Le constructeur chinois QJ Motor attaque le marché suisse avec une brochette de modèles nouveaux et récents

Publié le 24 février 2026 par Jérôme Ducret.

Photos: DR.

Nouveautés 2026

Le constructeur chinois QJ Motor attaque le marché suisse avec une brochette de modèles nouveaux et récents

Une nouvelle marque fait son apparition sur le marché suisse. Qianjiang Motorcycle, alias QJ Motor, offre des motos au rapport prix-qualité-performances intéressant: sportives, roadster, trails, cruiser, 125, il y a en a pour tous les goûts. Et même une petite sportive 400 4-cylindres, la SRK 421 RR.

Le nom QJ Motor fait partie de toute une série de noms de marques venues de Chine et qui débarquent depuis peu sur le marché européen, et suisse en particulier. On peut citer aussi CFMOTO ou Zontes. Cela fait un peu moins d’une année que la première s’est trouvé un importateur en Suisse, qui n’est autre que Fun-Car à Bevaix, la société soeur du distributeur d’équipements motos ZZ-Racing (Scorpion, Ixon…).

Dans le cas de QJ Motor, on a affaire à un poids lourd de l’industrie chinoise. Les initiales sont le raccourci pour QianJiang Motorcycle, un constructeur basé à Wenling City (Taizhou), dans la province du Zhejiang. Il s’agit de l’une des compagnies faisant partie du géant automobile chinois Geely – qui contrôle notamment Polestar et Volvo.

On ajoute encore que Qianjiang Motorcycle est le fournisseur des moteurs des motos italo-chinoises Benelli, et que QJ Motor, créé en 1985, déclare être le numéro un en Chine pour le segment des 250 cm3 et plus de 250 cm3 depuis 11 ans (2012-2023), évoquant sans donner de chiffre les données de ventes domestiques de la République populaire de Chine).

QJ Motor SRK RR
La sportive QJ Motor SRK 921 RR est une 4-cylindres de 921 cm3.

On apprend par contre que la marque produit 1,2 million d’unité et 2 millions de moteurs par an dans l’usine située à 500 km de Shanghai.

Comme la plupart des autres marques chinoises, QJ Motor se distingue par le prix de ses motos (et scooters), qui les place très favorablement sur les marchés suisse et européen. Mais aussi par la qualité de ses produits, conçus pour la plupart avec en tête des clientèles de marchés premium. Et en cela, l’approche est identique à celles des concurrents CFMOTO et Zontes.

Le marché helvétique est approvisionné par le distributeur français, la SIMA. Et Thierry Guizzardi, le patron de Fun-Car, a mis en place un réseau d’une vingtaine de concessionnaires sur l’ensemble du pays, avec en Suisse romande notamment dans le canton de Vaud SP Racing Team à Moudon (société soeur du Centre Pédagogique Romand de Pilotage, le CPRP), ou Moto Lignon dans le canton de Genève.

QJ Motor SRK 921
La version sans carénage, la SRK 921, nouvelle pour 2026.

Si les disponibilités de l’ensemble de la gamme étaient un peu réduite lors de la première année de présence en Suisse, pour 2026, Fun-Car a sélectionné une palette plus complète qui inclut les dernières nouveautés et va des 125 et des scooters aux sportives 4-cylindres de près de 1000 cm3.

On a en particulier une sportive 4-cylindres d’un peu plus de 900 cm3, la SRK 921 RR, et, nouveauté pour 2026, l’équivalent en roadster non caréné, la SRK 921. La première est à 13490 francs, le second à 10390 francs.

Le moteur refroidi par liquide de la SRK 921 délivre près de 128 chevaux, atteints à 10000 tr/min, et bien 93 Nm de couple, à 8000 révolutions. La puissance est légèrement supérieure (près de 130 chevaux) pour la SRK 921 RR carénée, qui arbore aussi deux fois quatre sorties d’échappement remontant vers le ciel.

SRK 921 QJ
Les sorties d’échappement de la SRK 921.

La partie-cycle est de qualité: suspensions réglables, dont un amortisseur à bonbonne séparée, avec compression réglable à haute et à basse vitesse, plus un amortisseur de direction et deux disques de frein avant mordus par des étriers Brembo Stylema.

Le poids à « vide » (on suppose sans le carburant) est tout de même de 204 kilos pour le roadster. Cela s’explique peut-être par le cadre principal en acier.

SRK 921 QJ
Un tableau de bord moderne. Et des suspensions réglables.

Les SRK ont droit à un accélérateur électronique, qui va de pair avec trois modes de pilotage, un ABS (légalement obligatoire), un contrôle de traction, un régulateur de vitesse ajustable et un quickshifter bidirectionnel. Il y a même un Launch Control! Pas d’IMU, par contre, donc pas d’ABS de virage.

L’interface est digitale, via un tableau de bord TFT en couleurs, et un module de connectivité Bluetooth pour dialoguer avec les smartphones. Et bien sûr tous les phares sont à LED, et on a une prise USB-C et une autre USB-A.

