Nouveau – La Ducati Superleggera V4 Centenario, chaque gramme compte pour la performance
La Superleggera V4 Centenario a été dévoilée en plein milieu de la nuit (du moins à l’heure européenne) un vendredi. Une nouvelle Superleggera, chez Ducati, c’est toujours un événement, mais la marque italienne ne tient pas à tout prix à faire les grands titres avec.
Il faut dire que ce modèle très spécial se mérite et offre son pesant d’exclusivité. Il n’y en aura que 500 dans le monde, et le prix commence à 137000 francs. C’est même 209000 francs pour la variante « Tricolore » qui ajoute les couleurs du drapeau italien et ne sera disponible qu’é 100 exemplaires.
On revient un peu en arrière dans le temps. La première Superleggera date de 2013, c’était la Superleggera 1199, avec un moteur V2 et un châssis en magnésium. On précise pour ceux et celles qui n’auraient pas compris que le nom signifie ultra-légère. Puis est arrivée en 2016 la Superleggera 1299, avec un châssis en carbone. Et, en 2020, la Superleggera V4, avec le moteur V4 de la Panigale V4, toute une série d’appendices aérodynamiques et des roues en carbone (lire notre rencontre intimiste avec ce modèle).
Aujourd’hui, un nouveau pas est franchi avec cette deuxième version de la Superleggera V4, avec Centenario comme ajout au nom du modèle. En raison du centième anniversaire de la création de Ducati, bien sûr, mais aussi parce que les ingénieurs de Borgo Panigale sont allés encore plus loin dans la recherche de la légèreté et de la performance.

Et ça commence par le moteur, comme il se doit. La précédente version utilisait le Desmosedici Stradale 998 de la Panigale V4R, la machine homologuée pour la route qui permet au constructeur d’être présent dans le championnat mondial Superbike. Avec quelques ajouts qui faisaient grimper les chevaux jusqu’à 234 équidés en configuration racing.
La nouvelle adopte un V4 de plus grosse cylindrée. Coïncidence, il s’agit de 1103 cm3, exactement le même chiffre que sur les Panigale V4 « normales », non homologuées pour la course. Mais la ressemblance s’arrête là, car ce nouvel engin, baptisé Desmosedici (pour ses seize soupapes) Stradale R 1100, délivre la bagatelle de 228 chevaux en version route, et bien 247 une fois préparé circuit, échappement spécial et huile dédiée compris!
Ce résultat faraboleux (et tant pis si ce mot n’existe pas), qui en fait tout simplement la Ducati la plus puissance jamais produite en série, vient de composants internes plus résistants et avec moins d’inertie de rotation, par le biais notamment de pièces en titane. Il y a aussi des mensurations autorisant une plus grande peformance, notamment les diamètres des soupapes. Et au final le V4 grimpe plus vite dans les tours que l’équivalent sur la Panigale V4 ou sur la Panigale V4R, il va plus loin en régimes, et il offre plus de couple que le moulin de la V4R.
Il va de soi que l’embrayage est à sec, la norme sur une moto de course qui se respecte.
Le cadre, le bras oscillant, les carénages et les roues sont en carbone, affirme Ducati. Et à présent les fourreaux de la fourche inversée à l’avant le sont aussi, ce qui fait gagner encore quelques grammes sur la balance.

Et pour la première fois sur une Ducati, les deux disques de frein avant ne sont plus en métal, mais en composé carbone-céramique. Et de plus grand diamètre (340 mm) que sur la V4R, sans pour autant être plus lourds – et avec une répartition des masses différentes. Cela fait perdre en inertie, et cela renforce l’endurance et la constance du freinage. Toujours selon Ducati.
A ces disques, on ajoute de nouveau étriers Brembo GP4-HY, taillés dans une masse d’aluminium, monoblocs à 4 pistons radiaux, avec des pistons de 30 et 34 mm. Le top de ce que l’on peut trouver actuellement pour une sportive, qui plus est nantis de rainures facilitant le refroidissement. Ces pistons ont également un système anti-drag qui libère complètement et très rapidement le disque lorsque l’on relâche le levier de frein. Cela donne plus de « douceur » dans les commandes de freinage en entrée de virage, explique le communiqué de Ducati.
Ces modifications du train avant permettent non seulement un gain de poids, cela fait baisser la quantité de masse suspendue, et donc aussi l’inertie. Devrait en résulter une Superleggera V4 plus réactive et plus agile à l’avant que la Panigale V4 R, et de même, mais dans une plus grande proportion encore, que les Panigale V4 et V4S.

La chaîne DID est aussi très légère, bien que très résistante, qui est la même que celle que les team Ducati emploie en Superbike.
En additionnant, on arrive à 173 kg déclarés sans le carburant, mais avec tous les autres fluides. Et même 167 avec le kit racing. Attention toutefois à ne pas tirer de comparaison hâtive avec la précédente Superleggera V4, dont le poids était donné à sec (sans l’essence) ou en ordre de marche (avec 90% de plein du réservoir).
Ce que l’on peut comparer, c’est l’aérodynamisme. La nouvelle Superleggera V4 a moins d’appendices: deux ailettes relativement discrètes à l’avant, des « sidepods » sur les côtés en bas, et c’est en gros tout. Elle reprend en fait les formes de la Panigale V4R de dernière génération, qui à son tour s’inspire très fortement de la moto utilisée par Ducati en championnat mondial de Superbike (à moins que ce ne soit l’inverse).
En plus d’un moteur très racing mais de plus grande cylindrée que celui de la R, la Superleggera V4 Centenario utilise la boîte de dernière génération de la V4R, avec le point mort sous la première et un système empêchant tout faux point mort entre les rapports.

L’électronique est celle de la V4R avec ses algorythmes « DVO », qui simulent la présence d’un grand nombre de capteurs en maximisant les possibilités offertes par la centrale de mesures inertielles, mais sur cette nouvelle Supeleggera, ces algorythmes DVO sont encore affinés, et pour la première fois ils sont également appliqués au contrôle de frein moteur.
Cette machine est livrée dans une caisse en bois spécifique, avec un certificat d’authenticité, un numéro unique gravé sur l acolonne de direction, deux béquilles et un tapis de paddock, et une housse spéciale.
Le kit racing fournit en plus la ligne d’échappement, un bas de carénage, une protection de bras oscillant, un couvercle d’alternateur ajouré un bouchon de réservoir taillé dans la masse, tout cela en fibre de carbone. Et bien sûr de quoi facilement enlever les rétroviseurs et les remplacer par une autre pièce, et de même pour le porte-plaque.

Ceux ou celles qui achèteront cette moto auront encore la chance d’ajouter un casque et des vêtements de protection dédiés. Le spremières livraison sont attendues, officieusement, pour le mois de novembre 2026.
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le site suisse de Ducati, ou contacter nos partenaires de notre Annuaire suisse des pros de la moto: Ares Motors à Echandens (VD), Ducati Genève à Vernier, Compétition Park à Neuchâtel, hostettler moto à Sion (VS) ou Motos Vionnet à Sâles (FR).




