Essai – La Kawasaki Z 650S 2026: légèreté et allégresse !

Publié le 24 mars 2026 par Phoukham Phothirath.

Photos: P. Phothirath et Kawasaki.

Test Kawasaki

Essai – La Kawasaki Z 650S 2026: légèreté et allégresse !

Kawasaki présente une évolution de l’un des best sellers de sa gamme, sous la forme d’une Z 650 S. « S » pour plus de Sport ou pour plus de Souplesse, de Sensations ou de Surprises? Nous sommes allés la tester dans les alentours de Girona, Espagne.

La Z 650 est un roadster de moyenne cylindrée, qui est une valeur sûre dans la gamme Kawasaki – un best seller. Dans cette catégorie toujours plus compétitive, le constructeur introduit pour 2026 la Z 650 S, une variante plus Sugomi, plus stylée, plus aggressive de la Z 650.

Nous avons pu tester cette nouvelle venue durant une pleine journée dans la région de Girona, sur la Costa Brava (Espagne), avec une question en tête: le plumage vaut-il le ramage ?

Girona, nous y re-revoilà! C’est à croire qu’on s’était donné rendez-vous dans six ans, (presque) même jour, et (presque) même heure et (presque) même moment. Et nous voilà, six ans plus tard (lire notre essai de 2020), au même endroit, dans les environs de Girona, pas loin de Barcelone.

Et l’on savoure les retrouvailles avec le chant, le grognement sympa, la chanson du bicylindre qui, lui, n’a pas changé…

Z 650S
Les 3 coloris disponibles en Suisse: un superbe noir et or que nous avons eu en essai (Metallic Matte Graphenesteel Gray and Metallic Flat Spark Black), un vert avec châssis noir (Candy Lime Green and Metallic Carbon Gray) ou tout noir (Ebony and Metallic Carbon Gray).

Pour 2026, Kawasaki renouvelle donc un de ses best sellers et la met à jour sous la forme d’une Z 650 S. Bien sûr, dans l’inconscient collectif motocycliste, rajouter un « S » à la nomenclature implique souvent d’avoir un petit « pluS », et souvent c’est pour plus de Sportivité, plus de Sensations, de Surprises voire d’excluSivité.

Nous allons voir ce qu’il en est exactement avec cette Z 650S. La Z 650 reste bien sûr au catalogue Kawasaki pour 2026 (lire notre présentation), et les deux modèles sont également disponibles en A2 (35 kW).

Z 650S
Les routes du littoral vers Sant Feliu de Guixols, Costa Brava. La falaise et les murs d’un côté, la Méditerranée et les criques en contre-bas. Et entre des barrières de sécurité non doublées – Juste ne pas se rater.

À propos de la Z 650, Kawasaki Suisse nous communique que près de 90% des ventes l’ont été en version bridée, et que 50% des acheteurs sont des femmes.

Vers plus de présence

L’aspect le plus remarquable est que la Z 650S possède plus de « présence » due aux divers empiècements de plastique tout autour du réservoir. Ainsi parée, la Z 650S semble plus imposante, plus valorisante, tout est restant une moto qui n’est pas intimidante. À l’échelle humaine donc. Bref, abordable.

Mais la Z 650S, c’est aussi la nouvelle signature visuelle qui pousse le concept sugomi encore plus loin, et plus spécialement avec cette nouvelle tête de fourche qui lui procure, je trouve personnellement, un petit côté obscur, un petit quelque chose d’assez « darthvadorien« .

Kawasaki
Le Sugomi à son meilleur ou comment ne pas discerner un petit air très « darthvadorien » dans ce regard. On entendrait presque un « Je suis ton pair, je suis ton compère » avant chaque virée…

La position a également été retravaillée, notamment au niveau du poste de pilotage. Ainsi le guidon est désormais 40 mm plus en avant, 10mm plus haut et 30 mm plus large. Mine de rien, cela change pas mal la prise en main de la moto.

A cela s’ajoutent des ajustements des autres points d’appui: la selle est plus horizontale et culmine plus haut (à 805 mm de hauteur au lieu de 790 mm, mais une option selle basse est aussi disponible). Même si les plus grands se sentiront toujours un peu à l’étroit, ceux d’un peu plus de 1,75 m ne seront plus tout cassés de partout au guidon de la Z 650S.

