Triumph se lance dans la moto électrique à l’anglaise
Propulsion électrique

Triumph se lance dans la moto électrique à l’anglaise

La marque britannique annonce un projet pilote sur deux ans avec comme partenaires Williams Advanced Engineering (bien connu en Formule 1), l’Université de Warwick et integral e-drive. Avec comme but de créer une moto mue par les électrons et qui « réponde aux attentes du marché ».

Une moto électrique à l’anglaise, pourquoi pas? C’est ce qui pourrait arriver d’ici à un peu plus de deux ans, à en croire le communiqué commun diffusé il y a de cela quelques jours par Triumph Motorcycles, Williams Advanced Engineering, Integral Powertrain Limited et l’Université de Warwick.

On ne parle bien sûr pas (encore) de moto électrique faisant partie de la gamme du constructeur anglais. Ce qui est dit, c’est que le projet va durer au moins deux ans et qu’il réunit les quatre acteurs cités ci-dessus.

Le projet a déjà un nom: TE-1. Comme Triumph et Electric? Williams Advanced Engineering, une branche du groupe Williams (celui qui est présent en Formule 1, notamment) possède une certaine expertise dans le domaine des batteries, des matériaux, de l’aérodynamique et de la thermodynamique.

Integral Powertrain est une petite entreprise qui a beaucoup grandi ces dernières années et emploie aujourd’hui plus de 175 personnes dans ses quartiers de Milton Keynes, au nord-ouest de Londres. Le spécialiste des moteurs électriques, c’est eux.

Enfin l’Université anglaise de Warwick est représentée par son WMG, une sorte de groupe de recherche plus ou moins appliquée qui fait le trait d’union entre la recherche en ingénierie et les applications notamment industrielles.

Triump Motorcycles, bien sûr, apporte son expertise dans la conception et la réalisation de motos, châssis, partie-cycles, etc. Et donnera les caractéristiques de base que devra posséder la future TE-1 en termes de maniabilité, de poids, d’autonomie, de vitesse, de puissance, d’autonomie etc. Probablement aussi de prix de vente. Comme le dit le PDG de Triumph Nick Bloor, la moto qui en résultera devra posséder « l’équilibre optimal entre maniabilité, performance et praticité » (traduction maison).

Le projet reçoit aussi un soutien politique et financier du gouvernement britannique, par le biais du programme Innovate UK, dont le but est de créer des techniques, des applications et des emplois au Royaume-Uni. Le département pour le Business, l’Energy, l’Industrial Strategy (BEIS) et l’Office for Low Emission Vehicles (OLEV, office de promotion des véhicules à basses émissions polluantes) sont impliqués. On ne donne pas de chiffres.

Le communiqué précise à toutes fins utiles que Triumph va continuer à produire des motos à moteur à combustion. Mais on voit depuis un peu moins d’une année que des marques importantes se lancent dans l’aventure de l’électrique (BMW Motorrad avec son gros scooter C Evolution, KTM avec ses Freeride E de tout-terrain, Honda avec des prototypes de CRF électrique, et bien sûr Harley-Davidson avec sa Livewire de série qui sort cet été). Alors qu’auparavant ce marché était occupé par des marques plus petites et très spécialisées, comme Zero (lire notre essai).

 

Photos: DR
Source comm. Triumph Motorcycles

Auteur

Jérôme Ducret

Jérôme Ducret

Journaliste - 51 ans, 1m70, 80 kg - habite à Lausanne - marié, deux enfants. Aime les Italiennes et les Anglaises (les motos, bien sûr), mais n'est pas sectaire. A l'aise dans les ronds-points et les petites routes.

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