Premières impressions sur le nouveau MP3 500 (2018) à Paris
Test Piaggio

Premières impressions sur le nouveau MP3 500 (2018) à Paris

Aggiornamento pour le top de gamme des scooters à trois roues inclinable, avec un moteur plus performant et plus souple, une meilleure protection contre le vent et les éléments… et une belle agilité pour un engin aussi lourd, toujours, dès que l’on dépasse les 5 km/h.

Le nouveau MP3 est très proche de l’ancien. Autrement dit, la version 2018 du célèbre trois-roues inclinable du constructeur italien Piaggio évolue par petites touches, comme nous avons pu le constater lors d’un essai d’une demi-journée dans les rues de Paris.

Piaggio a choisi Paris, encore une fois, pour cette présentation à la presse spécialisée internationale, parce que c’est là que le MP3 a vraiment percé et réalise ses meilleurs chiffres de vente en Europe. Et effectivement, on ne peut pas faire 500 mètres dans les rues de la capitale française sans rencontrer un tricycle italien, toutes versions, années, et modèles confondus.

La première chose qui frappe c’est la belle sonorité de l’échappement. Le pot ne se termine plus par une, mais par deux sorties. Et chez Piaggio, on a travaillé sur la bande-son. On perçoit plus clairement les trépidations graves du gros monocylindre (près de 500 centimètres cubes) refroidi par liquide.

Puis on donne du gaz et l’on apprécie la souplesse de l’engin, qui semble encore un peu améliorée par rapport au MP3 500 2015 (nous n’avions pas eu l’occasion de tester la version Euro 4 dotée du moteur d’avant 2018). On évolue sur un filet de gaz en plein contrôle, ou l’on fait bondir le scooter dès que le feu tourne au vert, c’est comme on veut. Il ne peut bien sûr pas caler, du fait de la boîte automatique et de la transmission à courroie centrifuge avec variateur.

Nous n’avons pas emprunté l’autoroute durant ce tour de test à Paris. Tout juste avons-nous pu faire quelques pointes à presque 100 km/h – en toute discrétion. Piaggio nous annonce plus de chevaux (43 en pointe) et de couple sur toute la plage de régimes par rapport à la version précédente. Soit. Ce que l’on peut dire, c’est qu’il y en a bien assez en usage urbain. Et que c’est très facilement exploitable, sans qu’il faille faire trop grimper le moteur dans les tours. La poignée des gaz électronique est bien calibrée et son maniement est naturel, proche d’un accélérateur mécanique traditionnel.

nouveau MP3
Les MP3 500 à la queue-leu-leu, attendant pour la séance photo.

L’agilité est aussi au rendez-vous. Le MP 3 ne change pas de direction aussi rapidement qu’une Vespa ou qu’une moto sportive, mais il le fait sans effort et avec une grande fluidité. Il n’y a qu’à l’arrêt qu’il faut se méfier du poids du train avant double. Si on penche un peu trop à gauche ou à droite, parce que l’on n’a pas engagé le blocage latéral propre à Piaggio, on est entraîné par l’inertie et il faut vite poser pied pour empêcher la chute. Parce que, sur un MP3, on se targue de ne pas devoir poser les pieds par terre lorsque l’on s’arrête, en vertu dudit système de blocage.

Et lorsque l’on doit manoeuvrer sans le moteur, c’est faisable, mais il faut un peu de force, ou du moins un peu d’élan pour déplacer les quelque 260 kilos à sec du bestiau. Kilos qui disparaissent par contre dès que l’on roule, du fait de l’excellent équilibre du MP3 avec ses deux roues avant de 13 pouces et son train avant en quadrilatère déformable.

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Dans le trafic parisien.

Le freinage ne souffre d’aucune critique. Il est facilité dans cette nouvelle évolution par des commandes qui demandent encore moins d’effort. On doit exercer moins de force sur les leviers manuels pour faire ralentir la machine. Le frein à pédale, présent pour des raisons d’homologation (obligatoire si l’on veut pouvoir conduire un MP3 avec un permis de voiture), est toujours assez mal placé sur la platine repose-pied de droite, et il est assez spongieux. De toute façon, en Suisse, le permis voiture ne suffit pas. Il faut un permis moto.

Côté suspensions, les pavés mal plats sont bien absorbés. Et à l’arrière cela ne tape pas. Ou très peu. On peut régler la précharge des deux amortisseurs bi-tube (à gaz dans la sous-version Sport plus chère) avec un outil, présent dans la trousse à outils sous la selle.

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Notez le petit GPS, au milieu du guidon.

En parlant de selle, elle est toujours aussi vaste. Deux casques et quelques babioles, c’est ce qu’on peut y ranger. Ou un ordinateur et d’autres objets.

Enfin le pare-brise est tout nouveau. Il est nettement plus aérodynamique et protège bien (c’était déjà le cas) tout en éliminant efficacement les turbulences (c’était moins le cas). Et cerise sur le gâteau, la sous-version Business du MP3 500 est équipée de série d’un petit navigateur GPS urbain de TomTom, le Vio.

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Le MP 3 500 2018 en sous-version Sport.

Le Business sera disponible dès le mois d’octobre en Suisse, pour 10995 francs. Et le Sport est déjà là, un peu plus cher: 11095 francs.

 

Photos: JDU

Auteur

Jérôme Ducret

Jérôme Ducret

Journaliste - 51 ans, 1m70, 80 kg - habite à Lausanne - marié, deux enfants. Aime les Italiennes et les Anglaises (les motos, bien sûr), mais n'est pas sectaire. A l'aise dans les ronds-points et les petites routes.

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