QJ SRK 421 RR
La « petite » SRK 421 RR, elle aussi à 4 cylindres!

Egalement nouvelle pour 2026, une petite sportive fait son apparition, la SRK 421 RR. Etonnamment, c’est une quadricylindre elle aussi: moteur liquide de 421 cm3, développant 77,5 chevaux à 14000 tr/min. Si 4a vous rappelle une moto de couleur verte, ce n’est pas tout à fait un hasard. Mais ici la QJ Motor, qui est bridable à 35 kW, est affichée à seulement 5990 francs.

Elle est livrée avec des suspensions réglables, un frein avant à deux disques et étriers radiaux à 4 pistons, deux modes de pilotage, un contrôle de traction (en plus de l’ABS), la connectivité (sans plus de précision), un écran TFT et deux prises de recharge USB.

Côté trails, QJ Motor fait un grand pas en avant au niveau du design avec une série de maxi-trails de voyage typés offroad, de la 125 à la 800. Ils répondent aux doux noms de SRT: SRT 125 DX, SRT 450 RX et SRT 800 RX.

QJ SRT 450 trail
La nouvelle SRT 450 RX.

La 125 a un petit air d’Africa Twin miniature, avec ses deux phares ronds à LED et sa face avant arrondie. Une roue avant de 21 pouces, des jantes à rayons, des pneus mixtes et des débattements de suspensions qui ont l’air généreux (le constructeur ne donne pas d’indication chiffrée) en font un vrai trail.

Le moteur mononcylindre quadrisoupape refroidi par liquide est capable de grimper jusqu’à pile 15 chevaux (à 9500 tr/min), la limite légale pour la catégorie. Son couple maxi est de 12,5 Nm, à 6000 tr/min, pour un poids à vide de 116 kg. Et oui, on a un TFT et la connectivité. Et le prix annoncé en Suisse est de 3990 francs!

Le 450 RX (6490 francs) adopte pour sa part un bicylindre en ligne de 450 cm3, dont la puissance maximale coïncide avec la limite admise pour le permis A limité, à savoir 47,5 chevaux – à 9500 tr/min. Le couple de pointe est déclaré à 41 Nm, atteints à 8000 tr/min. Pour un poids en ordre de marche de 174 kilos.

SRT 450 RX

Elle n’est pas sas rappeler une certaine concurrente chinoise elle aussi, grand garde-boue haut à l’avant en plus. Contrôle de traction, deux modes de pilotage et connectivité sont à bord. Il y a aussi des protège-mains et un sabot moteur de série. Plus des roues à rayons de 21 et 18 pouces (comme la 125). Un seul disque de frein avant est installé,

Dernières précision: la selle de cette 450 culmine à 835 mm du sol, le réservoir d’essence contient 18 litres, la fourche inversée (Marzocchi) et l’amortisseur sont réglables (on ne sait pas en quoi).

SRT 450 RX

La 800 RX (bicylindre en ligne de 799 cm3) adopte exactement le même design, avec le garde-boue haut, les mêmes dimensions et type de roues, une selle juste 5 mm plus basse, des protège-mains et un sabot moteur d’origine…

Le freinage est plus costaud, avec deux disques et des étriers radiaux à 4 pistons, et pour le reste, fourche inversée et amortisseur sont églables. La machine est plus lourde que sa petite soeur, à 198 kg (avec les pleins). Il faut préciser qu’elle emporte un peu plus de carburant (21 litres).

Il y a aussi plus d’électronique que sur la 450: trois modes de pilotage au lieu de deux, contrôle de traction et ABS, plus encore régulateur de vitesse, quickshifter bidirectionnel et Launch Control. N’oublions pas le TFT, la connectivité et les deux prises USB. Tout cela à 8990 francs.

SRT 800 RX QJ
La grande soeur SRT 800 RX.

Dernière nouveauté marquante de la marque chinoise: un cruiser à moteur V2 (liquide), la SRV 600 V2, à 6690 francs, avec une transmission finale par courroie et une selle relativement basse (705 mm du sol). QJ Motor le qualifie de « Street Cruiser », sans doute par sa cylindrée (550 cm3) et son adéquation au permis A2 – pile 47,5 chevaux en pointe, atteints à 6500 tr/min.

Le couple maximal, 53 Nm, se trouve au même régime. Le freinage est moins performant que les sportives et les roadster, avec un seul disque à l’avant. Les suspensions ne semblent pas réglables, et la dotation électronique est plus modeste: pas de modes de pilotage, contrôle de traction, et connectivité. C’est tout.

SRV 600 QJ
La SRV 600 V2.

On précise qu’il existe aussi une SRK 125 RR (2690 francs) et une SRV 125 (3490 francs, toutes deux monocylindres). Il y a même une petite supermoto, baptisée COV 125, dont on ne connaît pas encore le prix suisse, ni les spécifications.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le site web de l’importateur suisse, Fun-Car, à Bevaix, ou vous adresser à nos partenaires dans notre Annuaire ActuMoto.ch des pros de la moto: SP Racing Team à Moudon (VD) et .

Source: comm. QJ Motor et Fun-Car
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