Salon du 2 Roues de Lyon – Une édition 2026 ambitieuse et des perles au détour des allées

Publié le 19 mars 2026 par Phoukham Phothirath.

Photos: P. Phothirath.

Grande messe

Salon du 2 Roues de Lyon – Une édition 2026 ambitieuse et des perles au détour des allées

L’édition 2026 du Salon du 2 Roues de Lyon s’est déroulée du 25 février au 1er mars 2026. L’événement est désormais incontournable au niveau européen, et il réussit le tour de force de pouvoir satisfaire à la fois les professionnels et les passionnés.

L’édition 2026 du Salon du 2 Roues de Lyon s’est déroulée du 25 février au 1er mars 2026. Ce salon est désormais incontournable au niveau européen, mais il ambitionne toujours de pouvoir satisfaire encore davantage les professionnels et les passionnés.

Pari gagné, cette année encore?

4 jours et demi d’exposition

Qu’on ne s’y trompe surtout pas, et l’affiche annonce de suite la couleur avec son cœur mécanique: le Salon du 2 Roues de Lyon est un salon professionnel et commercial certes, mais il reste avant tout un salon de passionnés. Et, cette année, ce fut pendant quatre jour et demi, dont 2 nocturnes jusqu’à 22h …

Après une belle édition 2025 (nos compte-rendus 1 et 2), l’édition 2026 se veut très ambitieuse, voulant combler à la fois les professionnels et les passionnés des 2 roues tout vouloir battre l’affluence record de 2025.

La Place des Lumières transformée en terrain de football – un match amical ou A2 entre Triumph Trident 660 et Yamaha MT-07. Avant de s’engager dans deux haies d’honneur formées par des réservoirs de motos historiques.

Le mercredi après-midi était réservé aux professionnels et à la presse. Puis l’accès au public a été ouvert dès le jeudi matin, et ensuite, un marathon de 4 jours.

Avec une belle entrée en matière: la Place des Lumières a été transformée en un terrain de football sur lequel on arbitrait la confrontation entre une équipe de Triumph Trident 660 et de Yamaha MT-07. Puis deux allées de réservoirs nous accueillaient (ceux provenant, entre autres, de Suzuki et de Kawasaki), avant de rentrer dans le vif du sujet.

Jeudi matin… le calme avant la grande foule dans les allées. Équipementiers, constructeurs, accessoiristes, voyagistes, petits artisans, sportifs, presque tout le monde a répondu présent.

Les grands acteurs du monde de la moto ont répondu présent (BMW, Ducati, Kawasaki, KTM, Honda, Piaggio, Suzuki, Triumph, Yamaha).

Mais aussi les constructeurs d’Asie (QJ Motor, Kove, Royal Enfield …), ceux qui renaissent de leurs cendres, comme Norton, ou ceux qui produisent des motos électriques (Zero, Stark).

Un « Konzept » à la sauce bavaroise, ou les lignes de la future évolution de la BMW S1000 RR…

Parmi les quelques points saillants, on note que BMW y présentait, comme à Milan (EICMA), un exercice de style préfigurant très certainement la future hypersportive S1000RR

Honda avait mis en exergue le roadster à moteur v3 « gavé » par un compresseur électrique. Là aussi, comme à Milan.

Cela fleure bon le Mondial Superbike – la Bimota-Kawasaki sur le stand Motul.

Au hasard des allées, on tombe sur des Bimota-Kawasaki de Superbike, des machines du dernier Dakar dans leur jus, et on en oublie

L’art de se perdre… pour trouver pépites, perles et trésors

Ainsi, si les travées principales sont occupées voire monopolisées par les constructeurs, experts en tribologie (fabricants de lubrifiants et pneumatiques), équipementiers (BIHR, Europa Parts, IXS, Alpinestars, les airbags, Five, etc), assureurs et autres accessoiristes, les allées secondaires sont peuplées de stands de passionnés. Et l’on trouve des perles au détour des allées, en se perdant volontairement ou au gré de nos pas.

Et toujours une belle collection de cuirs de pilotes qui ont animé les différents championnats.

Sinon, il y a aussi une magnifique rétrospective Dakar qui rend hommage à Thierry Sabine (décédé dans un accident d’hélicoptère lors du Dakar 1986 avec quatre autres victimes dont le chanteur Daniel Balavoine) – l’Héritage Sabine.

Un très bel hommage a été rendu à Thierry Sabine, le fondateur du rallye Paris-Dakar, et décédé en 1986.

Il y avait aussi les 70 ans de Yamaha, les 40 ans de la Suzuki GSX-R 1100, les 100 ans de Ducati, et les MV Agusta de compétition.

L’avis des clubs et la vie des animations

Les clubs de passionnés étaient présents en (sur)nombre: CB750, Kawasaki 750 Turbo, Mobylette, Ducati Club de France, Laverda Club, les 6 cylindres Honda (CBX), TZ Club, Voxan Club, V Max… Il y a eu pléthore de ces clubs de passionnés.

Entre la Place des Lumières et le coeur de l’expo, passage obligé par ces haies d’honneur formées par des réservoirs de motos illustres – ici les Kawasaki.

Et partout, absolument partout, des animations et des démos: de freestyle, de stunt, de trial vintage et moderne. Et des zones aménagées sur lesquels l’on peut tester des trails sur du terrain gentil. Sans oublier le Top Clef, une compétition de mécanique dans laquelle des apprentis s’affrontent dans une ambiance sérieuse et très compétitive.

Il y avait aussi des ventes aux enchères, ainsi qu’un immense marché de l’occasion. Il y a même eu une compétition de motocross indoor.