Z 650S
Comparaison des positions de conduites entre les Z 650 et Z 650 S. En parallèle, la largeur du guidon passe de 760 à 806mm.

La fourche débat sur 125 mm (non réglable) tandis que le combiné arrière (à position horizontale et réglable en précharge uniquement) procure 130 mm de débattement.

Le freinage est confié à deux pistons pinçant des disques de 300 mm à l’avant, contre un disque de 220 mm et simple piston. A noter que les disques en forme de pétale disparaissent sur cette version S.

Kawasaki Z
Le moteur reste inchangé, les disques gardent le même diamètre (300 mm) mais ne sont plus en forme de pétale. À noter la couleur or du cadre.

Le moteur reste quasi inchangé: c’est toujours ce vaillante bicylindre de 649 cm3 qui dispense ses 68 ch à 8000 tr/min et 64 Nm de couple à 6700 tours/min.

Autres points: avec un nouveau phare LED en trois parties, un nouvel écran TFT de 4,3 pouces mis à jour, un quickshifter up et une connectivité smartphone via l’application Rideology, la Z 650S entre dans l’ère moderne. On précise que la connectivité, qui n’inclut pas de système de guidage GPS, était déjà disponible sur le millésime 2025, qui arborait également un écran TFT, mais d’un design différent.

Kawasaki TFT
Un nouveau poste de pilotage, un nouvel écran TFT de 4,3 pouces couleurs et mis à jour.

Nos modèles d’essai étaient dans une livrée noire matte et or du plus bel effet et étaient équipés des accessoires suivants: un port USB qui a notamment permis d’alimenter un GPS pour le guidage lors du retour vers l’hôtel, une protection de réservoir et un shifter utilisable pour la montée des rapports uniquement.

Et quelles sensations en dynamique?

En tout et pour tout, j’ai passé 150 kilomètres au guidon de cette Z 650S.

Z 650S
Un twin toujours d’humeur (très bonne) égale voire allègre, tant en cruising sur les routes du littoral de la Costa Brava…

Le matin, après avoir attendu la dissipation du brouillard, c’était roulage en groupe jusqu’au spot photo, avec une superbe route du littoral qui serpente entre les falaises et la Méditerranée en contre-bas.

On a ainsi parcouru 75 kilomètres en un peu plus d’une heure et quart, et roulé à travers villes, villages, des départementales rapides et sinueuses à souhait, puis des routes secondaires plus étroites et plus serrées, et même un court passage sur l’autoroute. Ce dernier cas n’est pas la tasse de thé du roadster mais il s’en accommode plutôt bien, malgré la protection minimaliste qui est offerte.

Z 650S
… qu’en mode un peu plus dynamique, à l’attaque entre falaises et criques.

Puis, pour le reste du trajet, quand la route tourne, c’est là que le Z se révèle. Vif, relativement léger à balancer d’un virage à l’autre (190 kg tous pleins faits et un pneu arrière en 160), avec un moulin plein d’entrain à bas et moyens régimes et le tout servi par des suspensions souples et très avenantes, on arrive bien vite au spot en question. Le tout avec un petit grognement ou un léger martèlement bien sympathique pour les tympans.

Lors des traversées urbaines (évolutions urbaines dans lesquelles la Z 650S est très à son aise), il y a eu quelques feux rouges bien inopportuns… Qui ont été l’occasion pour nous (le serre-file et moi) de cravacher un peu afin de recoller au reste du groupe.

Z 650S
Prévisible, confortable, saine, agile, punchy – la Kawasaki Z 650 S est dans son élément quand ça commence à tournicoter.

Ce qui m’a aussi permis de cerner un peu mieux cette Z 650S, et ses réactions lorsqu’on la pousse un peu. Et elle s’est fort bien comportée, maniable, agile, avec un bon freinage, et avec un moteur qui relance bien, même quand on est une vitesse au-dessus.

