Val d’Hérens et Dixence, pyramides et barrage
Au sud de Sion

Val d’Hérens et Dixence, pyramides et barrage

La balade qui suit est un grand classique en Valais. Elle peut vous occuper pour une journée, ou si vous êtes pressé une demi-journée, et cible Val d’Hérens et Dixence. Au départ de Sion, on peut l’effectuer dans le sens contraire aux aiguilles d’une montre, comme c’est indiqué ici (d’abord Hérémence, la Grande Dixence, puis le Val d’Hérens). Ou dans le même sens que les aiguilles d’une montre, en montant par la route de Nax.

Donc, en montant depuis Bramois (commune de Sion), on prend logiquement la route d’Evolène, dite aussi route d’Hérens. Elle offre deux ou trois jolis virages et de longues droites qui vous donnent un aperçu panoramique de la vallée du Rhône. Peu avant le « sommet », si l’on a besoin d’une première pause réflexion, il y a le Relais des Reines, qui a une belle terrasse et des vaches artificielles (si, si). Vous êtes alors sur le territoire de la commune de Vex, et vous avez déjà quitté le stress de la plaine.

Hérémence Dixence
La montée depuis Sion, en direction d’Evolène et de la Grande Dixence.

Dans le village de Vex, lorsque la route se remet à plat, ne loupez pas l’embranchement pour Hérémence et Dixence, à droite – entre le Café de l’Aigle (à droite) et le café-restaurant de la Place (à gauche). Sinon, vous continuez par la plus grande route en direction d’Euseigne, suivant le panneau indiquant Evolène et Arolla. Mais si vous tournez à droite, vous allez avoir la satisfaction de grimper de quelques centaines de mètres par des petits virages en épingle et, au sortir du village d’arriver sur une grande épingle à gauche qui vous laisse à nouveau savourer la vue sur l’autre versant (nord) de la vallée du Rhône. Tout est ici question de points de vue!

Hérémence Dixence
Une dernière épingle après le village de Vex…

Après ce virage, et la station-service Combustia, la montée se fait beaucoup plus graduelle, suivant simplement le coteau, jusqu’à Hérémence (le village, avec sa drôle d’église en style moderniste quasi cubiste), et Maîche. Vous aurez alors une nouvelle bifurcation à prendre à droite pour la Grande Dixence, au lieu de suivre la route principale menant à Evolène, sur la gauche et vers le bas. Il n’est pas rare sur le tronçon qui suit de se retrouver face à – ou derrière – un troupeau de bovins qui emprunte la route pour quelques centaines de mètres. Ou un car postal, véhicule qui peut vous causer lui aussi des sueurs froides en raison de sa taille et de la largeur des routes dans les virages sans visibilité.

On continue ensuite par le Val des Dix, où la vallée se desserre quelque peu, avant d’à nouveau converger vers le fond et vers le majestueux barrage de la Grande Dixence, qui date du tout début des années 1960′. Cet ouvrage d’art est un véritable monument. Composé de près de 6 millions de mètres cubes de béton, il fait office à la fois de réservoir d’énergie et de producteur. Le lac artificiel dit des Dix, qui vient butter contre le barrage, recueille les eaux de toute une série de captage dans les montagnes environnantes, et notamment d’un autre lac, celui de Cleuson. La hauteur du grand barrage est de 285 m. On peut bien sûr atteindre le sommet, mais pas en moto (ni d’ailleurs en véhicule). Deux options: le petit téléphérique, qui coûte 10 frs pour un trajet aller-retour (adulte), ou la marche (comptez une petite demi-heure tout de même). Là-haut, à 2365 m, vous aurez devant vous une vue imprenable, à la fois sur le lac et les montagnes et sur la vallée des Dix, de la Dixence et même du Rhône au fond.

Grande Dixence
Ca, c’est du barrage!

Le dernier bout de route avant le bas du barrage est une partie de plaisir pour les motards et motardes possédant des machines agiles. C’est le royaume des lacets. Et le bon côté, c’est que vous allez les faire aussi en redescendant!

Grande Dixence
Qui est monté, descendra…

A ce stade, si la faim vous tenaille (et si vous ne vous êtes pas arrêté à l’hôtel-restaurant du Barrage (surnommé le Ritz!), vous pouvez soit vous arrêter au Pralong (dit aussi Val des Dix), soit, si l’aventure vous tente, aller un peu plus et monter à l’alpage du Mandelon. Un petit coin de paradis à un peu plus de 2000 mètres, au bout de la route en cul-de-sac qui y mène. Une buvette vous y propose des plats du coin.

Pour changer de vallée, soit on rebrousse chemin jusqu’à l’embranchement pour le val d’Hérens (Evolène), soit… on tente sa chance avec un bon GPS ou un solide sens de l’orientation en obliquant à gauche dans un virage à droite (c’est logique) au tout début de la route du Mandelon. Vous allez alors redescendre sur quelques kilomètres – c’est toujours logique – pour finir par rejoindre la route citée plus haut, dite route de Traverchire, qui mène à Euseigne.

Le village d’Euseigne, à flanc de montagne, est célèbre dans le monde entier pour ses « Pyramides ». Une formation géologique pour le moins curieuse et spectaculaire, qui n’est pas sans en rappeler d’autres visibles dans les Dolomites italiennes. Les Pyramides se trouvent en dessous du village, sur la route principale qui mène à Sion. Donc si vous arrivez par la route de Traverchire, il faudra descendre et prendre la route de Sion en direction du bas. Cela vaut de toute façon le détour.

Euseigne
Les Pyramides d’Euseigne, célèbres dans le monde entier.

Si vous avez encore un peu de temps, la balade peut se poursuivre en direction du val d’Hérens (à l’opposé de la direction pour Sion). Il faut traverser Euseigne, et continuer. Plusieurs chantiers peuvent vous arrêter plusieurs minutes, avec leurs feux. Ils ne devraient être que temporaires. Le val d’Hérens est nettement plus large que le Val des Dix. Et la commune d’Evolène est un haut lieu touristique toute l’année. Le vieux village d’Evolène, plein de charme, est traversé par une route à sens unique où les places de parc valent cher. Mais il y a plein de possibilités de faire une pause pour boire et/ou manger. En poursuivant sa route, on arrive aux Haudères, connus notamment pour leur excellent fromage, et l’on peut à ce point poursuivre en direction d’Arolla, au bout de la vallée, ou le village pentu et encore plus charmant de la Sage, sur la route de Ferpècle-Forclaz. Le restaurant Les Collines y est un poème à lui tout seul.

Evolène
Le vieux village d’Evolène.

Comme il faut bien retourner en plaine, nous suggérons de prendre la petite route montant à droite et menant à St Martin, quelques kilomètres après la fin du village d’Evolène. Elle vous assure un retour vers Sion différent et avec de jolis virages et villages: Liez, St Martin, Suen, Maze, et, si vous avez le temps, Vernamiège ou Nax. Les derniers lacets dans la vigne vous ramèneront pour finir dans l’agglomération sédunoise.

Photos: Mathias Deshusses

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