Nouveau – La Triumph Daytona 660 a droit à des suspensions améliorées pour 2026
La marque britannique revoit la plus sportive parmi ses tricylindres 660, avec une fourche désormais ajustable en compression et détente, le quickshifter de série et un embrayage assisté à glissement limité.
La Triumph Daytona 660 se présente en 2026 avec quelques améliorations du modèle, après un lancement en 2024 et la reprise d’un nom chargé d’histoire et de sportivité pour la marque britannique.
D’emblée, cette machine s’est présentée non comme une Supersport classique, mais plutôt comme une routière sportive, avec un carénage, des guidons bracelets et une position de conduite orientée vers l’avant (lire notre essai). Un peu comme une Honda CBR 650 R (lire notre test), ou comme un Kawasaki Ninja 650 (lire notre présentation), ou même une Suzuki GSX-S 8 R (lire notre test).
La différence vis-à-vis d’une Supersport? la puissance maximale du moteur tricylindre, qui se situe à 95 chevaux, et pas à plus de 100, la position de conduite moins extrême, plus pensée pour la route, et des suspensions plus basiques car peu ajustables. En ce sens-là, ce n’est pas exactement l’héritière de feu la Triumph Dayton 675.

La Daytona 660 est en fait une version carénée et avec une position de conduite différente du roadster Trident 660 et de la routière voyageuse Tiger Sport 660 (lire notre présentation des dernières évolutions de ces deux modèles). Le phare avant est aussi différent, sous le carénage.
Pour 2026, rien de changé côté moteur, mais ça bouge (si l’on peut dire) dans les suspensions. La Triumph Daytona 660 reçoit une fourche Showa SFF qui est à présent réglable, en compression et en détente. Précédemment, on pouvait seulement ajuster la précharge de l’amortisseur arrière.

Ce genre de modification peut faire une belle différence pour les pilotes qui pèsent un certain poids, ou quand l’on ose emmener ce genre de machine sur circuit.
Et à ce propos, Triumph claironne dans son communiqué que sa Daytona 660 a été non seulement utilisée par différents compétiteurs dans des championnats de vitesse nationaux en Europe, mais qu’elle y a connu de clairs succès. Attention, la catégorie dont il est question ici est quelque chose de nouveau. Elle s’appelle Sportbike, en Allemagne et en Italie, ou au Royaume-Uni, et cela correspond à des modèles presque sans modification par rapport à des motos utilisables sur route car homologuées.

Cette classe fait ses débuts en championnat mondial cette année, toujours sous le nom de Sportbike. Elle oppose des équipages sur des motos très diverses, avec par exemple des Yamaha R7, des Suzuki GSX-S 8R, la Kove 450 RR, des Kawasaki ZX-6R 636 ou des Honda CBR 600 RR… et un team de deux pilotes sur des Triumph Daytona 660.
C’est par le biais de la gestion électronique des moteurs et des limitations à la baisse ou à la hausse des poids des machines que les organisateurs de ces championnats s’assurent que tout le monde se présente avec des atouts équivalents, puisque d’origine les modèles concernés ont des puissances maximales et des cylindrées parfois très diverses.
Dans le cas de la Triumph Daytona 660, on parle de 95 chevaux à 11250 tr/min, pour un couple maxi de 69 Nm à 8250 tr/min, et un poids en ordre de marche de 201 kg.

Le modèle 2026 a encore droit à un nouvel embrayage, qui bénéficie du glissement limité et est assisté, à un quickshifter bidirectionnel de série et à des pneus plus sportifs, des Metzeler M9 RR, au lieu des Michelin Power 6 du modèle 2024 et 2025. Ah, et à une nouvelle pédale de frein, à la finition plus premium, selon Triumph.
Sinon toujours trois modes de pilotage allant avec l’accélérateur électronique, un ABS et un contrôle de traction qui ne sont pas sensibles à l’angle, un tableau de bord mixte LCD-TFT et la connectivité en option. Pas d’IMU, donc, même si celle-ci est apparue sur les Trident 660 et Tiger Sport 660 en 2025… et pas non plus de régulateur de vitesse.
Ce choix, car c’en est manifestement un de la part de Triumph, est peut-être fait pour limiter les coûts de construction et à l’achat. Triumph souligne en tout cas, comme pour les autres modèles 660, que la Daytona 660, en 2026 aussi, reste une moto économique dans son entretien, les services étant préconisés tous les 16000 km et le temps passé à l’atelier lors de ces services étant réduit au minimum.

On ajoute encore que le freinage fait appel à l’avant à deux disques mordus par des étriers radiaux à 4 pistons, que la selle vous place à 810 mm du sol mais qu’un option basse descend à 785 mm, et que le réservoir contient 14 litres d’essence.
La nouvelle Triumph Daytona 660 est disponible en Suisse dès le mois d’avril 2026, au prix de 10695 francs.

Trois coloris sont proposés en 2026: « Sapphire Black » (noir avec), ou, pour un petit surcoût, « Aluminium Silver » (argenté) et « Sapphire Black », avec es accents rouges. Egalement avec un surcoût, on a encore « Cosmic Yellow » (jaune) et « Sapphire Black ».
Pour info, le modèle 2025 est affiché à partir de 10295 francs.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le site suisse de Triumph, ou contacter nos partenaires de notre Annuaire des professionnels: Triumph Lausanne (Moto Evasion) à Crissier (VD), Arsenal Garage-Triumph Neuchâtel à Bevaix (NE) et Swiss Kustom Faktory-Triumph Valais à Granges (VS).