Les suspensions ne se désunissent pas, même si elles sont calibrées plutôt pour la souplesse et le confort. La fourche, par exemple, ne plonge pas exagérément lors de gros freinages. Ledit freinage présente une attaque initiale assez franche, avec ensuite une puissance et une progressivité peu prises en défaut. Le frein arrière remplit aussi sa fonction pour aider à stabiliser l’équipage: le dosage est aisé, la puissance est là, même si l’ABS m’a juste semblé un poil sensible (peut-être aussi la monte pneumatique?).

L’agilité permet des bonnes corrections de trajectoires, notamment sur ces routes du littoral jonchées de cailloux, de branches de pins et autres « limaces » (bandes de goudron) qui sont tout autant de pièges. Et le quickshifter permet aussi d’apprécier l’expérience, même si son fonctionnement est plus fluide à partir des moyens régimes, le moteur lancé, tandis qu’il s’est révélé un peu rêche à plus bas régimes. La commande d’embrayage est très douce, soit dit en passant.

Z 650S
Confort de selle, de position et de suspensions, et sobre – une bonne base pour de longues virées.

Mon auguste  séant a ressenti quelques phénomènes vibratoires autour des 4500 tours/min. Oh rien de bien gênant en soi car cela disparait lors qu’on navigue au-delà des 5000 mais cela reste néanmoins notable.

Au terme de cette matinée assez dynamique et au tableau de bord (nouveau et bien lisible au demeurant), la consommation affichait un petit 4,8 l/100km.

Comme souvent avec les présentations presse chez Kawasaki, le retour se fait de façon autonome/indépendante/individuelle, l’occasion parfaite de rouler à son rythme et se concentrer sur les sensations que procure ce twin plein de peps. Et c’est avec un pincement au cœur que je suis revenu à l’hôtel pour rendre les clés: la Z 650S, mon robuste séant et moi, on aurait fait facilement 150 kilomètres de plus dans l’arrière-pays…

En conclusion

Vous l’aurez compris: au guidon de cette Z 650S, le plaisir est là, immédiat, mais sans jamais se sentir dépassé.

La Z 650 dans cette déclinaison S se fait donc oublier au profit des sensations, de l’expérience et de l’exploration.

Un restylage abouti, modernisé, valorisant et mature, avec plus de présence, du dynamisme, du peps, du confort et un peu plus de sportivité, la Z 650S coche toutes les cases et est un roadster bigrement attachant.

Z 650S
À l’aise en évolutions urbaines, la Z650 S l’est aussi lorsque l’horizon se dégage et que les routes se font serpentines. Seule l’autoroute nous rappelle que c’est un roadster…

Mais les roadsters mid size forment un créneau du marché où la concurrence est acharnée: dans cette classe toujours ultra-compétitive où les fourches s’inversent, les shifters montent et descendent, et où même les étriers deviennent radieux, euh radiaux, ces améliorations seront-elles suffisantes?

Comme pour la Z 650 standard, le succès sera au rendez-vous, sans aucun doute.

Coloris, accessoires, packs et tarifs

La Z 650S est disponible en trois couloris: un superbe noir et or que nous avons eu en essai (Metallic Matte Graphenesteel Gray et Metallic Flat Spark Black), vert châssis noir (Candy Lime Green and Metallic Carbon Gray) ou tout noir (Ebony and Metallic Carbon Gray), à 8100 francs.

Kawasaki Z
Le coloris-signature (Candy Lime Green and Metallic Carbon Gray) avec quelques accessoires/équipements qui vont bien: pot Akrapovič en titane, capot de selle, bulle plus haute, etc.

Deux packs complètent l’offre: l’édition Sport pour 550 frs de plus avec grand saute-vent, protection réservoir, film protecteur d’écran et capot de selle peint, et l’édition Performance qui y ajoute une ligne complète Akrapovič en titane qui fait gagner deux kilos à la moto mais vous déleste de 2200 francs.

De nombreux accessoires permettent d’équiper cette Z 650S à son goût ou à ses besoins: saute-vent plus haut, capot de selle, protections, bagages, etc.

Pour en savoir plus, vous pouvez vous renseigner sur le site officiel de Kawasaki suisse ou auprès de l’un de nos partenaires de l’Annuaire des pros: 100% 2-roues et K-Motos à Genève (pour le premier) et Carouge (pour le second), la Centrale du Deux Roues à Thônex (GE), Competition Park à Neuchâtel et Motopoint à Sion.

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