Kawasaki

Article mis à jour le 15 janvier 2021 à 13:50

Auteur

Jérôme Ducret

Jérôme Ducret

Journaliste - 52 ans, 1m70, 80 kg - habite à Lausanne - marié, deux enfants. Aime les Italiennes et les Anglaises (les motos, bien sûr), mais n'est pas sectaire. A l'aise dans les ronds-points et les petites routes, et s'est découvert récemment une passion pour l'Aventouring en tout-terrain.

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