Et voici la magnifique RC213V-S de 2015, la machine de (petite) production qui se rapproche le plus d’une MotoGP (d’avant les ailerons et autres appendices aérodynamiques). On pourrait passer des heures à l’admirer, le diable ou les millisecondes étant dans les détails.

On ajoute à tout cela des simulateurs de pilotage répartis aux quatre coins du Salon.

Finish en beauté

Au moment de partir, comme un bouquet final, une des sorties nous fait passer par une merveilleuse expo de moteurs, qui meuvent tout ce qui roule et plane et émeuvent tout ce qui marche et bouge. L’autre allée de sortie nous amenait sur la fameuse Route 66.

Millésimé, hors d’âge – des perles à chaque stand, à chaque recoin des allées et venues du visiteur.

En bref, c’est un pari gagné cette année encore. C’est toujours un très beau Salon, très bien garni, très bien achalandé, et qui satisfait les professionnels tout en faisant plaisir aux passionnés.

Même s’il y a beaucoup plus de nouveautés présentées et aussi plus de buzz à l’EICMA, même s’il y a le must que représente l’Alpe Aventure Festival à Barcelonnette (en Ubaye) pour les voyagistes, le S2R est un salon  incontournable su rla scène européenne.

En gagnant une des deux sorties, on traverse cette exposition de moteurs – d’avions, de voitures et bien sûr de motos. Il y avait ce v4 de la Honda NR750, avec ses 32 soupapes et ses pistons elliptiques (« ovales »)…

Nous vous recommandons donc d’y faire un saut lors de la prochain eédition, le temps d’une journée ou d’un long weekend dans la Capitale des Gaules. A un détail près: éviter, si possible, la fourmilière du week-end!

Grosse affluence et record battu

Les organisateurs du Salon du 2 Roues de Lyon viennent de communiquer les chiffres de fréquentation et, sans surprise, le record d’affluence de 2025 est battu. En effet, le S2R a accueilli 187500 visiteurs durant quatre jours.

Ce nouveau record de fréquentation confirme bien l’enthousiasme du public pour cet événement devenu une référence européenne. C’est une progression de plus de 8,5% par rapport à l’édition 2025.

On retrouvait une des Kawasaki du team suisse Bolliger dans les stands Bihr, avec des démonstrations d’arrêts au stand.

Le samedi a particulièrement illustré cet engouement avec près de 70000 visiteurs présents dans les allées du Salon, établissant une journée record pour l’événement. Désormais, vous avez quelles journées à cibler si vous souhaiter des gros bains de foule.

Côté professionnels et médias, l’ouverture anticipée du mercredi a rencontré un accueil très favorable. Cette nouvelle formule fait suite aux critiques formulées en 2025 et, au total, 3000 visiteurs professionnels ont été accueillis entre le mercredi et le jeudi.

Les 40 ans de la Suzuki GSX-R 1100, et ce fut dignement fêté ! Avec des machines d’usine dans les stands du Spirit of First GSX-R et du Suzuki Endurance Racing Team (SERT) qui se faisaient face.

L’ensemble de ces chiffres font donc du S2R de Lyon la seconde manifestation européenne après l’EICMA (Milan) et fait que cette exposition est un événement recherché par les exposants.

La 34ème édition du S2R se déroulera du 11 au 14 février 2027. A vos agendas!

Coups de cœur

Tout d’abord, le coin des voyagistes. Arrivé ici, c’est déjà (re)partir en voyage. Au Népal, en Mongolie, en Asie du Sud-Est (mon projet), dans l’Atlas, au Maroc. L’occasion de retrouver (déjà) ailleurs.

Selon notre partenaire Atlas Moto Tour, l’affluence record du Salon permet d’élargir la clientèle, et d’augmenter la visibilité de l’activité au-delà des confins helvétiques. « Visibilité et fréquentation« , les deux mots-clés qui nous ont été soufflés, ce pour quoi ils sont là. Pour eux, deux voyages au Maroc affichent d’ores et déjà complets. Ici entamer la moindre discussion avec les voyagistes comme Atlas Moto Tour ou encore 3E Mototrips, c’est (déjà) partir un peu!

Parmi les « voyagistes », il y avait des représentants helvétiques, dont les Genevois d’Atlas Moto Tour (ici) et les Vaudois de 3E Mototrips.

Un autre coup de cœur concerne une expo de VTT de descente et de 4X (four cross) qui montrent des monuments de la discipline, depuis les débuts jusqu’aux prototypes actuels bardés de débattements et de technologies.

De voir cette évolution de la pratique au fil des années, et les avancées technologiques, de l’avoir connue et accompagnée ne nous rajeunit pas. Mais vraiment pas.

Il y a avait des démos à l’extérieurs, dont du stunt et du freestyle, entre autres. Le clou du spectacle a été un backflip monumental en Yamaha Ténéré 700 par Jérémy Rouanet!

Enfin, comment ne pas être scotché par cette pirouette à 10 mètres du sol. Comment ne pas avoir les yeux écarquillés et l’air incrédule? La Ténéré 700, on la connaît. Même bien. Et plutôt sur les chemin et dans les dunes, comme lors du dernier rallye Addax.

Mais en backflip, avec une rotation impeccable et une réception parfaite? Merci à Jérémy Rouanet pour la prouesse de ce petit aparté d’apesanteur.

Un stand Ducati Club de France absolument somptueux, avec des machines historiques et d’exception.

Le dernier coup de cœur est pour « ces motos qui ont marqué l’histoire de la marque », by Honda France. Il y avait, entre autres, la RC213V-S de 2015, à la NR750 (v4 aux 32 soupapes et pistons elliptiques) sans oublier la RC30 qui a bercé mes années 90, ni la RC51 (le vtwin de feu conçu pour contrer les Ducati en Superbike).

Une brève histoire du temps, belle, marquante, sublime.

 

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