Essai – le Tour-X5 d’Arai, un vrai plus par rapport au Tour-X4
Nous avons pu tester la dernière version du casque adventure du fabricant japonais durant plusieurs milliers de kilomètres. Sur la route, sur autoroute, sur piste, dans une gravière…
Les casques Arai sont souvent présentés comme ce qui se fait de mieux en matière à la fois de qualité et de protection. Sur ces deux points, le Tour-X5, qui a remplacé le Tour-X4 dans la gamme de la marque japonaise, est conforme à cette réputation.
Comme son prédécesseur, c’est un heaume du genre « Adventure » et poly-usages. D’origine, il es tmuni à la fois d’une visière transparente et d’une casquette de type motocross au sommet du casque. Toutes deux peuvent être éloignées, sans qu’il soit besoin d’avoir recours à un outil.
On peut ainsi transformer le Tour-X5 en couvre-chef orienté touring, avec visière mais sans casquette, ou en protection faite pour le tout-terrain, en se passant de la visière – qui sera alors remplacée par des lunettes de type motocross – et en gardant la casquette… ou l’on peut conserver les deux appendices.

Sur ces points, le nouveau Tour-X5 offre les mêmes fonctionnalités que son prédécesseur. Ce qui est nouveau, selon Arai, c’est une visière qui donne un plus grand champ de vision, une casquette plus aérodynamique, un confort d’enfilage accru, une ventilation améliorée, un affinement des capacités du casque à glisser en cas d’impact (un plus niveau sécurité) et une plus grande facilité à démonter ou remonter les parties amovibles.
Il y a encore quelques petits détails qui ont été améliorés, comme plus de surfaces plates sur les côtés et des cavités mieux conçues à l’intérieur sur les oreilles, ce qui permet de mieux fixer un système de communication avec ses oreillettes.

Restait à savoir ce que cela donnait dans la vraie vie, sur la route, l’autoroute et le tout-terrain varié. Nous nous sommes donc lancés dans un test longue durée, durant deux ans. Et voici nos conclusions.
Les Arai sont souvent très confortables quand on les a enfilés, tout en enserrant bien les joues et le reste de la tête. C’est toujours le cas sur le Tour-X5. Il y a un peu plus de place au niveau du menton, et le casque semble un peu plus léger à porter et plus facile à manier. Pas que le Tour-X4 soit particulièrement lourd, notez bien.

Par grosses chaleurs, le système de ventilation est encore plus efficace que sur le modèle précédent. Arai a intégré sur la partie antérieure du sommet du casque une aération nouvelle qui fait passer l’air sous une « plaque » en forme d’ovale qui arbore en grand le logo de la marque. Et c’est très efficace.
C’est aussi plus pratique à manipuler que les petites ouvertures sur le bord de la visière du modèle précédent.

Il y a aussi une petite subtilité pour quand la différence de température entre l’intérieur et l’extérieur forme de la buée sur la visière. On on a à disposition deux petits leviers attachés à l’ouverture d’aération située sur le menton. Celui qui se trouve à l’intérieur dirige l’air soit sur les côtés, soit sur l’intérieur de la visière – et dans ce dernier cas, cela réduit la buée.
Il reste que ce casque est très ventilé, et ne sera pas idéal quand il fait froid et que l’on veut garder un peu de chaleur sous la calotte. Ce n’est pas non plus le champion de l’insonorisation, mais cela ne fait pas forcément partie de ce que l’on demande à un produit de type Adventure.
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Une amélioration sensible par rapport au Tour-X4 est la stabilité de la casquette à haute vitesse. Disons, à plus de 100 km/h. Elle ne se plie pas (plus), et elle génère peu de turbulences. Certains casques d’autres marques font encore mieux, mais c’est déjà largement suffisant. La casquette du Tour-X4 se pliait parfois à ces vitesses, selon la force et la direction du vent.
On a aussi l’impression que le champ visuel est plus large, ou tout au moins plus « naturel ». La visibilité est très bonne, meilleure que jusque là, que ce soit parce que la visière est plus grande ou parce que sa courbure est mieux étudiée.
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Quelques kilomètres avec ladite visière relevée et des lunettes de motocross sont possibles, ce qui laisse effectivement penser que l’ouverture pour la visière est un peu plus large que celle du Tour-X4, avec lequel ce genre d’exercice était délicat.
Mais le Tour-X5 est conçu pour que l’on puisse justement enlever la visière transparente. Et là, il n’y a pas photo, c’est devenu plus facile. Déjà le fait de dévisser les attaches latérales, parce qu’il n’y en a plus qu’une au lieu de deux. Et bien plus encore celui de les revisser une fois la visière mise de côté, pour arrimer la casquette. Et puis ces petites vis, qui étaient transparentes sur le X4, ne le sont plus, et donc si on les laisse tomber par mégarde, on les retrouvera plus facilement.
La fermeture de la jugulaire par une boucle en double D est ce qui se fait de plus sûr dans le monde du casque aujourd’hui. Arai n’a rien changé de ce côté-ci sur ce nouveau modèle.

C’est peut-être subjectif, mais il semble qu’il soit devenu plus facile de « cliquer » en place le bout de la lanière une fois que l’on a fait la double boucle pour fermer cette jugulaire. Le bouton semble un peu plus grand et on le manie mieux avec des gants.
Nous n’avons pas pu tester en cas de chute, et tant mieux, on dira. On sait de toutes façons que les Arai, de par leur forme, sont fait pour glisser au lieu de ricocher sur les surfaces dures. Et on sait aussi que leur coque est très résistante, et que les mousses intérieures, très élastiques, font office d’amortisseur de mouvement si l’on tombe, ce qui élimine une partie des torsions éventuelles génératrices de dommages au crâne et au reste de la tête.
Le revers de la médaille, et ça ne change pas avec ce Tour-X5, c’est que tous les petits appendices devant servir pour l’aération se cassent très (trop) facilement, même lors d’un tout petit choc. Arai veut éviter qu’ils provoquent un mouvement de rotation ou de ricochet lorsque l’on chute.
Dans la même philosophie: on n’a pas de visière interne abaissable qui fasse écran solaire. Le spécialiste japonais considère que ces pièces sont un risque supplémentaire… en cas de chute. Si le soleil incommode, il reste la possibilité de changer la visière pour un exemplaire plus foncé, dans les limites de la loi.

Nous avons installé un intercom Cardo sur ce casque. C’était là aussi plus facile que sur le modèle précédent, en particulier du fait des cavités déjà prêtes sur les oreilles pour glisser les oreillettes. Il reste que la surface disponible plate pour coller la partie externe de l’appareil est petite.
Ce modèle est disponible pour un prix variant entre 895 et 995 francs chez le distributeur suisse Bihr, dans les tailles S à XL. Et il y a des possibilités d’encore affiner le « fit » avec les différentes épaisseurs de mousses intérieures que propose Arai.
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le site d’Arai (site européen en français), celui de l’importateur suisse, Bihr, ou vous adresser à nos partenaires dans notre Annuaire ActuMoto des pros de la moto: MRPS Racing à Satigny et MotoGooDeal à Satigny également.

